Feb 20 2014

Le roman graphique

Publié par Les Premières dans Exposés sur la BD      

En quoi le roman graphique révolutionne-t-il la bande-dessinée ?

   

        La bande-dessinée a longtemps souffert de sa mauvaise réputation : décrite comme violente et destinée aux analphabètes, elle a parfois été censurée. En effet, elle est, depuis sa création par Rodolphe Töpffer au XIXème siècle, considérée comme inférieure par la littérature que l’on pourrait considérée plus conventionnelle. Mais depuis les années 70, la bande dessinée s’est affirmée dans le monde de la culture, se rendant ainsi légitime en temps que style/catégorie littéraire.

        Cela grâce à un nouveau genre : le roman graphique. Le roman graphique a donc révolutionné la bande dessinée. Mais qu’est ce qui le rend si particulier ? Nous étudierons d’abord ses origines, ses caractéristiques qui le différencient de la bande dessinée plus conventionnelle puis nous vous présenterons les évolutions du roman graphique à travers quelques titres.

I – Origines et caractéristiques du roman graphique

 A – L’origine du roman graphique

Le roman graphique est la traduction littérale de l’américain grafic novel. Ce terme a pour la première fois été employé en novembre 1964 par Richard Kyle qui était critique littéraire pour le fanzine Capa-Alpha – un fanzine est un magazine diffusé de manière restreinte par des passionnés, ici de bande dessinée. Dans cette revue, Kyle disposait de sa propre rubrique : « Wonderworld » où il expliqua aux lecteurs son choix de désormais employer le terme de grafic novel pour désigner toutes les bandes dessinées de type nouveau qui étaient plus longues, plus travaillées, plus sérieuses que les albums de l’époque. L’auteur considérait que le terme « comic » traînait des préjugés. Le critique d’art souhaitait en effet différencier la bande dessinée artistiquement sérieuse des comics.

      Car dans les années 60, la bande dessinée est encore considérée comme enfantine et humoristique. En employant l’expression grafic novel, Kyle permet d’ouvrir un nouveau champ à l’ère de la bande dessinée qui ne reposait que sur les comic books à cette époque là.

En France, la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence est créée en 1949. Elle censure la violence et l’apparition d’armes et réduit donc surtout la publication de bandes dessinées étrangères. Néanmoins certains s’opposent à cette prohibition.

Revue (A suivre). N°1 de février 1978. Première de couverture

      La revue (À suivre) est la première à la fin des années 70 à s’ériger en tant que représentante du roman graphique qui donne à la bande dessinée une plus grande liberté d’écriture et d’expression. La revue, par son nom, voulait appuyer sur le fait que les longues bandes dessinées étaient d’abord publiées par bout dans des magazines mensuels ou hebdomadaires ce qui amenait le lecteur à attendre le numéro suivant. (À suivre) affichait aussi depuis le premier numéro sa volonté de passer la bande dessinée au rang de réel genre littéraire reconnue par ses pairs.

     C’est donc dans les années 80 que le roman graphique explose en France même si quelques auteurs avaient auparavant publié des ouvrages qui n’avaient tout de même pas eu le même impact qu’il y a 30 ans.

 

B – Les caractéristiques qui le différencient du genre traditionnel

1) Une véritable ambition littéraire (le fond)

     Art Spiegelman, auteur de Maus, disait : « Un roman graphique est une bande dessinée qui nécessite un marque-page. » La définition d’un roman graphique repose en partie sur celle-ci : les romans graphiques, dans leur grande majorité, sont, en effet, des livres volumineux et il est vrai que ce sont, la plupart du temps, des bandes dessinées, c’est-à-dire une histoire racontée avec des dessins accompagnés de textes.

     Mais le roman graphique ne se résume pas simplement à ça. En effet, l’auteur de roman graphique ajoute souvent une part de réflexion afin que le lecteur ne soit pas seulement face à un quelconque livre mais qu’il puisse aussi y trouver un intérêt autre que celui de se divertir, un sens plus profond et recherché. Le lecteur à qui ce genre s’adresse est un public adulte que le graphisme particulièrement travaillé étonne. À l’origine, le roman graphique fut créé, aux États-Unis, pour distinguer ce type de roman de celui du neuvième art classique / traditionnel, c’est-à-dire le comic strip de l’époque dans une volonté de rendre ce type de roman moins infantile et plus littéraire.

