Quand le rythme scolaire conduit à l'essoufflement

Lucille est une adolescente de 17 ans, élève de première ES dans un grand lycée parisien. Depuis la troisième, ses résultats sont en chute constante, et le passage en première s’est fait sous la pression de ses parents qui pensaient qu’un redoublement serait inutile.

Epaulée par de nombreux professeurs particuliers, non seulement en semaine mais aussi le week end, Lucille tente de faire face aux exigences de ses parents et à celles de son établissement qui impose aux élèves un rythme très soutenu et un niveau très élevé. Ne posant aucun problème de comportement, respectant ses enseignants, elle souhaiterait elle-même obtenir de meilleurs résultats, mais le travail qu’elle fournit reste insuffisant pour combler ses lacunes.

Fragilisée par le rythme, la pression et les mauvais résultats obtenus, Lucille apparaît exténuée et se plaint d’ailleurs de fatigue et de somnolences, que ses parents imputent à de la passivité et à un manque de motivation, en dépit de ses nombreux centres d’intérêt extra-scolaires. Incapable de se protéger, Lucille subit ainsi l’autorité parentale et scolaire dont elle souffre et qu’elle perçoit comme injuste, sans jamais la contester cependant.

Son propre désir d’apprendre et de réussir semble en effet avoir été supplanté par celui de ses éducateurs, qui agitent les fils de cette élève-marionnette, incapable de réclamer à ses parents (qu’elle assimile à « des chiens sur un bout de viande »), ou au lycée (qu’elle compare à un « lieu de massacre »), un temps de récupération physique et narcissique nécessaire.

Car le rapport au temps apparaît crucial dans l’itinéraire de cette adolescente : les exigences élitistes de l’institution et l’inquiétude légitime de ses parents s’opposent au rythme plus souple dont elle aurait besoin pour retrouver le plaisir et le désir d’apprendre.

Le fait qu’elle abandonne son projet de redoublement pour quitter au plus vite un lycée qu’elle abhorre, tout en sachant pertinamment qu’elle souffrira encore plus en terminale,  illustre parfaitement l’absurdité d’une vision trop lisse et trop linéaire du parcours scolaire qui conduit au dégoût de l’école et parfois même de soi.

Nathalie Anton

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