Feb 24 2014

Les différents genres de la bande dessinée

Publié par carolinechato1 dans Exposés sur la BD      

Les genres de la BD

En quoi les genres participent ils à l’essor de la bande dessinée ?

I Les comics, année 50.

Autrement appelé age d’or de la bande dessinée, cette période est caractérisée par l’apparition des comics books de Max Gaines puis lapparition de Superman, archétype du super-héros, dans les pages de Action Comics.

L’âge d’or s’achève brutalement en 1954 avec la mise en place d’un organisme de contrôle des comics, le Comics Code Authority, qui oblige plusieurs éditeurs à mettre la clé sous la porte. Un jour de juin 1938, Action Comics #1, publié par DC comics, débarque sur les étals des marchands de journaux pour la modique somme de 10 cents.

C’est la première apparition de Superman, personnage créé par deux amis, Jerry Siegel et Joe Shuster. Extra-terrestre, seul survivant de sa planète disparue, il porte un costume aux couleurs vives, a des pouvoirs extraordinaires et les utilise pour combattre le crime. Il est le premier super-héros au monde et le succès sera aussi immédiat que colossal. Action Comics se vend à des millions d’exemplaires. Un an après, DC réussit un second coup de maître avec Detective Comics #27, la première apparition de Batman.. Les éditeurs concurrents ne sont pas en reste et veulent tous leur part du gâteau : bien d’autres super-héros sont créés dont Captain America chez Timely Comics (futur Marvel). La seconde guerre mondiale contribuera grandement à la popularité de ces personnages, qui combattent les ennemis des Etats-Unis.

II-Le roman graphique

 

Littéralement traduit de l’anglais «graphic novel», le roman graphique

est apparu dans les années 60 aux États-Unis, puis s’est popularisé dans les années 80. Un roman graphique comporte un certain nombre de critères. Il doit avoir le même nombre de pages qu’un roman ou presque (on remarquera d’ailleurs que son format est très ressemblant à celui d’un roman), le noir et le blanc sont souvent préférés aux autres couleurs, le récit est plus littéraire et plus dense que dans la bande dessinée habituelle. Les romans graphiques mêlent autant la fiction que la réalité (comédie, fiction historique, fiction réaliste, fantasy, mais encore le fantastique).

Le premier livre reconnu comme étant un roman graphique est « A contract with god» de Will Eisner, paru chez Barinet en 1987 ; lui succédera «Maus» de Art Spiegelman en 1986.

 

         Farid Boudjellal est l’auteur de plusieurs genres de livres, notamment des romans graphiques. Celui-ci s’est inspiré de l’immigration afin de réaliséerplusieurs œuvres comme par exemple «Petit Polio». Ce roman raconte l’histoire de Mahmoud Slimani à 6 ans, dit Petit polio. On est en 1958, et la guerre d’Algérie occupe une grande partie des esprits. Farid Boudjellal s’est inspiré de son enfance toulonnaise afin d’écrire «Petit Polio». Dans ce roman, nous retrouvons le quotidien d’un enfant, c’est-à-dire les joies, les peines, la famille, enfin le handicap, qui, pour Mahmoud, occupe une très grande place.

III -L’autobiographie et la BD-reportage

 

 

La BD autobiographique :

Les bandes dessinées autobiographiques sont (de plus en plus) nombreuses sur le marché et peuvent susciter l’intérêt des lecteurs, adolescents et adultes.
Souvenirs d’enfance, parcours de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, récits d’événements personnels mêlés ou liés à des événements historiques, qu’ils soient teintés de nostalgie ou narrés sur un ton humoristique avec le recul de l’âge adulte, les origines variées des auteurs  permettent en plus de mener des recherches intéressantes sur le contexte géographique, historique ou politique.

Comme BD autobiographique on peut citer :

Marzi en 6 tomes (« Marzi », ce sont de courts récits qui parlent d’un pays encore bien méconnu, la Pologne d’avant, puis d’après, la chute du Mur, et vue par les yeux d’abord d’une enfant, puis d’une adolescente et enfin d’une étudiante).