   Le tout premier roman dit graphique fut publié par Will Eisner, considéré comme le père du roman graphique, en 1978, et est intitulé Un contrat avec Dieu. Il relate une histoire fortement inspirée par la vie de son auteur : l’autobiographie est en effet une autre des caractéristiques du roman graphique. De fait, ils transcrivent souvent la vie du romancier ou des visions très personnelles de l’auteur. Sur le fond, le roman graphique a donc une véritable ambition littéraire.

2) Un nouvel esthétisme (la forme)

     Outre toutes ces caractéristiques, le roman graphique possède aussi un esthétisme particulier. En effet, la majorité des romans graphiques ne sont pas en couleurs mais le noir et le blanc y sont privilégiés. Outre le noir et le blanc, les auteurs/dessinateurs de romans graphiques utilisent des tons de couleurs unis pour leurs planches afin de transmettre telle ou telle émotion. Les volumes sont imprimés sur du papier plus épais que les albums traditionnels 48CC (cartonnés couleurs). La taille, comme dit précédemment, est aussi caractéristique du roman graphique ; la majorité de ceux-ci sont des tomes uniques, pour s’opposer aux longues séries auxquelles s’attachent les auteurs de bande dessinée.

II – Les évolutions du roman graphique à travers quelques titres

A – Les débuts aux États-Unis à la fin des années 70 : Will Eisner

Will Eisner. Un pacte avec Dieu. Première de couverture

Will Eisner était un auteur de multiples romans graphiques et le précurseur du genre au cours du XXème siècle. Will Eisner était le fils d’immigrants juifs : ses expériences et ses écrits tournent donc beaucoup autour de cette vie passée remplie de changements et le sujet constitue d’ailleurs la principale source d’inspiration de la plupart de ses romans graphiques. En 1978, il publie le livre qui deviendra fondateur de la bande dessinée destinée aux adultes : Un pacte avec Dieu qui raconte son enfance dans le Bronx ,à travers une fiction. Au cœur de la tempête est une autre de ses œuvres phares : elle raconte explicitement la vie de son père juif en Autriche et son exil à travers la vie de Willy, autrement dit Will Eisner. Ainsi, il est le pionnier du roman graphique, celui qui a installé les bases et sur qui ses héritiers s’inspirent. Art Spiegelman en est un.

B – Au milieu des années 80 : Art Spiegelman

Art Spiegelman. Maus. Première de couverture

Arthur Spiegelman, dit Art Spiegelman, est un des dessinateurs de bande dessinée américains le plus connu à travers le monde. Sa pièce maîtresse, Maus, relate la déportation de son père dans le camps d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et raconte la Shoah en s’appuyant sur les témoignages de celui-ci. Maus, (traduit de l’allemand par souris), retrace la vie de Vladek, le père de Spiegelman, pendant la Seconde guerre mondiale en représentant les Allemands nazis en chats et les Juifs en souris pour les opposer radicalement ; ainsi que les Français en grenouilles, les Américains en chiens et les Polonais en porcs . En deux tomes, il raconte sa fuite, Auschwitz puis l’exil à New York, alternant passé et présent.

     En 1992, le livre reçoit un accueil triomphal et le prix Pulitzer lui est attribué ce qui marque un tournant dans l’histoire de la bande dessinée car aucune bande-dessinée auparavant ne s’était vu décerner un prix. L’histoire est narrée en noir et blanc :  »couleurs » prédominantes du roman graphique.

C – Fin des années 90 : Posy Simmonds

Posy Simmonds. Gemma Bovery. Première de couverture

Rosemary Elizabeth Simmonds ou Posy Simmonds est une des figures féminines de l’ère du roman graphique. En effet, sa toute première œuvre Gemma Bovery publiée en 1997, est visiblement inspirée par celle de Gustave Flaubert. Elle a d’abord été publiée dans le journal The Guardian avant de paraître sous forme d’épaisse bande dessinée. Quand on lui demande une définition de son graphisme, elle répond que « C’est un roman illustré !», exactement dans l’optique de ce que faisait Will Eisner ; entre textes et dessins ; avec une place pour l’image aussi importante que celle que le texte peut prendre.

