The Social Emotional Learning, ou l’apprentissage socio-émotionnel à l’école,

Voici l’interview que j’ai réalisée pour le Lycée Français de New York sur l’apprentissage socio-émotionnel à l’école, auprès de Ron Astor, professeur d’université à l’USC School of Social Work and USC Rossier School of Education (Los Angeles).

L’article est en anglais pour les plus courageux, mais révèle que cet apprentissage qui met les élèves sur la voie du succès scolaire, ferait également d’eux de meilleurs citoyens. Comme l’explique Ron Astor, « l’apprentissage social et émotionnel dans les écoles (SEL) enseigne les compétences dont nous avons tous besoin pour nous comporter de façon éthique et respectueuse, avec les autres et nous-mêmes. Il aide les élèves à reconnaître et à gérer leurs émotions, à prendre des décisions responsables, établir des relations positives et respectueuses, résoudre les conflits, agir avec honnêteté, équité et coopération. »

Rappelant que « promouvoir l’éducation à la citoyenneté n’est nullement en contradiction avec d’autres objectifs éducatifs« , il ajoute que  » certaines études ont démontré que l’enseignement socio-émotionnel peut améliorer les résultats scolaires, diminuer le niveau de stress psychologique, les problèmes de comportement, et améliorer les relations entre les élèves ». Cet apprentissage contribue en effet à favoriser un environnement d’apprentissage sûr. « Ce sont des valeurs qui doivent être visibles, promues, et partagées par l’ensemble de la communauté scolaire. »

Pour développer l’acquisition des compétences socio-émotionnelles, Ron Astor explique que « les écoles peuvent favoriser des activités telles que le tutorat par les pairs, les clubs, le service communautaire, les campagnes de santé dirigées par des pairs, des compétitions sportives… » Bref, tout ce qui améliore la vie sociale et affective globale d’une école : « Une école centrée sur l’apprentissage social et émotionnel encourage l’élève à obtenir A + à ses résultats, mais aussi un A + d’ami et de citoyen« .

L’apprentissage socio-émotionnel doit être une politique d’établissement et ne pas être cantonné à l’éducation civique, où l’exposé se fait de manière théorique. Tous les éducateurs doivent pouvoir se sentir soutenus et encourager pour le promouvoir : « l’apprentissage social et émotionnel peut être intégré dans les matières scolaires telles que des cours de littérature ! Beaucoup de romans parlent d’amour, de haine, de trahison, de désespoir … Utilisons-les pour aborder avec les élèves leur ressenti face à ces questions (…). On peut apprendre beaucoup sur la situation sociale et affective actuelle des élèves à travers l’étude des classiques ».

Voici de nouveau le lien vers l’interview originale, dans laquelle vous en trouverez d’autres pour des sites consacrés exclusivement à ce sujet :

http://life.lfny.org/2013/05/10/a-conversation-about-social-emotional-learning/

Enjoy your reading !

Nathalie Anton

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