Il faut dormir pour réussir !

Les journées s’allongent, les nuits raccourcissent, les examens approchent, la charge de travail s’accroît… Et le sommeil souvent en pâtit.

Pourtant, dormir est indispensable pour réussir, même si les adolescents l’associent souvent à une perte de temps. Cette petite vidéo de 5 minutes en anglais, sous-titrée en français les aidera à comprendre combien le sommeil favorise la concentration et la mémorisation :

http://ed.ted.com/lessons/the-benefits-of-a-good-night-s-sleep-shai-marcu

N’oublions pas que les adolescents ont besoin de nombreuses heures de sommeil, 9 heures par nuit selon certains neurologues. Or, si vous interrogez vos ados sur leur temps de sommeil, ils vous répondront parfois 6 heures voire moins… Et dormir plus le weekend ou pendant les vacances ne leur permettra pas de rattraper totalement les heures perdues !

Il est donc important de discuter avec eux de l’importance du sommeil, tout en veillant soi-même en tant que parents à ne pas leur envoyer de messages contradictoires (café le soir, écrans dans la chambre, travail tardif et lever aux aurores…), et en tant que professeurs à ne pas les surcharger de travail à la maison…

Parce que si l’on regarde les effets du manque de sommeil, au-delà même de la mémorisation et de la concentration, on comprend vite qu’il s’agit de la santé physique et mentale de nos enfants qui est ici en jeu :

http://www.huffingtonpost.fr/2014/01/12/manque-de-sommeil-effets-terrifiants-infographie_n_4583755.html

Les conséquences exposées sont si alarmantes que cela  nous empêcherait presque de dormir… Et pourtant !

Nathalie Anton

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L'estime de soi à l'adolescence

J’aimerais partager aujourd’hui la lecture d’un article consacré à l’estime de soi à l’adolescence, publié dans Le Journal des Psychologue d’octobre 2014 et rédigé par Emeline Bardou, Docteur en psychologie et chargée d’enseignement et de recherche à l’université de Toulouse Jean-Jaures.

Cette psychologue explique tout d’abord que «les origines de l’estime de soi résident dans  la façon dont l’individu perçoit ce que les personnes importantes à ses yeux pensent de lui, c’est à dire qu’elle est en partie construite par le regard d’autrui.»

Revenant à l’étymologie du verbe «estimare» («évaluer»), elle définit l’estime de soi comme «valeur que l’on accorde à soi-même» au regard de différents domaines, tels que, chez les enfants de 8 ans par exemple, la compétence scolaire, la compétence sportive, l’acceptation sociale, l’apparence physique et les comportements ou conduites adoptées.

Elle rappelle alors que l’estime de soi «a des retentissements sur le comportement, intervenant de façon prépondérante dans l’adaptation psychosociale d’un sujet, sur son humeur, sur sa personnalité, sur sa capacité de faire face au stress et sur son épanouissement personnel.»

Or, les études montrent que «l’estime de soi devient moins positive au début de l’adolescence (vers douze-treize ans), particulièrement chez les filles, pour devenir, par la suite, graduellement plus élevée au cours de l’adolescence.»

Cette diminution de l’estime de soi à cette période serait «davantage liée aux changements scolaires et aux changements pubertaires simultanés», les garçons étant peut-être moins touchés selon elle en raison de «la valorisation culturelle de la masculinité, poussant les hommes à s’affirmer et à vivre de façon indépendante.»

L’auteure, indépendamment de cette différence entre les filles et les garçons, souligne la fragilité que peuvent ressentir tous les jeunes entrant dans l’adolescence, insistant sur le fait que «le monde dans lequel nous vivons n’a jamais demandé autant d’estime et de confiance en soi (…) comprenant, entre autres, une centration sur la singularité de la personne, sur l’ego, et les notions de performances, de rentabilité, de compétitivité.»

l semble donc tout à fait important que les éducateurs, parents et professeurs, aient à l’esprit combien cette période peut être particulièrement délicate pour les jeunes adolescents.

Nathalie Anton

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Rapport sur le mal être des adolescents en France

Je partage aujourd’hui avec vous un article paru le 23 septembre dernier sur Lemonde.fr., rapportant les données recueillies par l’UNICEF au cours d’une enquête menée auprès de 7000 adolescents français de 12 à 18 ans.

Je n’ajouterai rien pour le moment à cet état des lieux rendu au gouvernement, si ce n’est que le partenariat entre les familles et l’école est crucial pour repérer et accompagner au mieux les adolescents en souffrance.

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