«La Transfiguration» – 06 août (« Schimbarea la fa?? »)

11 03 2013

Cette fête, appelée dans le peuple «Probejenia», fêtée le 6 août, est la fête du changement d’apparence corporelle de Jésus pendant quelques instants de sa vie terrestre, pour révéler sa nature divine à trois disciples, Petru, Ioan et Iacov, sur la montagne de Tabor.

Cet état physique, considéré comme miraculeux, est rapporté dans trois des quatre Évangiles. C’est la préfiguration de l’état corporel annoncé aux chrétiens pour leur propre résurrection.

Comme vieille coutume, ce jour-là sont apportées à l’église des offrandes de raisins. En certaines parties, ce jour-là, on organise dans les églises et les cimetières une commémoration générale des morts et surtout des héros morts pour la défense de la patrie.

Dans le calendrier populaire, le 6 août, quand on fête la Transfiguration, le monde commence à se transformer. La nature tourne son visage de l’été et attend soumise l’arrivée de l’automne. On dit que tout serpent qui n’est pas encore entré dans la terre doit être tué sur place, sinon, il se transforme en dragon.

On croit que ce jour-là, n’est pas bon de se disputer avec quelqu’un, mais plus que tout, ne pas être grondé par quelqu’un, parce que toute l’année sera la même situation. Ce jour-là sont récoltées de nombreuses plantes et des fruits pour la guérison des maladies. Les offrandes habituelles données pour les morts, appelées «Mo?ii Schimb?rii la Fa??» (les Vieillards de la Transfiguration), sont les raisins, le moût des raisins et les rayons de miel. (Maria-Ioana Haplea et Hora?iu-C?t?lin Varro)




?urca ou Capra (la Chèvre)

25 02 2013

Cest l’une des coutumes les plus répandues qui était pratiquée dans presque tous les villages. À mentionner  est la commune Straja, qui présente des particularités qui concernent le déroulement de la partie finale de la coutume, l’execution et l’enterrement de «?urca», le matin de la Nouvelle Année.

L’après-midi de 24 décembre, les «?urca?i» (les jeunes hommes) partent à chanter des noëls à travers le village. Un «?urca?» était habillé d’une touloupe en laine, ornée aux rubans multicolores, les pieds étaient formés de deux bâtons, la tête avait deux cornes de chèvre et un museau formée deux planches en bois, vêtues en cuir. Elle dansait, effrayait les enfants eu les autres peureux.

Le jour du Nouvel An, les chanteurs de noëls, en dansant avec «?urca», accompagnée par les jeunes hommes de groupe, les masqués («?iganii») et par les villageois, se dirigent vers la fontaine de la colline. ?urca y continue la danser, étant récompensée. Ce temps, les masqués partent à travers le village aux besaces pleines de cendre qu’ils jettent au-dessus des personnes rencontrées. Ensuite, vers 9 heures du soir, ils se rencontre de nouveau à la fontaine, en amusant le monde présent à l’execution de «?urca».

La cérémonie prend fin à l’aumône de «?urca» qui se déroule dans une athmosphère de grande tristesse. Elle est laissée à l’hôtesse encore deux ou trois jours, comme tout autre mort, puis, les mêmes jeunes hommes la déshabillent pour restituer les pièces de vêtements et les parures empruntées.




Les fêtes religieuses de l’hiver (I)

15 02 2013

Le Saint Nicolae (Saint Nicolas) qui est fêté le 6 décembre, vient avec barbe blanche comme l’hiver et apporte aux enfants des cadeaux. Les enfants nettoient leurs bottes, les déposent au seuil de la porte et attendent les cadeaux laissés dans les bottes.

Les coutumes spécifiques au Noël et au Nouvel An:

Chanter des noëls

Elle devient la plus brillante manifestation folklorique. La fête de la Naissance de Jésus et de la Nouvelle Année élargit la puissance de la parole, l’idée de renaissance de la nature et de l’homme, de fécondité et de fertilité. Les chercheurs de ce phénomène spirituel, Mircea Eliade, Ovidiu Bârlea, Mihai Coman, Octavian Buhociu, Ilie Moise soulignent le silence qui entoure le monde dans cette période de transition, car les forces de l’obscurité, esprits maléfiques, peuvent étrangler le bourgeon de nouvelle vie. Par les noëls, les gens évoquent le ciel et la naissance du monde, le réorganise après le vieux modèle cosmique, la tonalité principale étant le vœux, dans une athmosphère de lumière, aux moments de solennité et de mystère de la descente de Dieu et des Saints à la table du paysan, pour recevoir la nouvelle de la Naissance de Jéus. Les noëls étaient interpétés  par le groupe de jeunes hommes fortement et sans interruption, pour réveiller, par la parole, le monde à la vie, à la lumière, à l’harmonie.

Chanter des noëls est une coutume chrétienne aux Roumains et aux habitants du département d’Alba. Tout le monde y participe: le matin, les petits enfants s’en vont aux voisins, puis, les enfants plus grands et, vers le soir, les jeunes, après le minuit, les mariés et la nuit qui suit à la Naissance de Jésus, les vieux.

Dans le département d’Alba, les chanteurs de noëls sont seulement les hommes (enfants, adolescents, jeunes hommes, hommes mariés). Les jeunes filles, les femmes et les vieux accueillent les chanteurs de noëls. Parmi eux, le rôle principal revient aux groupes de  « C?lu?ari». Les enfants et les jeunes hommes (petits «c?lu?ari» et grands « c?lu?ari») se constituent en groupes une fois commencée la période du jeûne pour le Noël.  Ils établissent une hôtesse où ils se rencontrent périodiquement pour se préparer, pour apprendre les danses et les noëls de groupe. Leur danse est accompagnée de vers criés, des commandes pour l’exécution de certaines figures, de courtes formules aux sens moralisateurs ou érotiques, souvent spécifiques à la famille et aux membres de la famille. (Maria-Ioana Haplea et Andreea-Angela Ple?a)