Pour le département d’Alba, le milieu rural signifie culture, histoire, nature, homme, vie et avenir

18 04 2013

La nécessité des activités de formation professionnelle apparaît dans le contexte de l’augmentation de la compétitivité et de la diversification des produits et des activités en agriculture, de la modernisation du secteur agricole, des secteurs de commercialisation des produits agricoles, d’encouragement des affaires orientées vers le marché du travail, des besoins pour une large gamme d’aptitudes économiques et de management, mais aussi de la réalisation de l’objectif de la gestion durable des terrains et de la protection de l’environnement, l’application des technologies et des pratiques de l’énergie renouvelable.

Les activités de formation professionnelle, d’information et de diffusion des connaissances sont nécessaires, aussi, dans les zones défavorisées du point de vue naturel, là où la continuation des activités agricoles contribue considérablement au maintien de la viabilité de l’espace rural.

Les personnes licenciées du milieu minier ou d’autres secteurs industriels restructurés constituent un cas spécial et leurs problèmes de réintégration dans le monde du travail doivent abordés en priorité.

Dans le département d’Alba il y a eu quelques centres d’institutions d’enseignement aux filières de formation aux métiers traditionnels qui ont changé, plus ou moins, à travers le temps, leurs spécialisations sous l’influence des conditions économiques ou sociales : à Baia de Arie?, les confections textiles et l’exploitation minière, à Câmpeni, le domaine de l’exploitation du bois et de la boiserie, à Abrud, l’exploitation minière et les confections textiles, à Zlatna, l’exploitation minière, à Alba Iulia, la céramique, les confections textiles, les constructions, à Sebe? la pelleterie et les confections textiles, à Blaj, la boiserie.

Les métiers traditionnels ont été conservé par endroits, aujourd’hui il y a de moins en moins des personnes âgées qui pratiquent ces métiers, qui disparaîtront peut-être peu à peu, à cause de l’industrialisation et de la technique moderne, des conditions de vie, de nouveaux modes de vie, des aspects économiques, sociaux et culturels.

Pour le département d’Alba, le milieu rural signifie culture, histoire, nature, homme, vie, avenir. La prospérité du village d’Alba signifie une responsabilité qui revient au présent, pour assurer la continuité des valeurs autochtones et même le fait d’exister dans une agrégation complète, prouvant son identité et la personnalité formée au cours des millénaires. Un élément essentiel de la ruralité d’Alba est l’homme, celui qui crée, hérite, celui qui protège.

Malheureusement, même si, théoriquement, la formation aux métiers traditionnelles continue  à être assez bien représentée dans le paysage éducatif du département, en réalité les métiers traditionnels et l’artisanat se sont beaucoup restreints, suite à l’industrialisation de certaines zones limitrophes qui ont attiré des ouvriers. La production artisanale, avec un marché de vente réduit, insoutenable par des mesures adéquates, se trouve dans un déclin regrettable. (Andreea-Elena Avram, Lucian Rare? Tamas et Irina Mihu)




Les annexes ménagères

26 03 2013

Les facteurs économiques ont eu une grande influence sur l’architecture rurale. Le ménage a été organisé en fonction du type d’activités effectuées dans le cadre de ce ménage, en fonction du niveau de l’évolution sociale.

Le ménage d’un agriculteur ou d’un éleveur d’animaux nécessite plusieurs annexes en comparaison avec celui d’un pêcheur. En même temps, le ménage du meunier est différent de celui du potier, les techniques de travail étant différentes.

Tout d’abord, l’habitation avait une seule pièce, avec cheminée. Dans cette pièce se déroulaient toutes les activités ménagères. Dans le prolongement de cette chambre, se trouvait la terrase en terre battue («prispa») et l’entrée dans l’habitation.

Les murs étaient levés par des palis battus dans la terre, consolidés avec des planches, couvertes d’un collage formé d’argile et de paille.

Avec le temps, l’architecture a évolué. Quant à la terrase en terre battue («prispa»), celle-ci est gardée, mais elle est plus large. L’habitation est construite sur des plates-formes en bois, soutenues par des pylônes, unies par des laceries de verges et d’argile. Le toit était construit d’échandoles et de chaume.

En ce qui concerne l’organisation du ménage, les annexes ont fait leur apparition. Selon les types d’habitation, les annexes étaient arrangées de la manière suivante: dans les villages de type dissipé, les annexes étaient placées autour de la maison, mais dans les villages aux maisons espacées, les annexes étaient situées dans des bâtiments du type des hangars.

