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PROCÉDÉS LITTÉRAIRES CHAPITRE 6 DE CANDIDE

 PRINCIPAUX  PROCÉDÉS LITTÉRAIRES UTILISÉS   

  DANS  LE CHAPITRE  6  DE CANDIDE  (ll. 1 à 34)  

 

 

 

 

 

  1. I.                    Type de texte.

? Texte narratif, sauf :

– de la l. 16 à la l. 19 : texte descriptif ;

– de la l. 27 à la l. 34 : monologue.

 

 

  1. II.                  Genre littéraire.

? Grand genre : Récit.

? Genre : Conte philosophique [= récit non réaliste (contenant des éléments relevant du genre « merveilleux »), à visée argumentative, véhiculant un « message » (littérature engagée)].

 

 

  1. III.                Situation d’énonciation.

? Un narrateur extradiégétique raconte au lecteur l’histoire d’un point de vue omniscient [Le narrateur apprend au lecteur des choses que les personnages ne savent pas (au premier paragraphe, par exemple »)].

 

 

  1. IV.                Thème(s) du texte.

? Critique de l’intolérance religieuse.

? Critique des méthodes de l’Inquisition.

? Critique des thèses de Leibniz.

 

 

  1. V.                  Intertextualité.

? Les œuvres de Leibniz, que Voltaire critique.

 

 

  1. VI.                Structure du récit.

       a)            Ordre du récit.

? Récit linéaire.

 

       b)            Traitement du temps.

? Analepse :

– « Après le tremblement de terre qui avait détruit les trois quarts de Lisbonne » (ll. 1-2).

? Ellipse :

–    « incommodé du soleil ; [ ???] Huit jours après » (14-15).

 

       c)            Pauses dans le récit.

? Descriptions :

« la mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n’avaient ni queues ni griffes, mais les diables de Pangloss portaient griffes et queues, et les flammes étaient droites » (ll. 16 à 19).

 

 

  1. VII.              Le narrateur.

             a)      Statut du narrateur.

? Narrateur extradiégétique [= qui n’appartient à l’univers de l’histoire].

 

             b)      Récit à la  première personne / récit à la troisième personne.

? Récit à la troisième personne.

 

             c)      Focalisation.

? Le narrateur raconte l’histoire d’un point de vue omniscient [Le narrateur apprend au lecteur des choses que les personnages ne savent pas (au premier paragraphe, par exemple »)].

 

 

  1. VIII.            Les figures de style

a)      Figures d’insistance.

? L’anaphore et la répétition.

–    « ô, mon cher Pangloss, le plus grand des philosophes, faut-il vous avoir vu pendre sans que je sache pourquoi !  Ô mon cher anabaptiste, le meilleur des hommes, faut-il que vous ayez été noyé dans le port !  Ô Mlle Cunégonde ! la perle des filles, faut-il qu’on vous ait fendu le ventre ! » (ll. 29 à 34).

? Le parallélisme.

–    « l’un pour avoir parlé » (l. 10) / « l’autre pour avoir écouté avec un air d’approbation » (ll. 10-11).

–                      « ô, mon cher Pangloss, le plus grand des philosophes, faut-il vous avoir vu pendre sans que je sache pourquoi ! » (ll. 29 à 31) / « Ô mon cher anabaptiste, le meilleur des hommes, faut-il que vous ayez été noyé dans le port ! » (ll. 31-32) / « Ô Mlle Cunégonde ! la perle des filles, faut-il qu’on vous ait fendu le ventre ! » (ll. 33-34).

? L’accumulation.

–    « Candide fut fessé en cadence, pendant qu’on chantait ; le Biscayen et les deux hommes qui n’avaient point voulu manger de lard furent brûlés, et Pangloss fut pendu » (ll.21 à 24).

–    « épouvanté, interdit, éperdu, tout sanglant, tout palpitant » (ll. 26-27).

? La litote.

– « des appartements d’une extrême fraîcheur, dans lesquels on n’est jamais incommodé du soleil » (ll. 13-14).

? L’hyperbole.

–    « secret infaillible » (l. 6).

–    « extrême fraîcheur » (l.13).

–    « le meilleur des mondes possibles » (ll. 27-28).

–    « le plus grand des philosophes » (ll. 29-30).

–    « le meilleur des hommes » (ll. 31-32).

–    « la perle des filles » (l. 33).

 

b)      Figures d’opposition.

? L’antithèse.

–    « à petit feu » (l. 5) / « en grande cérémonie » (l. 5-6)

–    « la mitre et le san-benito de Candide étaient peints de flammes renversées et de diables qui n’avaient ni queues ni griffes, mais les diables de Pangloss portaient griffes et queues, et les flammes étaient droites » (ll. 16 à 19).

? L’oxymore.

– « un bel auto-da-fé » (l. 4).

– « spectacle de quelques personnes brûlées à petit feu » (l. 5). [Le mot spectacle a une connotation agréable, alors que le groupe nominal « personnes brûlées à petit feu » (l. 5) a une connotation désagréable.]

 

c)       Figures d’équivalence reposant sur l’analogie.

? La métaphore explicite (= métaphore in praesentia).

–    « Ô Mlle Cunégonde [comparé] ! la perle [comparant] des filles ! » (ll. 32-33).

 

d)      Figures de substitution.

? La périphrase.

–    « les sages du pays » (l. 2). [Cette périphrase désigne les théologiens catholiques de l’université de Coimbre.]