On peut, par exemple, voir ci-dessus une de ses planches, où il y a des parties dessins et d’autres seulement remplies de textes. Cette façon très particulière d’agencer la planche de bande dessinée, typique de Posy, a amené une nouvelle vision du roman graphique et une spécificité en plus pour ce genre à part qu’il constitue.

D – Le roman graphique aujourd’hui : Thierry Murat

Thierry Murat, Anne-Laure Bondoux. Les larmes de l’assassin. Première de couverture

Thierry Murat est un auteur de bande dessinée et un illustrateur français. Les larmes de l’assassin, paru en 2011, est une adaptation écrite en collaboration avec l’auteure du roman d’origine, Anne Laure Bondoux. Dans cette version en bande dessinée, Murat a utilisé principalement des couleurs sombres telles que le noir, le gris ou encore l’ocre pour illustrer l’obscurité de la nuit, le froid de l’hiver ou au contraire la chaleur de l’été. Cependant, le rouge est employé à de nombreuses reprises pour représenter la violence et bien sûr, le sang. Les « bulles » ordinairement privilégiées dans les bandes dessinées, ont laissé place à des phrases brèves, situées en dessous des vignettes. Les plans rapprochés permettent de retranscrire au mieux les émotions des personnages. On peut ainsi discerner la peur, la tristesse ou la joie à travers les visages de ces personnages. Ainsi, cette bande dessinée reprend les différentes caractéristiques du roman graphique.

Cédric Liano. Amazigh. Première de couverture

Cédric Liano, que nous allons rencontrer en avril, va publier en 2014 son roman graphique Amazigh qui retranscrit l’immigration de Mohammed Arejdal vers l’Europe. Il est un des multiples représentants du roman graphique français d’aujourd’hui. Pour avoir lu en avant-première des extraits de Amazigh, nous vous le conseillons très fortement : courrez l’acheter ! Il sera publié en 2014 aux éditions Steinkis.

Conclusion :

Après avoir révolutionné le neuvième art en s’imposant comme culturellement légitime, la bande dessinée s’est ensuite émancipée. Un genre nouveau a été créée pour une meilleure communication entre adultes et bande dessinée : le roman graphique. Ce tout nouveau type de narration a permis une plus grande liberté d’expression et d’autonomie au scénariste/dessinateur. Des auteurs comme Will Eisner ou Posy Simmonds aux Etats-Unis ont popularisé ce genre et l’ont rendu accessible à un public plutôt adulte. Le roman graphique constitue donc un réel genre littéraire à part, même si on peut le considérer comme une branche de la bande dessinée.

Voilà ! Nous espérons qu’aucun de vos auteurs préférés n’aura été oublié et que vous aurez appréciez la lecture de ce petit exposé qui vous dévoile, à vous néophytes du roman graphique, un genre de bande dessinée particulier et très attrayant !

 

Cécile, Marine, Claire et Aurore

 


Feb 20 2014

La bande dessinée autobiographique

Publié par romanechato dans Exposés sur la BD      

  Parmi les genres de la bande dessinée qui se sont développés nous retrouvons l’autobiographie. En 1972 paraît le premier comics autobiographique, de Justin Green, appelé Binky Brown Meets the Holy Virgin Mary où il traite ses difficultés psychologiques. L’autobiographie devient alors très fréquente, C’est un phénomène qui s’amplifie à l’échelle mondiale au milieu des années 2000 avec l’apparition des blogs BD. Les bandes dessinées autobiographiques sont (de plus en plus) nombreuses sur le marché et peuvent susciter l’intérêt des lecteurs, adolescents et adultes.

Comment les auteurs transmettent leur vécu à travers leurs œuvres ? En premier lieu, nous verrons l’autobiographie et en second temps nous évoquerons l’autofiction. difficulté psyco et adolescente d’un


I/ la bande dessinée autobiographique

L’autobiographie est un genre littéraire dans lequel l’auteur utilise sa vie comme sujet de l’histoire.

