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PRINCIPAUX PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS CHAPITRE 30 (ll. 65 à la fin)

 PRINCIPAUX  PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS   

 DANS   L’EXTRAIT DU CHAPITRE 30 (ll. 65 à la fin)      

 

 

 

  1. I.                    Type de texte.

Texte narratif.

 

 

  1. II.                  Genre littéraire.

? Grand genre : Récit.

? Genre : Conte philosophique [= récit non réaliste (contenant des éléments relevant du genre « merveilleux »), à visée argumentative, véhiculant un « message » (littérature engagée)].

 

 

  1. III.                Situation d’énonciation.

Un narrateur extradiégétique [= qui n’appartient à l’univers de l’histoire] raconte, d’un point de vue externe (sauf dans un passage) l’histoire.

 

 

  1. IV.                Thème(s) du texte.

Recherche de la réponse à deux questions métaphysiques :

–          pourquoi Dieu, qui est bon, permet-il l’existence du mal ?

–          quel est le secret du bonheur ?

 

 

  1. V.                  Intertextualité.

? Les œuvres de Leibniz, que Voltaire critique.

? La Genèse [= premier livre de la Bible] : l’épisode du jardin d’Éden [= le Paradis terrestre].

 

 

  1. VI.                Structure du récit.

       a)            Ordre du récit.

? Récit linéaire.

 

       b)            Pauses dans le récit.

? Digressions :

–          « Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente cuisinière » (ll. 126-127).

–          « il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme » (ll129-130).

 

 

  1. VII.              Le narrateur.

             a)      Statut du narrateur.

? Narrateur extradiégétique.

 

             b)      Récit à la  première personne / récit à la troisième personne.

? Récit à la troisième personne.

 

             c)      Focalisation.

? Focalisation externe [le narrateur ne sait ni ce que pensent les personnages et ne voit à travers d’aucun d’eux], sauf dans le passage « Candide, en retournant dans sa métairie, fit de profondes réflexions sur le discours du Turc » (ll. 105-106), où nous avons un point de vue omniscient [le narrateur connaît les pensées des personnages].

 

 

  1. VIII.            Les figures de style

a)      Figures d’insistance.

? La répétition.

– « vous savez » (l. 114 + l.119).

? L’anaphore.

– « si vous n’aviez pas été chassé d’un beau château à grands coups de pied dans le derrière pour l’amour de Mlle Cunégonde, si vous n’aviez pas couru l’Amérique à pied, si vous n’aviez pas donné un bon coup d’épée au baron, si vous n’aviez pas perdu tous vos moutons du bon pays d’Eldorado » (ll.132 à 137).

? L’accumulation.

–          « du kaïmac piqué d’écorce de cédrat confits, des oranges, des citrons, des limons, des ananas, des pistaches, du café de Moka » (ll. 96 à 98).

–          « Églon, roi des Moabites, fut assassiné par Aod ; Absalon fut pendu par les cheveux et percé de trois dards ; le roi Nadab,  fils de Jéroboam, fut tué par Baaza ; le roi Éla par Zambri ; Ochosias, par Jéhu ; Athalia, par Joïada ; les rois Joachim, Jéchonias, Sédécias, furent esclaves. Vous savez comment périrent Crésus, Astyage, Darius, Denys de Syracuse, Pyrrhus, Persée, Annibal, Jugurtha, Arioviste, César, Pompée, Néron, Othon, Vitellius, Domitien, Richard II d’Angleterre, Édouard II, Henri VI, Richard III, Marie Stuart, Charles Ier, les trois Henri de France, l’empereur Henri IV » (l. 110 à 119).

? L’hyperbole.

–          « un derviche très fameux, qui passait pour le meilleur philosophe de la Turquie » (ll65-66).

–          « le meilleur des mondes possible » (l. 132).

b)      Figures d’opposition.

? L’antithèse.

–          « une vaste et magnifique terre » (ll. 100/101) / « vingt arpents » (l. 102).

–          « bien laide » (l. 127) / « excellente cuisinière » (ll. 127-128).

? L’oxymore.

–          « cette catastrophe faisait partout un grand bruit pendant quelques heures » (ll. 81-82). [L’oxymore repose sur l’opposition entre le verbe « faisait » (l.82), qui est à l’imparfait, et marque donc la durée, et son complément circonstanciel de temps « pendant quelques heures » (l.82), qui indique une durée assez brève.

–          « La petite terre rapporta beaucoup » (l. 126).

 

c)       Figures d’équivalence reposant sur l’analogie.

? La comparaison.

–          « aussi curieux que raisonneur » (ll. 85-86).

–          « un sort bien préférable à celui des six rois avec lesquels nous avons eu l’honneur de souper » (ll. 107-108).