–    « des appartements d’une extrême fraîcheur, dans lesquels on n’est jamais incommodé du soleil » (ll. 13-14). [Cette périphrase ironique, qui désigne un cachot, est, en même temps, un euphémisme.]

–    « les deux hommes qui n’avaient point voulu manger de lard » (ll. 22-23). [Cette périphrase, employée à la place de « deux Portugais » (l. 9), permet de rappeler la disproportion entre ce qui est reproché et le châtiment.]

 

 

? L’antiphrase.

–    « les sages du pays » (l. 2). [D’un « sage », on attend une décision rationnelle, alors que celle qui va être prise est de l’ordre de la pensée magique.]

–    « orna » (l. 15).

 

 

 

  1. IX.                Les procédés grammaticaux.

 

       a)            Apostrophes.

? Apostrophes précédées de « ô » :

–    « ô mon cher Pangloss » (l. 29).

–    « Ô mon cher anabaptiste » (l. 31).

–    « Ô Mlle Cunégonde » (ll. 32-33).

 

       b)            Types et formes de phrases.

? Phrase exclamative.

– « Mais, ô, mon cher Pangloss, le plus grand des philosophes, faut-il vous avoir vu pendre sans que je sache pourquoi ! » (ll. 29 à 31).

– « Ô mon cher anabaptiste, le meilleur des hommes, faut-il que vous ayez été noyé dans le port ! » (l.31-32).

– « Ô  Mlle Cunégonde ! la perle des filles, faut-il qu’on vous ait fendu le ventre ! » (ll. 32 à 34).

? Question oratoire.

–    « Si c’est ici le meilleur des mondes possibles, que sont donc les autres ?» (ll. 27-28).

 

       c)            Système des temps (pour les récits au passé).

? Système du récit (temps de base : passé simple + imparfait) : Dans la partie narrative (ll. 1 à 27).

? Système du discours (temps de base : passé composé + imparfait) : Dans le monologue de Candide (ll. 27 à 34).

 

       d)            Le discours rapporté.

? Le discours direct :

– Tout le monologue de Candide (ll. 27 à 34). [Utilisation d’un verbe introducteur : « se disait à lui-même ».]

? Le discours indirect : Ø.

? Le discours indirect libre : Ø.

? Le discours narrativisé : Ø.

? Polyphonie :

– « il était décidé par l’université de Coimbre que le spectacle de plusieurs personnes brûlées à petit feu, en grande cérémonie, est un secret infaillible pour empêcher la terre de trembler » (ll. 4 à 7). [On entend à la fois la voix du narrateur et celle des « sages du pays ».]

 

 

 

  1. X.                  Le lexique.

       a)            Niveau de langue :

? Niveau de langue courant.

 

       b)            Termes mélioratifs :

? « sages » (l. 2), « efficace » (l. 3), « bel » (l. 4), « spectacle » (l. 5), « grande cérémonie » (ll. 5-6), « infaillible » (l. 6), « fraîcheur » (l. 13), « orna » (l. 15), « pathétique » (l. 20), « belle musique » (l. 21), « chantait » (l. 22), « meilleur » (l. 27), « grand » (l. 30),  « cher » (l. 31),  « meilleur » (l. 31), « perle » (l. 33).

 

       c)            Termes péjoratifs :

? « détruit » (l. 1), « ruine » (l. 3), « auto-da-fé » (l. 4), « brûlées » (l. 5), « trembler » (l. 7), « fraîcheur » (l. 13), « incommodés » (l. 14), « flammes » (l. 17 et 19), « griffes » (l. 17et 18), « fessé » (l. 21 et 29), « brûlés » (l. 23), « pendu » (l. 24), « trembla » (l. 25), « fracas » (l. 25), « épouvantable » (l. 25). « épouvanté » (l. 26), « interdit » (l. 26), « éperdu » (l. 26), « sanglant » (l. 26), « palpitant » (ll. 26-27), « pendre » (l. 30), « noyé » (l. 32), « fendu le ventre » (ll.33-34).

 

       d)            Champs lexicaux :

? Champ lexical de la « religion » (catholique) : « auto-da-fé » (l. 4), « université » (l. 4) [à l’époque, les éléments principaux des universités sont les facultés de théologie], « cérémonie » (l. 6), « commère » (l. 9), « san-benito » (ll. 15 et 16), mitres (l. 16), « flammes » (ll. 17 et 19) [il s’agit des flammes de l’enfer], « diables » (ll.  17 et 18), « procession » (ll. 19-20), « sermon » (l. 20), « musique en faux-bourdon » (l. 21) [l’orgue n’est utilisé que pour interpréter de la musique religieuse].

? Champ lexical de la « catastrophe » : « tremblement de terre » (l. 1), « détruit » (l. 1), « ruine totale » (l. 3),  « la terre de trembler » (ll. 6-7), « la terre trembla » (l. 25), « fracas épouvantable » (l. 25).

? Champ lexical du « supplice » : « auto-da-fé » (l. 4), « brûlées à petit feu » (l. 5), « fessé » (l. 21 et 29), « brûlés » (l. 23), « pendu » (l. 24),

 

 

  1. XI.                Les registres littéraires [= les tonalités].

? Registre satirique (utilisation constante de l’ironie) : Les deux premiers paragraphes (ll. 1 à 25).

? Registres lyrique (expression de la douleur) et pathétique (compassion du lecteur pour les personnages) : Dans le monologue de Candide.


Publié par 20092010faurelettres1es3 le 15 juin 2010 dans Non classé
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