Objets rituels de noce dans le département d’Alba: « Ciub?rul » (le tonneau)

9 03 2013

Le parrain achète un tonneau nouveau qui sera décoré le samedi de noce, avec une serviette traditionnelle, du géranium et des fleurs naturelles. C’est dans ce « ciub?r » qu’on déposera des dons faits à la jeune famille : 2 assiettes, 2 cuillères, 2 fouchettes, 2 tasses, 2 mètres de drap et une grande brioche. Dans les deux anses du tonneau on accroche deux petites brioches et deux cierges. « Ciub?rul » est porté par deux filles et il est ouvert seulement au moment de la noce appelé « cinste », quand les invités font des dons en objet et/ou en argent. Ce tonneau a la fonction rituelle d’unir les deux jeunes, mais aussi d’intégrer la nouvelle famille dans la communauté. Après le moment des dons de noces, le tonneau est vidé et le jeune couple le remplit avec de l’eau de source avec laquelle les invités lavent leurs mains.   La  brioche sera rompue par  le marié et la mariée et il existe la croyance que celui qui obtiendra le morceau le plus grand sera celui qui aura le plus d’autorité dans la nouvelle famille.




La cérémonie de mariage : étapes, symboles, acteurs (III)

9 02 2013

Les plats de noce

Une semaine avant la noce, il y a toute une série de préparatifs : achat des boissons (du vin, de l’eau de vie) et des aliments, embauche des cuisinières appelées « colceri?e » ou « soc?ci?e ».

A P?nade et à Biia, les parents des futurs époux et les invités vont aider à la préparation des plats. Les femmes  apportent des poules, des oies et des œufs. Le samedi on sacrifie les porcs, les veaux et les poules dont la viande sera utilisée pour le festin.

Aux noces traditionnelles d’autrefois, les plats étaient très simples : soupe au poulet et nouilles, rôti de poulet, et du veau à la sauce tomates, les « mur?turi » (légumes – choux,  concombres – macérés  dans le sel, avec ou sans adjonction d’aromates). Vers le matin, on mangeait  les « sarmalé » (boules de viande  hachée avec du riz, assaisonnées et enroulées dans une feuille de choux aigre ou doux) et des brioches aux noix. L’eau de vie et le vin étaient les boissons fabriquées de façon artisanale et conservés le long des années pour un tel  événement.




La cérémonie de mariage : étapes, symboles, acteurs (I)

9 01 2013

La demande en mariage et les fiançailles (« pe?itul ?i logodna »)

Généralement, les noces sont organisées en automne, après les vendanges, ou en hiver, entre  l’Epiphanie et le commencent de la Carême, période dénommée « f??ang ».

Le mariage est précédé de la demande en mariage et les fiançailles (« pe?itul ?i logodna »). Demander l’accord des parents de la jeune fille était un moment incontournable. Il était interdit de le faire  pendant les périodes de jeûne et les jours de vendredi.

Le jeune homme allait chez les parents de la jeune fille accompagné par son meilleur ami, un cousin ou un oncle et quelques personnes de confiance et respectables du village. Dans les Apuseni on appelait ce groupe « sf?t ». Une fois arrivés à leur destination, le cortège commençait une discussion apparemment banale avec les parents de la jeune fille, ensuite quelqu’un du groupe d’invités racontait aux parents l’évolution des sentiments d’amour des deux jeunes et leur annonçait l’intention de se marier.

A Gârda, le futur marié apporte des gâteaux au fromage et une boisson appelé « crampa » (l’eau de vie bouillie avec du carvi et du sucre) pour célébrer l’accord des parents.

A Biia, ce sont les parents de la jeune fille qui offrent aux invités des gâteaux appelés « pancove » et de l’eau de vie.

A Loman il y a la tradition d’inviter un prêtre à cet événement ce qui signifie un engagement solennel devant Dieu.

S’il arrive que les parents ne soient pas d’accord, la fille va chez son futur mari et il y a une noce courte, sans invités et sans festin.

Dans la région des Seca?e la demande en mariage auprès des parents de la jeune fille s’appelait « datul mânii », «cerutul fetii » ou « tocmeala » (« don de  la main », « demande de la jeune fille » ou « négociation ».

C’est à cette occasion-là qu’on établit le moment ou les parents de la jeune fille iront « pe v?zute », « pe vedere », chez les parents du jeune homme. Dans certains villages (par exemple, à ?ard) seulement les hommes des deux familles participent à cette rencontre et négocient le mariage. Si les deux familles s’entendent, elles fixent la date de la noce. Dans les Apuseni les futurs époux reçoivent le surnom de « miroi ».