Persepolis 4 tomes (voir résumé détaillé dans le pearltrees).

-Ma mère était une très belle femme (L’auteure a passé son enfance en Afrique du Sud, à l’époque de la ségrégation raciale, lorsque les blancs avaient la suprématie dans les différents niveaux de pouvoir. Elle s’interroge sur la ségrégation mais aussi sur les mécanismes d’un système provoquant le racisme).

– La vie de Pahé 2 tomes (Récit drôle et acerbe sur l’enfance de l’auteur en Afrique, suivie de son arrivée en France).

Il existe encore un très grand nombre d’oeuvres autobiographiques, que nous, ne citerons pas ici.

 

La BD-reportage :

La BD-reportage traite un sujet d’actualité, de société ou historique, en images et en bulles. Elle devient un véritable genre au début des années 90 avec la publication de « Palestine » de Joe Sacco en 1993. Il est considéré come l’inventeur du genre, même s’il avait été esquissé par les dessinateurs américains Robert Crumb ou Will Eisner dans les années 60 et 70.
Joe Sacco a la particularité d’être à la fois journaliste et auteur de bandes dessinées, ce qui lui donne la reconnaissance du grand public mais aussi celle de ses pairs. Il est parti en mission entre décembre 1991 et janvier 1992 afin de se rendre dans les territoires palestiniens et rendre compte de la situation. Depuis ce journaliste américain arpente les territoires en guerre et restitue ses reportages en bandes dessinées. En 2011, il reçoit le prix France-Info pour « Gaza 1956, en marge de l’Histoire ».
La revue XXI, créée en 2008, a fait de la BD-reportage une de ses spécificités. Disponible seulement en librairie, ce journal indépendant ne contient aucune publicité et consacre chaque trimestre trente pages de reportages en BD.

Comme BD reportage on peut citer :

Les œuvres citées sont nominés pour le Prix France Info 2014

– Ainsi se tut zarathoustra

-Clichés de Bosnie, bosanska slika

-Enquêtes générales : immersion au cœur de la brigade de répression du bandidtisme

-Les gens normaux : paroles lesbiennes, gay, bi, trans

– Mon ami dahmer

-Le printemps des arabes

 

Caroline, Victoire, Hugo, Romain


Feb 20 2014

Le roman graphique

Publié par Les Premières dans Exposés sur la BD      

En quoi le roman graphique révolutionne-t-il la bande-dessinée ?

   

        La bande-dessinée a longtemps souffert de sa mauvaise réputation : décrite comme violente et destinée aux analphabètes, elle a parfois été censurée. En effet, elle est, depuis sa création par Rodolphe Töpffer au XIXème siècle, considérée comme inférieure par la littérature que l’on pourrait considérée plus conventionnelle. Mais depuis les années 70, la bande dessinée s’est affirmée dans le monde de la culture, se rendant ainsi légitime en temps que style/catégorie littéraire.

        Cela grâce à un nouveau genre : le roman graphique. Le roman graphique a donc révolutionné la bande dessinée. Mais qu’est ce qui le rend si particulier ? Nous étudierons d’abord ses origines, ses caractéristiques qui le différencient de la bande dessinée plus conventionnelle puis nous vous présenterons les évolutions du roman graphique à travers quelques titres.

I – Origines et caractéristiques du roman graphique

 A – L’origine du roman graphique

Le roman graphique est la traduction littérale de l’américain grafic novel. Ce terme a pour la première fois été employé en novembre 1964 par Richard Kyle qui était critique littéraire pour le fanzine Capa-Alpha – un fanzine est un magazine diffusé de manière restreinte par des passionnés, ici de bande dessinée. Dans cette revue, Kyle disposait de sa propre rubrique : « Wonderworld » où il expliqua aux lecteurs son choix de désormais employer le terme de grafic novel pour désigner toutes les bandes dessinées de type nouveau qui étaient plus longues, plus travaillées, plus sérieuses que les albums de l’époque. L’auteur considérait que le terme « comic » traînait des préjugés. Le critique d’art souhaitait en effet différencier la bande dessinée artistiquement sérieuse des comics.

