Source de l’image : http://qmagazine.ro/life-style/se-cauta-nume-pentru-o-noua-specie-de-vita-de-vie/
Une expérience vécue en 1950-1951 à Ocna Mure?, dans la maison de son ami Bazil Gruia, à la lumière rougeâtre d’une vigne, a inspiré au poète la poésie Andante. « Du haut de la colline couverte de vigne, le poète regardait loin, vers les Montagnes de Sebe? et me montrait un sommet qu’il avait l’habitude de contempler pendant son enfance. Près de nous, dans la vallée, au bord de Mure?, s’étendait Cisteiul de Mure?, mon village natal. C’était une confluence émouvante de paysages montagneux et champêtre, sous le soleil doux du début d’automne. Aux pieds de la vigne, près d’une hutte faite de branches et d’argile, il y avait un feu géant de brins de vigne, un barbecue impressionnant et un bon vin » (« Din cel mai înalt t?p?an al viei, poetul privea departe spre mun?ii Sebe?ului ?i îmi ar?ta un pisc pe care îl scruta ?i în copil?rie, din Lancr?m. Lîng? noi, în vale, pe malul Mure?ului, se r?sf??a Cisteiul de Mure?, satul meu natal. Era o confluen?? emo?ionant? de peisaje montane ?i campestre sub soarele lin al începutului de toamn?. La poala viei, în preajma unei colibe din lut ?i crengi, ne a?tepta un foc uria? din vreascuri de vi?e, un gr?tar impresionant ?i un vin bun » Bazil Gruia, Blaga inedit,.., p. 267.
Voilà quelques vers du poème champêtre « Andante » qui semblent descendre directement des méditations rustiques de Virgile :
Pe deal, într-o podgorie stropit? vîn?t,
te-a? duce uneori, s? ne lovim de soare.
S? ne întîmpine o piersic? pe creang?
ca un p?cat de aur, toamna, pe dogoare.
…………………………………………………………………….
J’aimerais parfois t’emmener
Sur la colline, dans un vignoble céruléen,
Pour nous heurter du soleil
Et pour qu’une pêche nous accueille
Accrochée d’une branche comme un péché doré
Enrobé de la chaleur de l’automne.
Dans le volume « Les pas du prophète » (« Pa?ii profetului ») il y a une très belle poésie intitulée « Anacréon» que traduisons ci-dessous:
În vi?e ro?ii strugurii par sânii goi
ai toamnei, care se dezbrac? rând pe rând
de foi.
Smulge-i tu din trunchiul lor robust
?i stoarce-i,
stoarce-i bulg?rilor de p?mânt
în gur? – ca s?-?i v?d mânu?ele
de d?rnicie tremurând
?i degetele umede de must.
………………………………………………………….
Dans les vignes rouges les raisins
Semblent les sains nus de l’automne
Se déshabillant lentement de ses feuilles.
Arrache-les du tronc robuste
Et essore-les dans la bouche de la terre
Pour que je puisse contempler tes mains
Frémissantes et pleines de jus.
(Bakai Alexandru et Morar Mircea)