Si la Genèse présente le vin comme le « le sang de la vigne », il est conseillé de consommer le vin avec modération, car il peut devenir un breuvage redoutable. Le vin doit provenir d’une bonne vigne et de bons terroirs, pour qu’il fasse pas mal à celui qui le boit. Le Livre des Proverbes est là pour rappeler : « Le vin bu modérément est la joie du cœur et de l’âme », « Le vin bu jusqu’à l’ivresse découvre le cœur des superbes », « Le vin bu avec sobriété est une seconde vie », « Le vin bu avec excès est l’amertume de l’âme ». L’ivresse est nuisible et dans la Bible il y a au moins deux exemples que personne ne peut oublier : Loth, ivre, avait commis l’inceste avec ses filles et l’ivresse de Noé lui avait montré sa nudité devant ses fils.
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Je dirais qu’il n’est pas manqué d’intérêt qu’il y a deux mots hébreux pour désigner le vin. Le premier « yayin », c’est un terme générique rencontré 141 fois dans l’Ancien Testament pour indiquer les différents vins fermentés et non fermentés. L’autre mot est « tirosh » qui signifie « vin nouveau ». Il apparaît 38 fois dans l’Ancien Testament et se rapporte au jus non fermenté, au jus doux qui est encore dans les raisins ou qui viens d’être essoré. Une Encyclopédie Hébraïque de 1901 affirme que « tirosh » a en lui une bénédiction, tandis que le vin fermenté est méfiant et donne des vertiges.
Dans la Cène la symbolique du vin atteint, dans les Évangiles son paroxysme, pour être assimilé au sang du Christ. La Messe et la communion, pour tous les chrétiens, sont le rappel de la Cène où Jésus de Nazareth a consacré le pain et le vin.