      Car dans les années 60, la bande dessinée est encore considérée comme enfantine et humoristique. En employant l’expression grafic novel, Kyle permet d’ouvrir un nouveau champ à l’ère de la bande dessinée qui ne reposait que sur les comic books à cette époque là.

En France, la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l’enfance et à l’adolescence est créée en 1949. Elle censure la violence et l’apparition d’armes et réduit donc surtout la publication de bandes dessinées étrangères. Néanmoins certains s’opposent à cette prohibition.

Revue (A suivre). N°1 de février 1978. Première de couverture

      La revue (À suivre) est la première à la fin des années 70 à s’ériger en tant que représentante du roman graphique qui donne à la bande dessinée une plus grande liberté d’écriture et d’expression. La revue, par son nom, voulait appuyer sur le fait que les longues bandes dessinées étaient d’abord publiées par bout dans des magazines mensuels ou hebdomadaires ce qui amenait le lecteur à attendre le numéro suivant. (À suivre) affichait aussi depuis le premier numéro sa volonté de passer la bande dessinée au rang de réel genre littéraire reconnue par ses pairs.

     C’est donc dans les années 80 que le roman graphique explose en France même si quelques auteurs avaient auparavant publié des ouvrages qui n’avaient tout de même pas eu le même impact qu’il y a 30 ans.

 

B – Les caractéristiques qui le différencient du genre traditionnel

1) Une véritable ambition littéraire (le fond)

     Art Spiegelman, auteur de Maus, disait : « Un roman graphique est une bande dessinée qui nécessite un marque-page. » La définition d’un roman graphique repose en partie sur celle-ci : les romans graphiques, dans leur grande majorité, sont, en effet, des livres volumineux et il est vrai que ce sont, la plupart du temps, des bandes dessinées, c’est-à-dire une histoire racontée avec des dessins accompagnés de textes.

     Mais le roman graphique ne se résume pas simplement à ça. En effet, l’auteur de roman graphique ajoute souvent une part de réflexion afin que le lecteur ne soit pas seulement face à un quelconque livre mais qu’il puisse aussi y trouver un intérêt autre que celui de se divertir, un sens plus profond et recherché. Le lecteur à qui ce genre s’adresse est un public adulte que le graphisme particulièrement travaillé étonne. À l’origine, le roman graphique fut créé, aux États-Unis, pour distinguer ce type de roman de celui du neuvième art classique / traditionnel, c’est-à-dire le comic strip de l’époque dans une volonté de rendre ce type de roman moins infantile et plus littéraire.

   Le tout premier roman dit graphique fut publié par Will Eisner, considéré comme le père du roman graphique, en 1978, et est intitulé Un contrat avec Dieu. Il relate une histoire fortement inspirée par la vie de son auteur : l’autobiographie est en effet une autre des caractéristiques du roman graphique. De fait, ils transcrivent souvent la vie du romancier ou des visions très personnelles de l’auteur. Sur le fond, le roman graphique a donc une véritable ambition littéraire.

2) Un nouvel esthétisme (la forme)

     Outre toutes ces caractéristiques, le roman graphique possède aussi un esthétisme particulier. En effet, la majorité des romans graphiques ne sont pas en couleurs mais le noir et le blanc y sont privilégiés. Outre le noir et le blanc, les auteurs/dessinateurs de romans graphiques utilisent des tons de couleurs unis pour leurs planches afin de transmettre telle ou telle émotion. Les volumes sont imprimés sur du papier plus épais que les albums traditionnels 48CC (cartonnés couleurs). La taille, comme dit précédemment, est aussi caractéristique du roman graphique ; la majorité de ceux-ci sont des tomes uniques, pour s’opposer aux longues séries auxquelles s’attachent les auteurs de bande dessinée.