Dans l’autobiographie, l’auteur peut s’inspirer de souvenirs d’enfance, de son adolescence, de récits d’événements personnels mêlés ou liés à des événements historiques, nostalgiques, humoristiques. Les souvenirs peuvent également être mêlés d’imaginaire (autofiction).

Le mot est assez récent car il n’est fabriqué qu’au début du XIXesiècle (1815 en anglais, 1832 pour l’adjectif et 1842 pour le substantif en français).

Tout d’abord, nous parlerons de la bande dessinée Persépolis de Marjane Satrapi.

Marjane Satrapi est une auteure de bande dessinée dont elle est la scénariste et dessinatrice, mais elle est aussi peintre et réalisatrice française. Elle est née en 1969 en Iran. Durant son enfance, elle a subit la restriction des libertés individuelles liées à la révolution islamique de 1979 en Iran, son pays natal, et à la guerre Iran-Irak (1980-1988).

 

Persépolis est une série de bande dessinée autobiographique écrite en français puis traduite dans de nombreuses langues qui rencontre un grand succès dès le premier tome paru en 2000. L’auteure y retrace les étapes marquantes de sa vie, de son enfance à Téhéran pendant la révolution islamique, de son entrée difficile dans la vie adulte en Europe. C’est un témoignage historique et une réflexion sur l’identité et l’exil.

Les dessins sont en noir et blanc. Les fonds des vignettes sont généralement noirs ou blancs et l’on trouve parfois des décors détaillés en partie, ce qui laisse plus d’importance au texte. La langue est utilisée dans de multiples registres : familier et courant, laissant parfois même la place à la vulgarité, ce qui montre une vie quotidienne hors du commun riche et authentique.

Les quatre tomes de Persépolis évoquent la vie de Marjane en Iran, ce qu’elle a vu et vécu de la guerre Iran-Irak (de septembre 1980 à août 1988), les risques et les contraintes de cette période, son expérience en Autriche ainsi que son départ pour la France.

La bande dessinée a donné lieu à la production d’un long métrage d’animation, Persépolis, réalisé par Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud et sorti en France en 2007. Ce film obtint le prix du jury du Festival de Cannes 2007. Aux Césars 2008, il obtient celui du meilleur premier film ainsi que celui de la meilleure adaptation.

persepolis

Marjane Satrapi. Persepolis. Première de couverture

Abordons Maus d’Art Spielgelman.

     Art Spiegelman est un auteur de bande dessinée et illustrateur américain, né le 15 février 1948 à Stockholm. Ses parents émigrent aux États-Unis alors qu’il est encore enfant. En 1986, il publie le premier volume de Maus : «Mon père saigne l’histoire» qui retrace la vie de sa famille (racontée par son père). La suite et fin de cette histoire est «Et c’est là que mes ennuis ont commencé», sorti en 1991.

      Maus est une bande dessinée autobiographique car Spiegelman retranscrit directement le vécu de son père ainsi que le sien. C’est donc un récit autobiographique du père de l’auteur, Vladek Spiegelman qui est un survivant de l’Holocauste (=Shoah), dans un univers animalier où les Nazis sont représentés par des chats et les Juifs par des souris (Maus = souris en allemand). Maus comporte deux tomes qui traitent des persécutions des Juifs lors de la seconde guerre mondiale. Cette BD mêle l’histoire du père de Spiegelman, racontant sa déportation, et le récit des relations entre Spiegelman et son père.

C’est vers la fin des années 70 qu’Art Spiegelman demande à son père de se remémorer les événements douloureux qu’il a vécu pendant la Seconde Guerre mondiale. Il était alors installé en Pologne, son pays natal.

Le premier tome raconte donc la vie de Vladeck Spiegelman qui est un rescapé juif des camps nazis et de son fils, Art, qui cherche un terrain de réconciliation avec son père. Ce tome regroupe ainsi la propre histoire de l’auteur et de son père ainsi que l’Histoire avec les nazis et les Juifs…

Le deuxième tome de Maus évoque les camps de concentration et d’extermination : Auschwitz pour Vladek, le père d’Art, et Birkenau pour Anja, sa mère.

