Coutumes liées à la naissance (I)

11 12 2012

Un rôle très importante dans les coutumes liées à la naissance est réservé à la « moa?a », une femme croyante et expérimentée qui doit officier tous les rituels de la naissance et du baptême. Ses conseils étaient rigoureusement respectés par  la femme enceinte et sa famille. Elle était récompensée pour ses service avec une poule, du fromage, des œufs, de la viande et très rarement avec de l’argent.

 « Moa?a » aidait la femme à apporter au monde son enfance. Elle était appelée dès que le travail (« durerile facerii ») commençait. Toute la famille attendait dans une chambre voisine l’arrivée du bébé,  en faisant des prières pour que la naissance soit facile. « Moa?a » coupait le cordon ombilical et faisait à l’enfant le premier bain. Le cordon ombilical et le placenta étaient enterrés dans un endroit ombrageux.

 Si le nouveau-né était garçon, on coupait son cordon ombilical sur une planche de bois de cornouiller mâle (cornus mas) pour qu’il devienne un homme fort. Si le bébé était une fille, l’eau du bain était plus chaude que celle du bain du garçon pour qu’elle devienne une femme passionnelle.

A Loman, « moa?a » levait en haut le nouveau-né, puis elle le mettait sur la table en disant « S? fie cinstit ca masa ?i frumos ca casa »/ « Qu’il soit honnête comme la table et beau comme la maison ».

Dans la région de Sebe?, l’eau utilisée pour le premier bain  devait être apportée d’un endroit où se rencontraient deux sources, après le lever et avant le coucher du soleil. On croyait que le l’eau utilisée pour le bain ne devait pas été jetée dans un endroit ensoleillé et les couches non-plus pour que le soleil ne sache pas que le nouveau-né n’était pas baptisé.  Excepté le premier bain, on mettait dans l’eau de la baignoire quelques gouttes d’eau apportée de l’église à l’Épiphanie (« ap? sfin?it? ».

Dans les Apuseni, on mettait une monnaie d’argent dans l’eau du premier bain pour que la vie de l’enfant et du futur adulte soit pure comme l’argent (« ca via?a lui s? r?mâie nep?tat? ca argintul »).

A Lup?a, la baignoire s’appelait « ?upa ». Avant d’être lavée, la fillette était enveloppée dans un grand fichu et portée aux icônes, puis on mettait sa main sur une fourche à filer, sur une machine à tissu, sur un morceau d’étoffe et une aiguille pour qu’elle maîtrise bien tous ces outils quand elle deviendra femme.  On mettait dans l’eau de son premier bain toute sortes de fleurs de lys (pour que la peau soit blanche), de coquelicot (pour qu’elle soit rubiconde) et de rose (pour que son corps sent bon), ainsi que du satin (pour la beauté des cheveux) et on lui donnait à boire du lait d’une clochette en argent pour que ses paroles soient douces et que les gens aiment l’écouter parler.

Si le bébé était un garçon, on lui mettait la main sur un char, sur une charrue, sur une hache, une fourche à foin et une  faucille. On lui donnait à boire du lait d’un corne de bœuf pour qu’il soit fort comme l’animal et on mettait dans l’eau du premier bain du bois de chêne (pour qu’il ait de la force), un fer à cheval (pour qu’il soit chanceux) et certains fleurs (comme dans la bain des filles).

Dans le village de Deal, après le bain, on pommadait le corps du bébé  avec de la graisse d’ours pour qu’il soit puissant et qu’il puisse résister à l’influences des fées qui décident le sort de l’homme.

A Sâncel, près de Blaj, pour que les forces maléfiques ne puissent pas s’approcher du nouveau-né, on mettait sous l’oreiller du berceau une croix, le livre de prière « Le rêve de la Saine Vierge » (« Visul Maicii Domnului ») et on lui attachait à la main un fil rouge pour qu’il soit protégé du mauvais œil.




L’importance des rites d’accueil et de l’accomplissent des gestes symboliques autour de l’enfant nouveau-né

14 10 2012

Autour de l’enfant nouveau-né, toutes les sociétés pratiquent des rites d’accueil et accomplissent des gestes symboliques qui ont des visées de protection, d’identification et d’incorporation dans le groupe.

Avec l’affaiblissement des pratiques religieuses et la diversification des modèles culturels — compte tenu aussi du petit nombre d’enfants par famille — les rites pour accueillir l’enfant se modifient mais ils se multiplient également autour du nouveau-né. On pourrait supposer que les parents de notre époque postmoderne, axée sur les décisions rationnelles, recourent désormais à d’autres rites d’accueil profanes. C’est plutôt l’étalement des baptêmes dans le temps et l’apparition d’autres occasions de fêter dans l’ensemble du processus de mise au monde qui s’affirme.

Pour qu’il y ait rituel, on s’accorde à dire qu’il doit y avoir une réunion de personnes et des pratiques de symbolisation, gestes ou paroles. Préparer la chambre de bébé, parfois un nouveau logis, choisir le prénom à partir de listes longuement examinées, suivre des cours prénataux font partie des rites de préparation des futurs parents, rites auxquels parfois d’autres membres de la famille sont associés.




Coutumes liées à la naissance (I)

9 10 2012

Un rôle très importante dans les coutumes liées à la naissance est réservé à la « moa?a », une femme croyante et expérimentée qui doit officier tous les rituels de la naissance et du baptême. Ses conseils étaient rigoureusement respectés par  la femme enceinte et sa famille. Elle était récompensée pour ses service avec une poule, du fromage, des œufs, de la viande et très rarement avec de l’argent.

 « Moa?a » aidait la femme à apporter au monde son enfance. Elle était appelée dès que le travail (« durerile facerii ») commençait. Toute la famille attendait dans une chambre voisine l’arrivée du bébé,  en faisant des prières pour que la naissance soit facile. « Moa?a » coupait le cordon ombilical et faisait à l’enfant le premier bain. Le cordon ombilical et le placenta étaient enterrés dans un endroit ombrageux.

 Si le nouveau-né était garçon, on coupait son cordon ombilical sur une planche de bois de cornouiller mâle (cornus mas) pour qu’il devienne un homme fort. Si le bébé était une fille, l’eau du bain était plus chaude que celle du bain du garçon pour qu’elle devienne une femme passionnelle.

A Loman, « moa?a » levait en haut le nouveau-né, puis elle le mettait sur la table en disant « S? fie cinstit ca masa ?i frumos ca casa »/ « Qu’il soit honnête comme la table et beau comme la maison ».