20092010faurelettres1es3
Un nouveau blog sur LeWebPédagogique

PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS DANS LE MARIAGE DE FIGARO (I, 1)

PRINCIPAUX PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS DANS LE MARIAGE DE FIGARO (I, 1)

 

I.                     Type de texte.

Dialogue théâtral.

II.                    Genre littéraire.

? Grand genre : Théâtre.

? Genre : Comédie.

III.                  Situation d’énonciation.

? Double énonciation : le personnage qui parle s’adresse à la fois aux autres personnages, qui se trouvent sur scène, et au public, qui est dans la salle.

IV.                 Thème(s) du texte.

? Scène d’exposition : on fournit au spectateur les élément nécessaires pour comprendre l’action.

? Dialogue, sous forme de badinage, entre deux amoureux qui vont se marier le soir.

V.                   Intertextualité.

? Cette pièce est la seconde d’une trilogie, située entre Le barbier de Séville et La Mère coupable.

? Mozart s’est inspiré de la pièce de Beaumarchais pour faire un opéra du même nom.

VI.                 Situation dans la pièce.

? C’est la première scène de la pièce.

 

 

VII.                Fonction dans la pièce.

? Scène d’exposition.

 

 

VIII.              Les figures de style

a)       Figures d’insistance.

? La répétition.

– « je n’en veux point » (l. 13 et l. 15).

? Le parallélisme.

– Parallélisme ironique : « Monseigneur veut-il quelque chose : il n’a qu’à tinter du sien ; crac ! en trois sauts me voilà rendu » (ll. 27-28) / « quand il aura tinté le matin pour te donner quelque bonne et longue commission, zeste, en deux pas il est à ma porte, et crac, en trois sauts … » (ll. 29 à 31).

? Le chiasme.

– « monsieur le comte Almaviva veut rentrer au château, mais non pas chez sa femme ; c’est sur la tienne, entends-tu, qu’il a jeté ses vues » (ll. 36 à 38).

– « À mon amant aujourd’hui ? […] Et qu’en dirait demain mon mari ?

? L’accumulation.

– « d’attraper ce grand trompeur, de le faire donner dans un bon piège, et d’empocher son or » (ll. 66 à 68).

? L’hyperbole.

– « il n’est rien plus aisé » (ll. 77-78).

– « mille sots coquins l’ont fait » (l. 77).

 

b)       Figures d’opposition.

? L’antithèse.

– « Ce n’est rien d’entreprendre une chose dangereuse, /  mais d’échapper au péril en la menant à bien » (ll. 73-74).

– « Quand cesserez-vous, importun de m’en parler du matin au soir ? » (ll. 90-91) / « Quand je pourrai te le prouver du soir jusqu’au matin » (ll. 92-93).

? L’oxymore.

– « honnête agent de ses plaisirs » (ll. 39-40).

? Le paradoxe.

– « Prouver que j’ai raison serait accorder que je puis avoir tort » (ll. 21-22).

– « Que les gens d’esprit sont bêtes » (l. 48).

 

c)       Figures de substitution.

? L’euphémisme.

– « certain quart d’heure, seul à seule, qu’un ancien droit du seigneur … » (ll. 53-54).

? La litote.

– « ses vues, auxquelles il espère que ce logement ne nuira pas » (ll. 38-39).

 

? L’antiphrase.

– « le loyal Bazile, honnête agent de ses plaisirs, et mon noble maître à chanter » (ll. 39-40).

– « mon mignon » (l. 42).

 

d)       Figures d’équivalence reposant sur l’analogie.

? La métaphore implicite (métaphore in absentia).

– « mon front fertilisé » (l. 61).

 

e)       Figures d’équivalence ne reposant pas sur l’analogie.

? La métonymie.

– « les beaux yeux de ton mérite » (l. 46).

– « les beautés des environs » (ll. 34-35).

? La synecdoque.

– « l’œil amoureux d’un époux » (ll. 6-7).

 

 

 

IX.                  Les sous-entendus.

? Les sous-entendus elliptiques [= qui ne sont pas dits].

– « et crac, en trois sauts … » (l.31) [sous-entendu : « le comte est dans ma chambre »].

– « Bazile ! Ô mon mignon, si jamais volée de bois vert, appliquée sur une échine, a dûment redressé la moelle épinière à quelqu’un … » (ll. 42 à 44) [sous-entendu : « c’est bien à toi que cela va arriver ! »].

– « S’il y venait un petit bouton, des gens superstitieux … » (ll. 64-65) [sous-entendu : « on pourrait croire qu’il te pousse des cornes et que tu es un mari trompé »].

– « Quand je pourrai te le prouver du soir jusqu’au matin » (ll. 92-93) [sous-entendu érotique].

 

 

 

X.                   Les procédés grammaticaux.

 

       a)            L’apostrophe.

? Ce procédé permet d’indiquer facilement au spectateur le nom des personnages et d’éclairer leurs rapports (notamment par l’emploi de termes qui indiquent une grande familiarité):

– « Figaro » (l. 2).

– « ma charmante » (ll. 4-5).

– « mon fils » (l. 8).

– « ma petite Suzanne » (l. 9).

– « mon ami » (l. 35).