II – Les évolutions du roman graphique à travers quelques titres

A – Les débuts aux États-Unis à la fin des années 70 : Will Eisner

Will Eisner. Un pacte avec Dieu. Première de couverture

Will Eisner était un auteur de multiples romans graphiques et le précurseur du genre au cours du XXème siècle. Will Eisner était le fils d’immigrants juifs : ses expériences et ses écrits tournent donc beaucoup autour de cette vie passée remplie de changements et le sujet constitue d’ailleurs la principale source d’inspiration de la plupart de ses romans graphiques. En 1978, il publie le livre qui deviendra fondateur de la bande dessinée destinée aux adultes : Un pacte avec Dieu qui raconte son enfance dans le Bronx ,à travers une fiction. Au cœur de la tempête est une autre de ses œuvres phares : elle raconte explicitement la vie de son père juif en Autriche et son exil à travers la vie de Willy, autrement dit Will Eisner. Ainsi, il est le pionnier du roman graphique, celui qui a installé les bases et sur qui ses héritiers s’inspirent. Art Spiegelman en est un.

B – Au milieu des années 80 : Art Spiegelman

Art Spiegelman. Maus. Première de couverture

Arthur Spiegelman, dit Art Spiegelman, est un des dessinateurs de bande dessinée américains le plus connu à travers le monde. Sa pièce maîtresse, Maus, relate la déportation de son père dans le camps d’extermination d’Auschwitz-Birkenau et raconte la Shoah en s’appuyant sur les témoignages de celui-ci. Maus, (traduit de l’allemand par souris), retrace la vie de Vladek, le père de Spiegelman, pendant la Seconde guerre mondiale en représentant les Allemands nazis en chats et les Juifs en souris pour les opposer radicalement ; ainsi que les Français en grenouilles, les Américains en chiens et les Polonais en porcs . En deux tomes, il raconte sa fuite, Auschwitz puis l’exil à New York, alternant passé et présent.

     En 1992, le livre reçoit un accueil triomphal et le prix Pulitzer lui est attribué ce qui marque un tournant dans l’histoire de la bande dessinée car aucune bande-dessinée auparavant ne s’était vu décerner un prix. L’histoire est narrée en noir et blanc :  »couleurs » prédominantes du roman graphique.

C – Fin des années 90 : Posy Simmonds

Posy Simmonds. Gemma Bovery. Première de couverture

Rosemary Elizabeth Simmonds ou Posy Simmonds est une des figures féminines de l’ère du roman graphique. En effet, sa toute première œuvre Gemma Bovery publiée en 1997, est visiblement inspirée par celle de Gustave Flaubert. Elle a d’abord été publiée dans le journal The Guardian avant de paraître sous forme d’épaisse bande dessinée. Quand on lui demande une définition de son graphisme, elle répond que « C’est un roman illustré !», exactement dans l’optique de ce que faisait Will Eisner ; entre textes et dessins ; avec une place pour l’image aussi importante que celle que le texte peut prendre.

On peut, par exemple, voir ci-dessus une de ses planches, où il y a des parties dessins et d’autres seulement remplies de textes. Cette façon très particulière d’agencer la planche de bande dessinée, typique de Posy, a amené une nouvelle vision du roman graphique et une spécificité en plus pour ce genre à part qu’il constitue.

D – Le roman graphique aujourd’hui : Thierry Murat

Thierry Murat, Anne-Laure Bondoux. Les larmes de l’assassin. Première de couverture

Thierry Murat est un auteur de bande dessinée et un illustrateur français. Les larmes de l’assassin, paru en 2011, est une adaptation écrite en collaboration avec l’auteure du roman d’origine, Anne Laure Bondoux. Dans cette version en bande dessinée, Murat a utilisé principalement des couleurs sombres telles que le noir, le gris ou encore l’ocre pour illustrer l’obscurité de la nuit, le froid de l’hiver ou au contraire la chaleur de l’été. Cependant, le rouge est employé à de nombreuses reprises pour représenter la violence et bien sûr, le sang. Les « bulles » ordinairement privilégiées dans les bandes dessinées, ont laissé place à des phrases brèves, situées en dessous des vignettes. Les plans rapprochés permettent de retranscrire au mieux les émotions des personnages. On peut ainsi discerner la peur, la tristesse ou la joie à travers les visages de ces personnages. Ainsi, cette bande dessinée reprend les différentes caractéristiques du roman graphique.

