20092010faurelettres1es3
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PROCÉDÉS LITTÉRAIRES CHAPITRE 3 DE CANDIDE

 PRINCIPAUX  PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS DANS   

 LE CHAPITRE 3 DE CANDIDE  (l. 1 à 37)    

 

 

 

 

  1. I.                    Type de texte.

Texte narratif.

 

 

  1. II.                  Genre littéraire.

? Grand genre : Récit.

? Genre : Conte philosophique [= récit non réaliste (contenant des éléments relevant du genre « merveilleux »), à visée argumentative, véhiculant un « message » (littérature engagée)].

 

 

  1. III.                Situation d’énonciation.

Un narrateur extradiégétique [= qui n’appartient à l’univers de l’histoire] raconte, d’un point de vue externe l’histoire.

 

 

  1. IV.                Thème(s) du texte.

? Critique de la guerre (et indirectement de Frédéric II, roi guerrier).

? Critique des théories de Leibniz.

? Critique de la monarchie absolue.

? Critique de la religion.

 

 

  1. V.                  Intertextualité.

? Les œuvres de Leibniz, que Voltaire critique.

 

 

  1. VI.                Structure du récit.

       a)            Ordre du récit.

? Récit linéaire.

       b)            Traitement du temps.

? Analepse :

– « il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde » (ll. 32 à 34).

? Ellipse :

–    « arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n’oubliant jamais Mlle Cunégonde ; [ ???] Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande » (ll. 27 à 30). [Candide traverse toute  l’Europe d’est en ouest (voyage très long à l’époque), et rien ne nous en est dit.]

 

       c)            Pauses dans le récit.

? Descriptions :

« Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons » (ll. 3-4).

? Digressions :

– « Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’i n’y en eut jamais en enfer. » (ll. 1 à 4).

 

 

  1. VII.              Le narrateur.

 

             a)      Statut du narrateur.

? Narrateur extradiégétique (qui, toutefois, porte  un jugement grâce à l’ironie).

 

             b)      Récit à la  première personne / récit à la troisième personne.

? Récit à la troisième personne.

 

             c)      Focalisation (= point de vue narratif).

? Point de vue interne. [On ne voit et on ne sait que ce que voit et ce que sait Candide.]

 

 

  1. VIII.            Les figures de style

a)      Figures d’insistance.

? L’anaphore.

– « si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné » (l. 1).

? L’accumulation.

– « Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort » (ll. 17 à 22).

? La gradation croissante.

–    «  Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons » (ll. 2-3). [Il s’agit d’une gradation croissante car les instruments ont un son de plus en plus fort.]

–    « Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes » [quatorze à quinze mille hommes, si l’on fait l’addition]. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes.) (ll. 4 à 9).

? L’hyperbole.

–    « Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées » (ll. 1-2

–    « une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. » (ll. 3- 4).

–    « meilleur des mondes » (ll. 5-6).

b)      Figures d’opposition.

? L’oxymore.

– « boucherie héroïque » (ll. 9-10).

– « une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. » (ll.  2-4).

? Le paradoxe.

–          « les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp » (ll. 12-13) [Chaque roi agit comme s’il était vainqueur.]

 

c)       Figures de substitution.

? L’antiphrase.

– « héros » (ll. 20 et 25).

? La périphrase.

– « après avoir assouvi les besoins naturels » (ll. 19-20) [= « après avoir été violées » ? métaphore ironique].

 

d)      Figures d’équivalence reposant sur l’analogie.

? La comparaison.

– « une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. » (ll.  2-4).

– « Candide, qui tremblait comme un philosophe » (ll. 9-10).

 

 

  1. IX.                Les procédés grammaticaux.

 

       a)            Système des temps (pour les récits au passé).

Système du récit (temps de base : passé simple + imparfait).

 

       b)            Le discours rapporté.

? Le discours direct :

Ø

? Le discours indirect :

–    « criaient qu’on achevât de leur donner la mort » (ll. 21-22).

–    « dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien » (ll. 30-31).

? Le discours indirect libre :

Ø

? Le discours narrativisé :

– « Il demanda l’aumône » (l. 35).

 

 

  1. X.                  Le lexique.

       a)            Niveau de langue :

Courant.

 

       b)            Termes mélioratifs : « beau » (l. 1), « leste » (l. 1), « brillant » (l. 1), « bien ordonné » (l. 1), « harmonie » (l. 3), « héroïque » (l. 11).

 

       c)            Termes péjoratifs :

– « enfer » (l. 4), « coquins » (l. 6),  « infectaient » (l. 6), « boucherie » (l. 10),

 

       d)            Utilisation ironique du vocabulaire philosophique :

–    « ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en

 infectaient la surface » (ll. 5 à 7).

–    « La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes » (ll. 7-8). 

–    « qui tremblait comme un philosophe » (ll. 9-10).

–    « il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes » (ll. 13-14).

 

       e)            Champs lexicaux :

Champ lexical de la souffrance : « mort » (l. 14), « mourants » (l. 15), « en cendres » (l. 15), « brûlé » (l. 16), « criblés de coups » (l. 17), « égorgées » (l.18), « sanglantes » (l. 19), « éventrées » (l. 19), « assouvi les besoins naturels » (ll. 19-20), « à demi brûlées » (l. 21), « donner la mort » (ll. 21-22), « des cervelles étaient répandues » (l. 22), « de bras et de jambes coupés » (ll. 22-23)., « membres palpitants » ((l. 26), « ruines » (l. 27), « guerre » (l. 27).

 

 

  1. XI.                Les registres littéraires [= les tonalités].

? Le registre satirique : le passage qui va de la l. 1 à la l. 14 + le passage qui va de la l. 27 à la l. 37.

? Le registre pathétique : le passage qui va de la l. 14 à la l. 27.


Publié par 20092010faurelettres1es3 le 14 juin 2010 dans Non classé
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