Feb 11 2014

L’histoire de la bande dessinée

Publié par othmanechato dans Exposés sur la BD      

 La bande dessinée est une suite de dessins dans laquelle sont insérées des bulles de paroles pour raconter une histoire. Aujourd’hui, elle est considérée comme le 9eme art et elle connaît un énorme succès à travers le monde. En effet, cet art est l’un des tout premier de l’humanité ce qui en fait un art à part. Elle permet de conter des histoires de manière universelle et intemporelle.

Elle a connu de nombreuses évolutions à travers les différents âges de l’humanité ainsi qu’à travers différents continents. C’est donc une partie essentielle du patrimoine culturel humain. Dans cet exposé nous allons répondre à cette problématique: « En quoi la bande dessinée, de part ses origines, a su élargir son public pour devenir un art universel ? ».

Nous répondrons à cette questions en deux parties, tout d’abord nous exposerons les origines de la bande dessinée puis dans un second temps nous verrons la façon dont elle a su élargir son public.

I. LES ORIGINES DE LA BD

Tout d’abord en Europe, l’apparition de la bande dessinée remonte à l’époque préhistorique. En effet, par exemple dans la grotte de Lascaux, les hommes préhistoriques peignaient leurs exploits de guerre ou les découvertes  majeures de leur civilisation à l’aide de pigments colorés qu’ils étalaient sur les murs de leur grotte. Ces signes étaient une suite d’images représentant par exemple des animaux. L’application se faisait avec des sortes de crayon d’ocre dont plusieurs exemplaires ont été retrouvés et, bien entendu, avec des morceaux de charbon de bois. L’application au doigt ou à l’aide d’un pinceau végétal est probable ou possible mais n’est pas attestée. Ils ont survécu à plusieurs milliers d’années, ce qui a aidé les historiens à mieux comprendre et interpréter l’époque préhistorique. Cela montre bien que la BD est un art intemporel.

Ensuite, le peuple égyptien fut le premier à vraiment se consacrer à l’art de la reproduction d’événements. Par exemple, dans les palais des pharaons, on retrouve la présence de nombreux dessins représentant la mythologie égyptienne et donc mettant en scène des dieux. Ces sortes d’histoires sont sculptées directement dans les murs du palais par des scribes. Grâce à leur découverte du papyrus, les Egyptiens ont pu développer une nouvelle forme d’expression. Si le papyrus était à la base fait pour écrire, les hiéroglyphes vont rapidement être interprétés par la culture occidentale comme la première forme de dessin narratif au monde. En effet, Le système hiéroglyphique, qui encode graphiquement la langue des anciens Égyptiens, n’utilise que des dessins représentant l’humanité, la faune, la flore, le paysage et l’univers qu’ils avaient sous les yeux et, pour le monde divin, dans leurs pensées. Ces signes peuvent être employés dans un même texte tantôt pour leur valeur phonétique (phonogramme), tantôt pour l’idée qu’ils suggèrent (idéogramme).

Au Japon, avec l’apparition de l’encre, les Japonais vont créer leur propre culture de dessin en formant des suites d’images racontant la vie quotidienne. Depuis le Moyen Age jusqu’au 17eme siècle, leur style de dessin n’est pas altéré par celui des Occidentaux ce qui va lui procurer une spécificité individuelle. C’est en s’inspirant de ces dessins ancestraux que Hokusai va créer des croquis fait de caricatures. Ces croquis vont connaître un immense succès. Le manga est né.

Aux Etats-Unis, les premières bandes dessinées apparaissent au 18eme siècle avec l’apparition de gags dans les journaux  mais aussi de caricatures. Mais la forme de bandes dessinées que tout le monde connaît est bien sûr celle des comic books apparus dans les années 30. Au départ, ils ne connaissent pas un grand succès mais pendant la seconde guerre mondiale, ils vont être utilisés comme propagande, c’est là que leur succès va se faire. Ils racontent souvent les aventures de héros ou de super héros avec des dessins très vifs . C’est à dire que les traits sont très secs et donnent une impression de rapidité et d’action. Aujourd’hui, ils connaissent encore un énorme succès et certaines sagas comptent plus de 500 numéros telles que Superman, Batman, ou encore les X-men.

II. UN ART QUI SAIT ELARGIR SON PUBLIC

Au départ, la bande dessinée avait plusieurs supports comme des tapisseries,… Elles représentaient des exploits de guerre comme la tapisserie de Bayeux. Cet art était destiné aux églises et au clergé. Au Moyen Age, certains parchemins enluminés comportent des récits imagés séquentiels ; ces parchemins sont rédigés par des moines et des prêtres et destinés aux familles royales ou nobles pour leur éducation. Presque tous les composants de la BD contemporaine sont présents comme bulles de pensée, onomatopée, dessin caricatural,… Lorsque Gutenberg invente l’imprimerie, le texte est dissocié du dessin et l’art de la BD s’éteint peu à peu.

Vers le début du 19eme siècle, le Genevois Rodolphe Töpffer ouvre le 9eme art au grand public en créant l’album. Ce nouveau procédé lithographique breveté en 1800 comporte un texte écrit à la main ; la mise en page est souple et parfois inventive, l’action est découpée de façon très dynamique et l’humour est omniprésent. A partir de 1833, les septs premiers véritables albums de BD apparaissent. Ils racontent les mésaventures de 4 personnages : Mr Jabot, Mr VieuxBois, Mr Cryptogramme et le docteur Festus. Ces sept albums ont un succès immédiat auprès de toute l’Europe et ces albums seront traduits dans toutes les langues européennes possibles. Comme Töpffer le disait : « Les dessins, sans le texte, n’auraient qu’une signification absurde. Le texte, sans le dessi, ne signifierait rien ». La BD s’ouvre donc à la culture populaire et à toutes les classes sociales.

De nos jours, il existe de nombreuses sortes de BD pour de nombreuses sortes de publics. Tout d’abord, aux États-Unis, les comics qui sont les aventures de super héros ou de personnages imaginaires avec une forme de dessins très caractérisés ont un énorme succès. Ils existent depuis les années 30 et les années 40-50. Les principales agences sont Marvel (Avengers, X-men) et DC comics (Batman, Superman).

En France, la BD qui a le plus de succès dans son pays et dans le monde est « Astérix, le Gaulois ». Ce sont les aventures d’un gaulois au temps de l’empire romain. Cette BD a été créée en 1959 et continue d’avoir du succès et d’exister de nos jours. Elle est écrite et dessinée par René Goscinny et Albert Uderzo. La BD adulte et engagée existe aussi. Les BD les plus exportées dans le monde sont françaises et les BD touchent maintenant tous les publics possibles.

         Pour conclure, on peut dire que la bande dessinée est un art à part entière pour plusieurs points. Premièrement, il est répandu dans le monde entier de part ses origines venu d’à peu près tous les continents du monde, mais c’est aussi un art qui peut s’apprendre et se transmettre de génération en génération. Deuxièmement, il est intemporel car comme le prouve les grottes de Lascaux, il permet de faire passer des messages compréhensibles des millions d’années après leur création. Cet art est aussi universel car ils touchent toutes les classes sociales de la population et relate de manières différentes des événements fictifs ou historiques.

La bande dessinée permet ainsi d’exprimer différemment des évènements douloureux de l’histoire de l’humanité et joue un rôle de transmission de mémoires (Maus par exemple). Au final, de part ses origines extrêmement lointaines et du fait que la BD est aujourd’hui l’un des piliers du patrimoine culturel humain on peut définitivement la nommer comme le 9eme art de l’humanité.

Axel, Kilian, Othmane, Stévan