Le roman et ses personnages" />

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LE POINT DE VUE

Il existe trois sortes de point de vue :

Le point de vue omniscient : le narrateur sait tout et raconte tout au lecteur (omnis = « tout » en latin).  Il n’est pas un personnage de l’histoire (on raconte donc à la troisième personne) mais il connaît les pensées des personnages, leur vie passée et parfois future, les événements cachés. Il donne aussi parfois son avis sur les événements.

Le point de vue externe : Le narrateur n’est pas un personnage de l’histoire, il reste neutre, ne renseigne pas le lecteur sur les pensées des personnages, ne donne pas son avis. Il raconte la scène (à la troisième personne) comme si elle était filmée.

Le point de vue interne : l’histoire est racontée à travers le regard d’un personnage. Le lecteur sait tout ce qu’il fait, dit et pense.
Deux possibilités :
– le narrateur et le personnage ne font qu’un : le récit est à la première personne.
– le narrateur n’est pas un personnage de l’histoire mais, dans le cas des descriptions par exemple, l’objet de la description est perçu par un des personnages. Le narrateur s’efface derrière le regard d’un personnage. Le récit est à la troisième personne.


Publié le 13 décembre 2009 par 20092010faurelettres1es3 dans Leçons sur le roman
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DISCOURS INDIRECT LIBRE ET POLYPHONIE

Le discours indirect libre est un type de discours indirect implicite.

Sa particularité est de ne pas utiliser de verbe introducteur (parler ou dire), autrement dit, la proposition subordonnée contenant l’énoncé cité, se retrouve privée de proposition principale, tout en conservant des caractéristiques grammaticales qui la distingue du discours direct (les temps verbaux notamment)

Dans le discours indirect libre, la voix du personnage et celle du narrateur s’enchevêtrent, de sorte qu’on ne sait jamais parfaitement si c’est le narrateur ou le personnage qui parle (on parle d’ailleurs à ce propos de superpositions de voix, ou encore, de  polyphonie). Néanmoins, il n’est pas introduit à l’aide de ponctuation, ce qui a pour effet la fluidité du récit et des voix.

« Le professeur se mit alors en colère. Il ne supportait plus la paresse de son élève. Il finirait par ne plus s’en occuper si celui-ci trouvait sans arrêt des excuses pour ne pas faire ses devoirs »

« Il met bas son fagot, il songe à son malheur. / Quel plaisir a-t-il eu depuis qu’il est au monde ? » (Jean de La Fontaine,  La Mort et le Bûcheron)

[Les textes soulignés sont dans le discours indirect libre.]


Publié le 6 décembre 2009 par 20092010faurelettres1es3 dans Leçons sur le roman
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LA VOIX NARRATIVE

La voix narrative n’est pas la voix de l’auteur. Elle est créée par l’auteur, au même titre que l’intrigue.

Elle peut se borner à énoncer les phrases du récit.

Elle peut aussi commenter, juger, ou déléguer sa fonction à un acteur de la diégèse (= l’univers fictif créé par l’auteur) : c’est-à-dire qu’un personnage du récit prend la parole et se met à raconter à son tour.

Toujours, elle est repérable grâce aux expressions déictiques (= celles qui ne peuvent se comprendre que si on connaît la situation d’énonciation, comme ici  ou je) ou aux marques de la subjectivité (= ce qui se passe dans l’esprit du narrateur).


Publié le 6 décembre 2009 par 20092010faurelettres1es3 dans Leçons sur le roman
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