Cédric Liano. Amazigh. Première de couverture

Cédric Liano, que nous allons rencontrer en avril, va publier en 2014 son roman graphique Amazigh qui retranscrit l’immigration de Mohammed Arejdal vers l’Europe. Il est un des multiples représentants du roman graphique français d’aujourd’hui. Pour avoir lu en avant-première des extraits de Amazigh, nous vous le conseillons très fortement : courrez l’acheter ! Il sera publié en 2014 aux éditions Steinkis.

Conclusion :

Après avoir révolutionné le neuvième art en s’imposant comme culturellement légitime, la bande dessinée s’est ensuite émancipée. Un genre nouveau a été créée pour une meilleure communication entre adultes et bande dessinée : le roman graphique. Ce tout nouveau type de narration a permis une plus grande liberté d’expression et d’autonomie au scénariste/dessinateur. Des auteurs comme Will Eisner ou Posy Simmonds aux Etats-Unis ont popularisé ce genre et l’ont rendu accessible à un public plutôt adulte. Le roman graphique constitue donc un réel genre littéraire à part, même si on peut le considérer comme une branche de la bande dessinée.

Voilà ! Nous espérons qu’aucun de vos auteurs préférés n’aura été oublié et que vous aurez appréciez la lecture de ce petit exposé qui vous dévoile, à vous néophytes du roman graphique, un genre de bande dessinée particulier et très attrayant !

 

Cécile, Marine, Claire et Aurore

 


Jan 27 2014

Les différents genres de la BD

Publié par carolinechato1 dans Exposés sur la BD      

 En quoi les genres participent ils à l’essor de la bande dessinée ?

I Les comics année 50.

Autrement appelé age d’or de la bande dessinée , cette période est caractérisée par l’apparition des comics book de Max Gaines. L’apparition de superman archétype du super-héros, dans les pages de Action Comics que l’on date le plus souvent le début de cette période.

L’âge d’or s’achève brutalement en 1954 avec la mise en place d’un organisme de contrôle des comics, le Comics Code Authority, qui oblige plusieurs éditeurs à mettre la clé sous la porte. Un jour de juin 1938, Action Comics #1, publié par DC comics, débarque sur les étals des marchands de journaux pour la modique somme de 10 cents.

C’est la première apparition de Superman, personnage créé par deux amis, Jerry Siegel et Joe Shuster. Extra-terrestre seul survivant de sa planète disparue, il porte un costume aux couleurs vives, a des pouvoirs extraordinaires et les utilise pour combattre le crime. Il est le premier super-héros au monde et le succès sera aussi immédiat que colossal. Action Comics se vend à des millions d’exemplaires. Un an après, DC réussit un second coup de maître avec Detective Comics #27, la première apparition de Batman.. Les éditeurs concurrents ne sont pas en reste et veulent tous leur part du gâteau : bien d’autres super-héros sont créés dont Captain America chez Timely Comics (futur Marvel). La seconde guerre mondiale contribuera grandement à la popularité de ces personnages, qui combattent les ennemis des Etats-Unis.  

 

II-Le roman graphique

Littéralement traduis de l’anglais « graphic novel » le roman graphique est apparus dans les années 60 aux Etats-Unis, puis c’est popularisé dans les années 80. Un roman graphique comporte un certain nombre de critères, il doit avoir : le même nombre page qu’un roman ou presque, on remarquera d’ailleurs que son format est très ressemblant à celui d’un roman, le noir et le blanc sont souvent préférés aux autres couleurs, le récit est plus littéraire, plus dense. Le romans graphiques mêlent autant la fiction que la réalité (comédie, fiction historique, fiction réaliste, fantasy mais encore le fantastique).

Le premier livre reconnus comme étant un roman graphique est « a contract with god » de Will Eisner, parus chez Barinet en 1987, lui succéderas « Maus » de Art Spiegelman en 1986.  

