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LE MARIAGE DE FIGARO (I, 1) : RÉPONSES AUX QUESTIONS

  LE MARIAGE DE FIGARO (acte I, scène 1) : RÉPONSES AUX QUESTIONS

 

  1. A.       LES PERSONNAGES PRINCIPAUX.

a)       À quel moment apprenons-nous le nom des personnages ? Est-ce au début, au milieu ou à la fin de la scène ?

Il y a dans cette scène deux personnages principaux, qui ont la même importance puisque, sur les 97 lignes de la pièces, 48 sont prononcées par Figaro et 48 par Suzanne [la ligne 78 étant occupée entièrement par une didascalie]..

Nous [= les spectateurs, car les lecteurs sont informés plus tôt par les didascalies] apprenons leur nom dès le début de la scène :

– à la ligne 2 pour Figaro (« Tiens, Figaro », l. 2) ;

– à la ligne 9 pour Suzanne (« ma petite Suzanne », l. 9.

b)       Quelles autres indications avons-nous sur eux ? Quand l’apprenons-nous ?

Sur eux, nous apprenons que :

– leurs rapports personnels : ils vont se marier le soir même (« Oh ! que ce joli bouquet virginal, élevé sur la tête d’une belle fille, est doux, le matin des noces, à l’œil amoureux d’un époux », ll. 5 à 7) ;

– leur condition sociale : ils sont les serviteurs d’un grand seigneur (« Monseigneur », l. 10) ;

– leur cadre de vie : ils sont logés dans un château (« le comte Almaviva veut rentrer au château », ll. 36-37), et il vont y occuper dès le soir une chambre confortable, située entre celles de leurs maîtres (« la chambre du château  la plus commode et qui tient le milieu des deux appartements », ll. 24-25 ;

-.leur éducation est supérieure à celle qu’ont d’ordinaire les personnes de leur condition sociale : Suzanne apprend le chant (« mon noble maître à chanter », l. 40), activité réservée normalement aux personnes riches, qui ne travaillent pas, et Figaro est un homme d’esprit (« Que les gens d’esprit sont bêtes », l.48).

 

 

  1. B.       LE CADRE SPATIO-TEMPOREL.

c) À quel endroit nous trouvons-nous ? Quand l’apprenons-nous ? Est-ce au début ou au milieu de la scène ?

Nous sommes dans une chambre (« Dans cette chambre ?», l. 11) : nous l’apprenons, par le texte, dès le tout début de la scène.

Mais, si nous  sommes spectateurs, nous l’apprenons avant même que l’action commence, en voyant le décor ; et, si nous sommes lecteurs, en lisant la didascalie initiale : « Le théâtre représente une chambre de malade à demi démeublée ».

d)       Quelles autres indications avons-nous sur le lieu ?

Cette chambre est située entre les deux appartements des maîtres de lieux (« qui tient le milieu des deux appartements », ll. 24-25), dans un « château » (l. 37). Tous ces renseignements nous sont donnés avant le milieu de la scène.

e)       À quel moment se passe cette scène ? Quand l’apprenons-nous ? Est-ce au début, au milieu ou à la fin de la scène ?

Nous sommes le matin et nous l’apprenons dès le début de la scène : « le matin des noces » (l. 6).

 

 

  1. C.       LES AUTRES PERSONNAGES.

f)        Quels sont les autres personnages évoqués ?

Aucun autre personnage n’apparaît sur scène, mais trois autres sont évoqués :

– la comtesse (« Madame », l. 25) ;

– le comte (« Monseigneur », l. 10 ; « le comte Almaviva », l. 36) ;

– Bazile (« le loyal Bazile », l. 39).

g)       Quels rapports entretiennent-ils avec les personnages principaux ?

Le comte et la comtesse sont les maîtres de Figaro et de Suzanne.

Bazile donne des leçons de chant à Suzanne (« mon noble maître à chanter », l. 40) et est chargé par le comte de la convaincre de lui accorder ses faveurs (« Et c’est ce que le loyal Bazile […] me répète chaque jour, en me donnant leçon », l. 39 à 41).

h)       Quels rapports entretiennent-ils entre eux ?

Le comte et la comtesse sont mariés (« sa femme », l. 37), mais il la trompe (« courtiser les beautés des environs »,  ll. 35-36) et la délaisse (« épouses délaissées », l. 83).

Bazile, qui, dans Le Barbier de Séville, était le maître de chant de Rosine (devenue depuis la comtesse Almaviva), est passé au service du comte Almaviva, qu’il seconde dans son libertinage.

[Pour les spectateurs de l’époque, ou pour les spectateurs cultivés d’aujourd’hui, Figaro, le comte Almaviva et la comtesse ne sont pas des inconnus, puisqu’ils ont déjà vu (ou du moins connaissen)t la première pièce de la trilogie, où ils apparaissent : seule Suzanne est un personnage nouveau.]

 

 

  1. D.       L’ACTION.

i)         Que fait Figaro à la ligne 1 ? Dans quel but ?

À la ligne 1, Figaro mesure (« Que mesures-tu donc là, mon fils ? », l. 8) une surface (« Dix-neuf pieds sur vingt-six », l. 1).

Il veut installer un lit (« Je regarde, ma petite Suzanne,  si ce beau lit que Monseigneur nous donne aura bonne grâce ici », ll.9-10).

j)         Que s’est-il passé avant ? Quand l’apprenons-nous ? Est-ce au début, au milieu ou à la fin de la scène ?

Avant, le comte a fait savoir à Suzanne, par l’intermédiaire de Bazile, qu’il recherche ses faveurs (« C’est sur la tienne, entends-tu, qu’il a jeté ses vues » ; « Et c’est ce que le loyal Bazile […] me répète chaque jour, en me donnant leçon », l. 39 à 41).

k)       Que va-t-il se passer, de façon sure, après la scène, d’après les personnages ?

Après la scène, il est sûr que Figaro va chercher à se venger, d’après ce qu’il dit (« Ah ! s’il y avait moyen d’attraper ce grand trompeur, de le faire donner dans un bon piège, et d’empêcher son or ! », l. 66 à 68), et d’après ce que dit Suzanne (« De l’intrigue et de l’argent, te voilà dans ta sphère », ll. 69-70).

l)         Qu’est-ce qui risque se passer, selon Suzanne, après cette scène ?

Selon Suzanne, après cette scène, le comte va tenter d’obtenir ses faveurs (« il la destine à obtenir de moi secrètement, certain quart d’heure, seul à seul », ll. 52-53).


Publié par 20092010faurelettres1es3 le 25 avril 2010 dans Non classé
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