Les hangars occupent une deuxième place selon l’importance dans le ménage paysan, combinés souvent avec l’étable destinée à l’abri des animaux . Ce type de construction date de la fin du XIX- ème siècle et il est conservé sous une forme intacte, architecturale et fonctionnelle, jusqu’à présent, offrant un modèle très facile à reconstituer.

Les étables en pierre sont de types différents, imposés selon leur fonction et leur destination, illustrant l’occupation de base des habitants de la zone, l’agriculture et l’occupation du berger.

L’annexe caractéristique de la zone a le plan bicellulaire. Un de ses espaces était celui l’étable qui abritait les bêtes, et dans un deuxième il y avait le hangar de grandes dimensions , où on pouvait déposer un chariot chargé de foin qui se déchargeait dans le grenier.

La bergerie est présente dans la zone des pâturages des Montagnes de Sebe?. On rencontre une multitude de complexes rustiques, construits sous forme de parc à bêtes, carré, pour protéger contre les vents forts, surtout dans les saisons froids. La bergerie a évoluée grâce au grand nombre des côtés, a pris une forme presque circulaire, en recevant le nom de cour ronde à moutons. Cette bergerie est construite par des couronnes de poutres horizontales en bois de sapin équarri en section, finies en «queue d’hirondelle». Le toit conique est confectionné en échandole ou en tôle.

Voilà ci-dessous la description d’une maison traditionnelle de Galda de Sus :

C’est une ferme à cour simple caractéristique des habitats dispersés. La maison à deux chambres de séjour, deux resserres, vestibule, « pridvor » sur trois côtés et cave. En ce qui concerne l’intérieur, on peut y voir un lit « à corlan » (couvert par des draps) dans la chambre propre. Pour le chauffage, les paysans utilisé une cheminée libre. Dans le vestibule il y avait le four à pain. Les annexes de la maison étaient : le hangar avec étable, le grenier à foin pour l’abri des fourrage, une resserre, une remise, une soue, un pressoir à raisins placé dans la vigne de la ferme.

 

 




Centre de Culture « Augustin Bena » d’Alba Iulia: une chance pour la perpétuation de l’art et des traditions artisanales

12 03 2013

Sous l’égide du Centre de Culture « Augustin Bena » d’Alba Iulia est mise en valeur l’Association « Art et traditions artisanales », à partir de l’initiative de quelques personnalités qui désirent la conservation et la perpétuation de l’art et des traditions artisanales. Leurs buts sont d’inventorier les métiers traditionnels et des maîtres dans le département d’Alba et les occupations populaires, mais aussi de soutenir la production et la vente des produits, par l’aménagement de petits centres de vente des produits artisanaux. Cette institution culturelle est préoccupée de la transmission des connaissances et des habiletés des métiers traditionnels aux jeunes qui porteront plus loin ces traditions. En même temps, l’association vise la participation aux foires internes et internationales et l’organisation des foires et de diverses expositions pour la promotion des produits travaillés par les maîtres. Le compartiment pour la formation continue de l’École d’art et métiers traditionnels du cadre du Centre de Culture « Augustin Bena » a comme objectifs la réalisation d’événements propres, spécifiques aux activités de formation dans le domaine artistique et des métiers traditionnels, la participation aux expositions, aux festivals, aux foires, la diversification et l’augmentation des classes de métiers traditionnels et du nombre des personnes qui suivent ces cours.

Commencé en 2006, leur projet de remettre en vigueur les métiers traditionnels et de les transmettre aux jeunes générations par les maîtres populaires célèbres du département d’Alba s’est développé, à présent il y a 15 classes répandues dans tout le département. Dans ces classes, les apprenants se préparent dans des métiers tel que : l’art du bois, tissage-couture, confection des intruments musicaux, entailles en bois, peinture sur les icônes et poterie. Le travail des apprennants est récompensé chaque année avec des prix aux concours du pays et avec des invitations aux foires internationales.

Au début de l’année scolaire prochaine, en septembre 2013, les petits artisans qui se préparent déjà dans les classes-atelier de Bucerdea Vinoas? (tissage-couture), Biia, S?sciori, ?ugag (entailles en bois), Vidra (art du bois), Arie?eni, Avram Iancu et Horea prépareront une surprise pour tous les habitants du département d’Alba qui apprécient les métiers traditionnels – une foire des occupations traditionnelles, à Alba Iulia.