Farid Boudjellal est l’auteur de plusieurs genres de livres notamment des romans graphique, celui-ci s’est inspiré de l’immigration afin réalisé plusieurs œuvres comme par exemple « Petit Polio », ce roman raconte l’histoire de Mahmoud Slimani à 6 ans, petit polio en question. On est en 1958, et la guerre d’Algérie occupe une grande partie des esprits.

Ce roman graphique raconte l’histoire de Mahmoud à l’âge de 6ans, petit polio en question. On est en 1958, et la guerre d’Algérie occupe une grande partie des esprits. Farid Boudjellal s’est inspiré de son enfance toulonnaise afin d’écrire « Petit Polio ». Dans ce roman, nous retrouvons le quotidien d’un enfant c’est-à-dire ; les joies, les peines, la famille, le handicap qui, pour Mahmoud occupe une très grand place.

 

III-L’autobiographie et la BD reportage

La BD autobiographique

 Les bandes dessinées autobiographiques sont (de plus en plus) nombreuses sur le marché et peuvent susciter l’intérêt des lecteurs, adolescents et adultes.
Souvenirs d’enfance, parcours de l’enfance jusqu’à l’âge adulte, récits d’événements personnels mêlés ou liés à des événements historiques, qu’ils soient teintés de nostalgie ou narrés sur un ton humoristique avec le recul de l’âge adulte, les origines variées des auteurs  permettent en plus de mener des recherches intéressantes sur le contexte géographique, historique ou politique.

 Comme BD autobiographique on retrouve :

Marzi en 6 tomes (« Marzi », ce sont de courts récits qui parlent d’un pays encore bien méconnu, la Pologne d’avant, puis d’après, la chute du Mur, et vue par les yeux d’abord d’une enfant, puis d’une adolescente et enfin d’une étudiante).

Persepolis 4 tomes (voir résumé détaillé dans le pearltrees).

-Ma mère était une très belle femme ( L’auteure a passé son enfance en Afrique du Sud, à l’époque de la ségrégation raciale, lorsque les blancs avaient la suprématie dans les différents niveaux de pouvoir. Elle s’interroge sur la ségrégation mais aussi sur les mécanismes d’un système provoquant le racisme).

– La vie de Pahé 2 tomes (Récit drôle et acerbe sur l’enfance de l’auteur en Afrique, suivie de son arrivée en France).

Il existe encore un très grand nombre d’œuvres autobiographiques, que nous, ne citeront bien évidemment pas.

La BD reportage

 La BD-reportage traite un sujet d’actualité, de société ou historique, en images et en bulles. Elle devient un véritable genre au début des années 90 avec la publication de « Palestine » de Joe Sacco en 1993. Il est considéré come l’inventeur du genre, même s’il avait été esquissé par les dessinateurs américains Robert Crumb ou Will Eisner dans les années 60 et 70.
Joe Sacco a la particularité d’être à la fois journaliste et auteur de bandes dessinées, ce qui lui donne la reconnaissance du grand public mais aussi celle de ses pairs. Il est parti en mission entre décembre 1991 et janvier 1992 afin de se rendre dans les territoires palestiniens et rendre compte de la situation. Depuis ce journaliste américain arpente les territoires en guerre et restitue ses reportages en bandes dessinées. En 2011, il reçoit le prix France-Info pour « Gaza 1956, en marge de l’Histoire ».
La revue XXI, créée en 2008, a fait de la BD reportage une de ses spécificités. Disponible seulement en librairie, ce journal indépendant ne contient aucune publicité et consacre chaque trimestre trente pages de reportages en BD.

Comme BD reportage on retrouve :

Les œuvres citées sont nominés pour le Prix France Info 2014

– Ainsi se tut zarathoustra

-Clichés de bosnie, bosanska slika

-Enquêtes générales : immersion au cœur de la brigade de repression du bandidtisme

-Les gens normaux : paroles lesbiennes, gay, bi, trans

– Mon ami dahmer

-Le printemps des arabes

-Revenants

-Romain & Augustin,un mariage pour tous

 

Caroline, Hugo, Romain, Victoire