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PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS DANS LE MARIAGE DE FIGARO (I, 8)

         PRINCIPAUX PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS DANS LE MARIAGE DE FIGARO (I, 8)

 

 

 

I.                     Type de texte.

Dialogue théâtral.

 

II.                    Genre littéraire.

? Grand genre : Théâtre.

? Genre : Comédie.

 

III.                  Situation d’énonciation.

? Double énonciation : le personnage qui parle s’adresse à la fois aux autres personnages, qui se trouvent sur scène, et au public, qui est dans la salle.

 

IV.                 Thème(s) du texte.

? Le comte fait la cour à Suzanne.

 

V.                   Intertextualité.

? Cette pièce est la seconde d’une trilogie, située entre Le barbier de Séville et La Mère coupable.

? Mozart s’est inspiré de la pièce de Beaumarchais pour faire un opéra du même nom.

 

 

VI.                 Situation dans la pièce.

? Lors des sept scènes précédentes, tous les personnages principaux (sauf la comtesse) sont intervenus et l’exposition a été faite et est maintenant terminées.

 

 

 

VII.                Fonction dans la pièce.

? La scène 8 marque le début du moment où se noue l’action car la présence de Chérubin, caché, dans la chambre de Suzanne va pousser le comte, qui doutera désormais de la vertu de celle-ci, à persévérer dans son dessein d’en faire sa maîtresse.

VIII.              Les figures de style.

a)       Figures d’insistance.

? La répétition.

– « Je n’en veux point, Monseigneur, je n’en veux point » (ll. 20-21).

– « Parle, parle » (l. 18).

 

b)       Figures d’opposition.

? L’antithèse.

– « un tel prix » (l. 30) / « légère faveur » (ll. 30-31).

– « affreux droit » (l. 27) / « droit charmant » (l. 29).

 

c)       Les figures de substitution.

? L’antiphrase.

– « Qui faisait bien de la peine aux filles ! » (l. 28) [le comte laisse entendre ironiquement, en libertin, que cette coutume plaisait aux filles].

 

d)       Figures d’équivalence ne reposant pas sur l’analogie.

? La périphrase.

– « droit du seigneur » (l. 27).

 

 

 

 

IX.                  Les procédés grammaticaux.

 

       a)            L’apostrophe.

? Ce procédé permet d’indiquer facilement au spectateur le nom des personnages et d’éclairer leurs rapports. La différence de position sociale est très marquée.

– Suzanne appelle le comte uniquement par le terme « Monseigneur » (l. 6 et l. 20).

– Le comte appelle familièrement Suzanne par des diminutifs (« Suzon », l. 3 ; « Suzette », l. 29) ou des termes d’affection (« ma chère », l. 18).

 

       b)            Types et formes de phrases.

? Phrases exclamatives.

Les phrases exclamatives et les exclamations permettent à la subjectivité des personnages de s’exprimer [= de nous faire comprendre ce qu’ils ressentent].

– « Ah ! » (l. 1) [l’exclamation marque l’étonnement et la peur que Chérubin soit découvert].

– « Tu es émue, Suzon ! » (l. 3) [l’exclamation marque l’étonnement du comte].

– « Ah ! si j’osais parler ! » (l. 17) [l’exclamation marque l’indignation de Suzanne].

–  « Qui faisait bien de la peine aux filles !  Ah ! Suzette ! ce droit charmant ! » (ll. 28-29) [cette suite d’exclamations marque l’ironie du comte].

 

 

 

X.                   Le lexique.

? Le comte marque sa supériorité sur Suzanne en employant, lorsqu’il s’adresse à elle, des termes hypocoristiques [= termes d’affection utilisant souvent des diminutifs].

– « Suzon » (l. 3).

– « ton petit cœur » (l. 4).

– « ma chère » (l. 18).

– « Suzette » (l. 29). 

 

 

 

XI.                  Les registres littéraires [= les tonalités].

? Tonalité comique.

 

 

 

PLAN DU TEXTE

 

Première partie (l. 1 à 16) :: Le comte expose ses projets à Suzanne.

Deuxième partie (l. 17 à 31) : Polémique entre le comte et Lisette.

Troisième partie (l. 32 à la fin) : Repli du comte.

 

 

 

PROPOSITION DE PLAN POUR UNE LECTURE ANALYTIQUE

 

Question : Le texte suffit-il pour rendre le comique de cette scène ?

 

Introduction.

 

 

I.                     Le texte possède en lui-même une force comique …

a)       Comique de mots.

Par exemple, l’équivoque sur le « devoir des femmes », terme auquel chaque personnage donne un sens différent.

b)       Comique de situation.

Les paroles de Bazile viennent déranger les plans du comte. Le comte annonce so dessein de se cacher derrière le fauteuil, là où nous savons que se trouve déjà Chérubin.

c)       Comique de caractère.

Le comte est le type du libertin cynique, que l’on rencontre beaucoup en littérature au temps de Beaumarchais (par exemple, le Valmont des Liaisons dangereuses).

 

 

II.                    … mais il n’est pas suffisant.

a)       Nécessité des accessoires et du décor.

Le fauteuil, la fenêtre, la robe.

b)       Nécessité des jeux de scène (et donc des didascalies, qui les indiquent).

Comique de gestes (par exemple, Suzanne qui essaie d’empêcher le comte de s’approcher du fauteuil). 

Utilisation du hors-champ (voix de Bazile).

 

 

Conclusion.

 

 

 


Publié par 20092010faurelettres1es3 le 25 avril 2010 dans Non classé
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