 

 

  1. IX.                Les procédés grammaticaux.

 

       a)            Apostrophes.

? Apostrophes simples :

–          « Maître » (l. 67).

–          « mon Révérend père » (l. 70).

–           

       b)            Types et formes de phrases.

? Phrase exclamative.

–          « De quoi te mêles-tu ? » (ll. 69). [Phrase à la fois interrogative et exclamative.]

–          « est-ce là ton affaire ? » (l. 69). [Phrase à la fois interrogative et exclamative.] 

–          « Qu’importe […] qu’il y ait du mal ou du bien ? » (l. 71-72). [Phrase mal ponctuée : il aurait fallu un point d’exclamation.]

? Phrase emphatique.

–          « il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendit service » (ll. 128-129).

 

 

 

 

 

       c)            Progressions thématiques significatives.

? Progression à thème éclaté :

–          « Toute la petite société [hyperthème] entra dans ce noble dessein ; chacun se mit à exercer ses talents. La petite terre rapporta beaucoup. Cunégonde était à la vérité bien laide ; mais elle devint une excellente cuisinière cuisinière ; Paquette broda ; la vieille eut soin du linge ; il n’y eut pas jusqu’à frère Giroflée qui ne rendit service ; il fut un très bon menuisier, et même devint honnête homme » (ll. 125 à 130).

 

       d)            Système des temps (pour les récits au passé).

? Temps de base : passé simple + passé composé. [Système du récit.]

 

       e)            Le discours rapporté.

? Le discours direct :

– Tous les propos rapportés sont au discours direct, à une exception près. Voltaire emploi systématiquement des verbes de présentation (ex. : « et lui dit : », l. 67) ou des propositions incises (ex. : « dit Candide » (l. 70).

? Le discours indirect :

– « Pangloss […] lui demanda comment se nommait le muphti qu’on venait d’étrangler » (l. 85 à 87).

 

 

  1. X.                  Le lexique.

       a)            Niveau de langue :

Niveau soutenu pour Pangloss («  fort dangereuses », l. 104, « pour qu’il y travaillât », l. 122)

– Niveau courant pour les autres.

 

       b)            Termes mélioratifs :

–          « fameux » (l. 65) ; « meilleur » (l. 66) ; « Maître » (l. 67) ; « mon Révérend Père » (l. 70) ; « meilleur » (l. 75) ; « bon vieillard » (ll. 84 et 107) ; « le mauvais café » (l. 98) ; « bonhomme » (l.,87) ; « bon musulman » (l. 99) ; « une vaste et magnifique terre » (ll. 101-102) ; « préférable » (v. 107) ; « grandeurs » (v. 109) ; « supportable » (l. 124) ; « louable » (l. 125) ; « talents » (l. 126) ; « rapporta beaucoup » (l. 126) ; « excellente » (ll. 127-128) ;; « laide » (l. 127) ; « bon menuisier » (l. 130) ; « honnête homme » (l. 130) ; « meilleur » (l. 132) ; « beau » (l. 133).

 

       c)            Termes péjoratifs :

–          « un aussi étrange animal que l’homme » (l. 68) ; « l’ennui, le vice et le besoin » (l.104) ; « dangereuses » (v. 109) ; « assassiné » (l. 111) ; « pendu » (v. 11) ; « percé de trois dards » (l. 111-112) ; « tué » (l.112) ; « esclaves » (l. 114) ; « périrent » (l. 115).

 

       d)            Champs lexicaux :

–          Champ lexical des titres religieux et politiques turcs (titres exotiques) : « derviche » (ll. 65, 69, 75 et 78) ; « Sa Hautesse » (l. 72) ; « vizirs » (ll. 80 et 83) ; « muphti » (ll. 81 et 88).

–          Champ lexical des fruits exotiques : « kaïmac » (l. 96), « cédrat » (l. 96), « oranges » (l. 97) ; « citrons » (l. 97), « limons » (l. 97) ; « ananas » (l. 97) ; « pistache » (l. 97) ; « café de Moka » (ll97-98). [Tous ces fruits, même ceux qui sont devenus courants aujourd’hui, étaient, à l’époque, extrêmement rares et seuls les gens très riches pouvaient se les offrir : le « bon vieillard » a donc à sa table, grâce à son modeste jardin, une abondance de produits que bien peu de gens n’auraient pu se payer alors en France.]

–          Champ lexical de la mort : « assassiné » (l. 111) ; « pendu » (v. 11) ; « percé de trois dards » (l. 111-112) ; « tué » (l.112) ; « périrent » (l. 115).


Publié par 20092010faurelettres1es3 le 13 juin 2010 dans Non classé
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