Le calendrier des musiques et danses traditionnelles du département d’Alba: juillet

11 03 2013

En juillet, pendant le week-end le plus roche de la fête de Saint Elie (20 juillet) a lieu « la Foire du Mont G?ïna» (« Târgul de Fete de pe Muntele G?ina»). Le Mont Gaïna était autrefois l’occasion de rencontres. En général, lors du troisième dimanche de juillet, des familles installées dans des chariots, amenaient leurs filles, mais aussi leurs fils, avec l’espoir de les marier au cours de la foire qui y était organisée. Les unions étaient le plus souvent arrangées, mais les coups de foudre existaient également, se produisant lors des danses populaires où l’on faisait connaissance à l’abri du regard des parents. Depuis le début des années 80, la fête a perdu de son authenticité. Étalée sur deux jours, le samedi et le dimanche, elle accueille des attractions foraines et a pris une tournure commerciale avec des stands de marchands de vêtements, de chaussures, d’objets artisanaux. Le public campe dans les voitures ou sous la tente. Mais on y fait toujours des rencontres. La fête est quasiment continue, jour et nuit (musique traditionnelle, bals, orchestres, vedettes de la chanson).

Le festival de la moisson a lieu à Ampoi?a, chaque année, en juillet.

À Gârda de Sus, en juillet, a lieu la Foire de C?lineasa, un événement culturel-folklorique.

 




«?arin?» d’Abrud

18 02 2013

Les mineurs de la zone d’Abrud ont, peut-être, la plus raffinée danse en paires, nommée « ?arin?». Les pas de cette danse sont simples, on danse intégralement avec le buste, les épaules et la tête, non seulement avec les jambes. Le danseur saute dans des mouvements légers, ses genoux sont très élastiques. La tête est tenue comme elle regarderait au-dessus des choses, au-delà des riens quotidiens, la partenaire danse d’une finesse innée très féminine. Les pirouettes sont exécutées par les deux danseurs. La danse est accompagnée des vers criés, chantés ou récités. On connaît quelques variantes de cette danse : ?arina d’ Abrud, ?arina des Montagnes Apuseni, ?arina mocanilor, ?arina de G?ina,  ?arina de Bucium. Les dernières décennies, « ?arina» a beaucoup perdu de son élégance foncière qui peut être surprise chez les danseurs plus vieux, aux mariages qui se déroulent avec des fanfares sans un soutien mélodieux adéquat.




L’habit traditionnel populaire du département d’Alba

11 02 2013

En dépit de sa grande diversité, l’habit traditionnel populaire du département d’Alba bien que changeant en quelque sorte pour les différentes zone a un caractère assez unitaire. Les pièces composantes des ensembles vestimentaires traditionnels de femme et d’homme sont les chemises et les pièces habillant le corps de la taille en bas (jupe ou pantalon).

 Photo prise par Andreea Anghel, au Musée d’Alma?u-Mare

Les femmes portent une cotte,  un tablier et une  jupe en tissu de chanvre, lin ou coton et sur la tête une fanchon (« batic »), pièce de forme triangulaire en laine fine, noire ou en couleurs. La chemise de femme est froncée aux manches  et les motifs ornementaux sont placés sur les manches et sur le devant.  Son nom est en roumain « ie » ou « c?me?? ». Les manches sont froncées à l’aide d’un fil ou bordées avec une petite bande ou un volant (« fodori »). Le jupon (« poale »), fait de tissu de chanvre, lin ou coton, est froncé à la taille. Le tablier en laine (?or?, c?trin??) est orné de motifs décoratifs en couleurs variées. Le tablier et le jupon sont serrés autour de la taille par un cordon en laine de couleur (brâu). Les femmes  portent des chaussures traditionnelles roumaines appelées « opinci » en cuir, liés avec des lacets autour de la cheville. Les « opinci » sont portées avec des bas en laine et des « obiele » (morceaux en tissu de couleur blanche aux rayures rouges et bleues).  Quand il fait froid, les femmes portent « pieptare » (vestes brodées en cuir de mouton) et des « cojoace » (touloupes, manteaux en cuir de mouton).

Photo prise par Andreea Anghel, au Musée d’Alma?u-Mare

Les hommes portes des chemises en chanvre, lin ou coton, parfois décorées avec des rayures colorées.  La chemise est serrée autour de la taille par un cordon en cuir noir. Les pantalons à ou sans poches s’appellent « cioareci » (portés en hiver) ou « izmene » (collants blanc en tissu de chanvre, portés en été). En hiver, sous les « cioreci », les hommes portent des collants. Pendant la saison froide, les hommes s’habillent d’une veste en peau retournée de mouton et ils couvrent leur tête d’un bonnet simple, blanc ou noir, en  cuir d’agneau. En été, ils portent un chapeau noir. Les chaussures d’hommes s’appellent, comme celles des femmes,  « opinci ».