Claude Ptolémée: personnalité complexe de l’Antiquité

ptolemeePtolémée d’après une gravure allemande du XVIe siècle. Source de l’image : http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_Ptol%C3%A9m%C3%A9e#mediaviewer/File:Ptolemy_16century.jpg

Claude Ptolémée, communément appelé Ptolémée, serait né vers 90 après J.Chr. à Ptolémaïs d’Hermias, dans la Thébaïde en Egypte. Son cognomen Ptolemaeus semble indiquer des origines gréco-égyptiennes, et son nomen Claudius une citoyenneté romaine.

Son œuvre majeure, la « Composition mathématique », traité d’astronomie de treize livres, a dominé durant 1500 ans les pensées scientifiques à travers tout le bassin méditerranéen et au-delà. Mainte fois recopiée et traduite, cette œuvre a été rebaptisée l’Almageste par les arabes. Ptolémée y présente et justifie des postulats fondamentaux de l’astronomie, pose les bases de la trigonométrie, expose une théorie des climats et fait un catalogue de plus d’un millier de corps célestes.

Ptolémée est également l’auteur d’un ouvrage d’astrologie, « Le Tetrabiblos » qui regroupe des horoscopes et une étude sur les effets astrologiques des planètes.

Il a encore écrit, en trois livres, un traité de référence en musicologie, « Les harmoniques », qui expose une théorie mathématique des sons employés dans la musique grecque. Cet ouvrage se rattache par ailleurs à l’astronomie par un concept philosophique et esthétique de la musique : l’harmonie des sphères célestes.

Après l’astronomie, le deuxième grand domaine de prédilection de Ptolémée est la géographie. Son ouvrage « Géographie », écrit vers est une œuvre majeure d’une importance historique considérable. Les erreurs qu’elle comporte sur les coordonnées des lieux n’ôtent en rien à cet ouvrage, justement célèbre, le mérite d’être le meilleur et le plus complet résumé de la géographie du monde de l’empire romain.

En s’appuyant sur l’œuvre du géographe Marinus de Tyr (IIe siècle), Ptolémée dresse des tables de longitudes et latitudes pour des lieux connus et dessine une carte du monde. Il évalue également la circonférence de la terre à 180 000 stades. Mais ce résultat est plus éloigné de la réalité que celui obtenu trois siècles plus tôt par Eratosthène de Cyrène qui avait calculé 250 000 stades (soit 40 000 km).

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