Alba, un département qui veut assurer la préservation de l’héritage culturel-historique

23 10 2012

L’architecture rurale roumaine a perpétué jusqu’à nos jours des éléments remarcables d’une culture d’une grande puissance d’expression. Les phénomènes vécus, liés à l’industrialisation accélérée du pays, au changement des conditions de vie dans le milieu rural, ont rendu les preuves matérielles de la vie traditionnelle du village roumain en phase de disparition, étant remplacées par des structures qui tendent de plus en plus vers les modèles de la civilisation moderne.

Dans ces conditions, les actions de préservation de derniers monuments d’architecture rurale, des métiers traditionels, qui sont conservés dans leur milieu naturel, tel que leur recherche devraient s’intensifier, en profitant des derniers contacts directs avec un monde qui disparaîtra inévitablement. Notre pays a connu un mouvement remarcable dans ce domaine, mais il y a aussi des aspects insuffisamment abordés.

Les occupations du paysan ont eu un grand impact sur son habitation et sur les annexes domestiques et les espaces destinés à la pratique d’une occupation, d’un métier traditionnel faisaient partie intégrante de la vie du village.

Dans les collectivités rurales, la structure des métiers était complexe. L’économie rurale obligeait le paysan à produire seul la plus grande partie des biens dont il avait besoin. Les activités économiques se déroulaient au niveau individuel, elles ne dépassaient pas, en général, des actions réalisées dans le cadre de la famille. Cette économie, basée sur des moyens de production traditionnels, se trouve dans une étape de régression accentuée.

L’économie rurale a été une économie des ressources minimes, problème redevenu actuel de certains points de vue. Certaines solutions techniques ou structures d’organisation économique imposées par la civilisation populaire semblent redevenir actuelles, avec les reconsidérations possibles et obligatoires après l’expérience industrielle, technique et informatique.

La civilisation populaire offre un domaine de réflexion très actuel, celui de la relation homme-nature. À présent, cette relation est conflictuelle, aux tendances d’aggravation et la leçon de la civilisation populaire doit être retenue à cet égard.

Les zones ethnographiques du territoire du département d’Alba ont connu et connaissent à présent une riche tradition en ce qui concerne les métiers traditionnels, surtout ceux concernant le façonnage du bois, des textiles et, moins la poterie, la ferronnerie et la peinture sur verre.

L’art populaire est représentée par l’iconographie, le centre de peinture populaire Laz est encore actif (des icônes sur verre et sur bois), mais aussi sur la toile et sur la pierre. La poterie a connu un grand essor dans cette zone, il y en avaient des centres à S?sciori et à Gârbova de Sebe?, des centres qui se sont éteints depuis peu de temps, au spécifique dans la confection des pots pour l’usage domestique, mais aussi à valeur esthétique.

Il y a des zones ethnographiques et folkloriques dans le département d’Alba qui savent garder leur patrimoine. Par exemple, à Ro?ia Montan? et à Lup?a existent des musées ethnographiques. Dans le village  d’Întregalde, on trouve un petit musée ethnographique rural qui contient un intérieur de maison paysanne traditionnelle avec des produits qui reflètent les occupations domestiques et les métiers traditionnels de la zone. Le musée ethnographique et populaire de Lup?a présente d’une manière plus scientifique les valeurs des  métiers traditionnels.

Les institutions du département d’Alba ont rédigé une stratégie de développement rural pour notre département, grâce à leur préoccupation pour le monde rural. Ce monde, avec toutes ses composantes représentent la principale source de valeurs naturelles de Roumanie et un exemple de cohésion sociale. Les institutions encouragent les métiers traditionnels et les entrepreneurs en ce sens, en assurant leur conciliation et leur assistance pour démarrer et développer une affaire, l’encouragement de la diversification des produits et des services offerts par le milieu économique rural, pour attirer les investissements dans le milieu rural du département d’Alba. Notre département doit valorifier les ressources variées offertes par le riche patrimoine naturel et culturel, assurer la préservation de l’héritage culturel-historique qui l’enrichit, développer des réseaux d’artisanat et d’art populaire.

Comme points forts de notre département, en ce qui concerne l’agriculture, la silviculture, l’industrie, vues du point de vue des métiers traditionnels on peut nommer les surfaces agricoles importantes, les sols favorables aux pépinières arboricoles, l’existence d’une tradition dans le domaine agricole (viticulture) et zootechnique (l’occupation du berger), les ressources naturelles importantes, qualitatives et quantitatives.

Le façonnage du bois est un domaine développé, disposant des ressources importantes de matière première et de tradition. Les produits en bois detiennent le plus grand poids de l’exportation du département.

 Comme points faibles, dans le milieu économique du département, on peut nommer les processus de restructuration et de fermeture des exploitations minières qui affectent les localités dont l’économie était basée sur cette activité (Alma?, Bistra, Bucium, Lup?a, Po?aga, S?lciua, Sohodol), la diversité réduite des activités éonomiques.

Parmi les opportunités de notre département envisagées par les institutions seraient le développement des réseaux d’artisanat, mais cette opportunité est menacée par l’insufisante adaptation de la main de travail aux besoins actuels du milieu économique et par la concurrence des marchandises importées.

Le Pays des Motsi (?ara Mo?ilor) du département d’Alba représente un foyer d’art et de coutumes populaires, ayant comme centres principaux : Avram Iancu, (où on trouve le traditionnel buccin (« tulnic ») créé par les maîtres populaires, Bucium (le plus riche et intéressant costume populaire roumain de cette zone de notre pays, C?pâlna (des coutumes liées à l’existence des bergers), Bucerdea Vinoas? et Biia (école populaire d’arts : des tissus, des coutures), Laz et Vinerea (peinture sur verre), S?sciori (céramique rouge émaillée et non-émaillée), ?ugag (l’école populaire d’art: le ciselage du bois), Vidra et Horea (habitat typiquement du Pays de Motsi, avec des maîtres qui fabriquent encore aujourd’hui des «tulnice» et des baquets).