– « Ô mon mignon » (l. 42).

– « bon garçon ! » (l. 45).

– « friponne ! » (l. 66).

– « mon petit Fi, Fi, Figaro » (l. 83).

– « importun » (l. 90).

– « monsieur » (l. 95).

 

       b)            Le jeu des pronoms personnels.

? Figaro et Suzanne se tutoient, mais, quand l’un fait semblant d’être fâché avec l’autre, il le vouvoie :

– « Qu’entendez-vous par ces paroles ? » (l. 32).

– « Quand cesserez-vous, importun, de m’en parler du matin au soir, » (ll. 90-91). 

 

        c)            Types et formes de phrases.

? Phrases interrogatives.

Les phrases interrogatives permettent dans une scène d’exposition d’amener le partenaire de celui qui la pose à fournir des informations nécessaires à la compréhension de la situation.

– «Tiens, Figaro, voilà mon petit chapeau : le trouves-tu mieux ainsi ? » (ll. 2-3).

– « Que mesures-tu donc là, mon fils ? » (l. 7).

– « Dans cette chambre ? » (l. 11).

– « Pourquoi ? » (l. 14).

– « Mais encore ? » (l. 16).

– « Si je n’en veux pas dire ? » (l. 19).

– « Es-tu mon serviteur, ou non ? » (l. 22).

– « Eh qu’est-ce qu’il y a ? bon dieu ! » (l. 34).

– « Tu croyais, bon garçon ! que cette dot qu’on me donne était pour les beaux yeux de ton mérite ? » (ll. 45-46).

– « Quel danger ? » (l. 63).

– « La crainte ? » (l. 72).

– « Y a-t-il encore quelque chose là-dessous ? » (l. 81).

– « À mon amant aujourd’hui ? » (l. 86).

– « Quand cesserez-vous, importun, de m’en parler du matin au soir ? » (ll. 90-91).

? Phrases exclamatives et exclamations.

Les phrases exclamatives et les exclamations permettent à la subjectivité des personnages de s’exprimer [= de nous faire comprendre ce qu’ils ressentent].

– « Oh ! que ce joli bouquet virginal, élevé sur la tête d’une belle fille, est doux, le matin des noces, à l’œil amoureux d’un époux ! » (ll. 5 à 7).

– « Oh ! quand elles sont sures de nous ! » (l. 20).

– « zeste ! » (l. 26).

– « crac ! » (l. 28).

– « bon Dieu ! » (l. 34).

– « Bazile » (l. 42).

– « Que les gens d’esprit sont bêtes ! » (l. 48).

– « Tu sais s’il était triste ! » (l. 54).

– « Eh bien ! » (l. 58).

– « Tu ris, friponne ! » (l. 66).

– « Ah ! s’il y avait moyen d’attraper ce grand trompeur,  de le faire donner dans un bon piège, et d’empocher son or ! » (ll. 66 à 68).

– « Hé bien ! hé bien ! » (l. 88).

? Questions oratoires.

 – « Es-tu mon serviteur, ou non ? » (l. 22).

? Phrases emphatiques.

– « c’est sur la tienne […] qu’il a jeté ses vues » (ll. 38-39).

– « c’est ce que le loyal Bazile […] me répète … » (l. 39 à 41).

– « c’est de ta fiancée qu’il veut le racheter aujourd’hui » (ll. 58-59).

– « ce n’est pas la honte qui me retient » (l. 71).

– « d’entrer chez quelqu’un la nuit, de lui souffler sa femme, et d’y recevoir cent coups de fouet pour la peine, il n’est rien plus aisé » (ll. 75 à 77).

– « ce n’est pas ainsi que vous l’avez reçu » (ll. 96-97).

 

 

XI.                  Les registres littéraires [= les tonalités].

? Tonalité comique.

 

————————————————————————————————————————————————————————–

 

 

PLAN DU TEXTE

Première partie (l. 1 à 28) : Figaro et Suzanne se disputent pour savoir s’il faut accepter la chambre qu’on leur propose.

Deuxième partie (l. 29 à 65) : Suzanne explique les raisons de son refus.

Troisième partie (ll. 66 à 77) : Figaro pense à  sa vengeance.

Quatrième partie (ll. 79 à la fin) : Les amoureux se séparent.

 

 

 

 

PROPOSITION DE PLAN POUR UNE LECTURE ANALYTIQUE

 

Question : Quelle est la spécificité de ce texte ? 

 

INTRODUCTION

 

 

DÉVELOPPEMENT

 

I.         C’est une scène de théâtre …

 

a)      Indication explicite de la nature du texte.

Indication « ACTE I, Scène » avant le texte.

 

b)      Présentation du dialogue.

Présentation caractéristique du dialogue de théâtre.

 

c)      Présence de didascalies.

 

 

II.       … et c’est aussi une scène d’exposition.

a)      Indications du cadre spatio-temporel.

 

b)      Indications relatives aux personnages

 

c)      Indicatives relatives à l’action.

 

 

 

CONCLUSION


Publié par 20092010faurelettres1es3 le 25 avril 2010 dans Non classé
Les commentaires sont fermés pour le moment mais vous pouvez faire un trackback.

Les commentaires sont fermés.