Ces tomes se déroulent dans un double cadre temporel : 1975-1980 pour les conversations d’Art avec son père et les années 1940 pour les souvenirs de son père.


Art Spiegelman. Maus. Première de couverture

II/ la bande dessinée d’autofiction

 

     L’autofiction est un genre littéraire qui combine de façon contradictoire deux types de narrations opposés : l’autobiographie et la fiction. On l’appelle aussi « roman personnel ». Il s’agit d’un croisement entre un récit réel de la vie de l’auteur et d’un récit fictif explorant une expérience vécue par celui-ci.

Le fondateur de ce genre est Serge Doubrovsky. C’est un critique littéraire et romancier français.

 

      Tout d’abord, nous parlerons de Dropsie Avenue. L’auteur Will Eisner est né le 6 mars 1917 à New-York dans le quartier de Brooklyn et mort en Floride le 3 janvier 2005. C’est un auteur de bande dessinée qui a écrit de nombreuses œuvres connues, dont la trilogie du Bronx composée de Un Pacte avec Dieu, Jacob le cafard et Dropsie Avenue, écrit en 1995 et sur lequel nous allons nous pencher. L’aventure se déroule dans une rue imaginaire inspirée des rues du Bronx qui est un des quartiers fondateurs de la ville de New-York. Ce quartier s’est construit suite à plusieurs vagues d’immigration durant quatre siècles avec les fermiers hollandais de 1870, puis les communautés hispaniques et noires des années 60, en passant par les Anglais puis les Irlandais, et les Italiens de la prohibition, sans oublier les Juifs, dont la famille de Will Eisner. Ce sont toutes ces communautés qui ont construit l’identité américaine. Dropsie Avenue raconte donc l’évolution de la vie dans une rue de New-York de génération en génération, au fil des populations immigrantes qui ont laissé leurs traces à travers l’architecture et la vie quotidienne.

 

 

 Will Eisner. Dropsie Avenue. Première de couverture

      Parlons des 4 tomes de Petit Polio. Farid Boudjellal est né le 12 mars 1953 à Toulon. C’est un auteur français. Il est l’un des premiers à raconter la vie des émigrés et de leurs enfants nés en France. Il s’est souvenu de sa propre enfance toulonnaise pour écrire les récits de Petit Polio. Dans son œuvre, on y retrouve les joies et les peines d’un enfant, la solidarité familiale, la douleur du deuil et le handicap, qui occupe une place importante mais non centrale du récit. Dans cette BD, les personnages reprennent des traits caractéristiques de la famille de Farid Boudjellal, comme par exemple dans le tome intitulé Mémé d’Arménie, dans lequel l’auteurs’inspire de sa véritable grand mère paternelle arménienne. Pourtant, d’après Farid Boudjellal, le personnage principal de Petit Polio a pour seul point commun avec lui son humour.

Petit Polio. Farid Boudjellal. Première de couverture

     Les auteurs ont différentes manières de faire passer leur vécu à travers leurs œuvres. Qu’elles soient sous formes autobiographiques ou auto-fictives, les œuvres nous permettent d’apprendre à connaître différentes cultures grâce aux vies que les auteurs nous laissent à découvrir. A travers ces bandes dessinées, toutes les vagues d’immigration sont représentées, ce qui permet aux immigrés de toujours garder une trace de leur passage dans l’histoire ainsi que les sociétés dans lesquelles ils sont varrivés et eu des descendants.

Pour en savoir plus sur Farid Boudjellal, voici une interview de lui que l’on peut trouver sur le site du Musée de l’histoire de l’immigration à Paris :

http://www.histoire-immigration.fr/musee/>collections/entretien-avec-farid-boudjellal

Léa, Lucile, Marie, Romane.


Feb 20 2014

Des romans sur l’immigration

Publié par Les Premières dans Les migrants dans les romans      

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Deux bibliothécaires sont venues au sein de notre lycée afin de nous présenter une sélection de romans portant sur l’immigration. A la fin de leur intervention, nous avons choisi un livre chacun. Les élèves qui le souhaitent, peuvent poster sur le blog leur avis sur le livre lu. Cette séance fut très enrichissante.