Redynamisons nos ados !

capture d_e?cran 2019-01-09 a? 17.16.55Coup de mou, démotivation, fatigue…  Les élèves arrivent souvent sur les rotules à la fin du premier trimestre, et comme les vacances de Noël ne sont pas toujours de tout repos, la reprise peut s’avérer difficile… Voici quatre conseils pour aider nos ados à aborder la nouvelle année d’un pas plus énergique !

Favoriser un sommeil de qualité

D’après une enquête menée auprès des 15-24 ans par l’Institut national du sommeil et de la vigilance et publiée le 17 décembre dernier, 88% des jeunes se sentent en manque de sommeil. Pas étonnant quand on sait qu’ils ont besoin à cet âge de 8 à 10 heures de sommeil par nuit alors qu’ils déclarent, en semaine, ne dormir en moyenne que 7h17 ! Les conséquences sur leur santé morale et physique ainsi que sur leurs performances scolaires se traduisent par de l’irritabilité, un sentiment de tristesse, de la nervosité et/ou un manque de concentration. Informer les ados de l’impact du sommeil sur leur épanouissement peut les convaincre à prendre de bonnes habitudes : se coucher à heure régulière, éviter dès l’après-midi les boissons excitantes comme le thé ou le café, bannir du lit les écrans, veiller au calme et à l’obscurité de la chambre, opter pour la lecture d’un livre pour favoriser l’endormissement, aller se coucher aux premiers signes de fatigue… sont ainsi des pistes à explorer pour que les nuits gagnent en qualité.

Bouger !

D’après le programme national nutrition santé, il est recommandé aux adolescents de 12 à 17 ans de s’adonner chaque jour à une activité d’intensité modérée et/ou élevée d’au moins 1 heure. Non seulement cette pratique améliore la qualité du sommeil évoquée précédemment, mais elle fait baisser le stress, augmente le sentiment de bien-être, accentue les capacités de mémorisation, renforce la tonicité et stimule le système immunitaire… Plus question, donc, de laisser les ados plus de deux heures d’affilée assis devant un livre ou un écran ! Marcher, faire du vélo, monter les escaliers, pratiquer un sport, passer l’aspirateur (!) sont paradoxalement des remèdes à suivre pour prévenir la fatigue physique et morale.

 Manger équilibré 

Pour être bien dans son assiette, il faut veiller à ce que l’on y met, surtout en période de croissance ! Une alimentation équilibrée permet d’éviter les carences : on pense ainsi au calcium ou à la vitamine D pour le développement osseux, ou au fer pour les jeunes filles qui peuvent se sentir anémiées lors de leurs règles. Afin d’avoir de l’énergie tout au long de la journée, il faut conseiller aux jeunes de privilégier les sucres lents et les protéines, et les encourager à respecter les 4 repas quotidiens. Le petit-déjeuner est trop souvent négligé à cet âge, alors même qu’il est fondamental pour aborder une longue matinée après le jeûne de la nuit ! Pour mémoire, une enquête menée en 2014 par l’Organisation mondiale de la santé auprès des collégiens en France révélait que seuls 57% d’entre eux petit-déjeunaient chaque matin… Coup de barre assuré, surtout si l’on cède à l’envie de grignoter des aliments gras ou sucrés, propices à la prise de poids et à la fatigue !

 Changer d’état d’esprit !

Les notes et les appréciations du bulletin du premier trimestre ont peut-être mis à mal la motivation de certains ados. Pour lutter contre le défaitisme, il faut les aider à adopter ce que la psychologue américaine Carol Dweck appelle un « growth mindset », c’est-à- dire un état d’esprit dynamique, par opposition au « fixed mindset », ou état d’esprit fixe. Si un jeune est persuadé que le capital d’intelligence est déterminé à la naissance, à quoi bon fournir des efforts quand on n’y arrive pas ? A l’inverse, s’il s’appuie sur les découvertes des neuroscientifiques démontrant la plasticité cérébrale, il sait que les connexions neuronales ne cessent d’évoluer au cours des apprentissages. Dès lors, la difficulté n’est plus perçue comme un coup d’arrêt, mais un défi à relever ! Ainsi, un état d’esprit dynamique transforme le fatalisme en optimisme : « Je n’ai pas compris le cours. » versus « Je n’ai pas encore compris mon cours ! » ; « C’est trop dur. » versus « Ca va sans doute prendre du temps ! » ; « Je ne peux pas faire mieux. » versus « Je peux toujours progresser ! » Un bon plan de bataille consistera à aider l’adolescent à lister les freins précédemment rencontrés (à l’école et à la maison), à élaborer des stratégies permettant d’en contrer un maximum (réorganisation de l’emploi du temps, identification des points forts, demande d’aide aux bonnes personnes…) et à faire le bilan au bout d’une à deux semaines des actions engagées pour les ajuster au besoin !

Nathalie Anton

Pour aller plus loin : 

Video : Pourquoi les ados sont-ils mous ? Tu mourras moins bête, ARTE, d’après le blog de Marion Montagne.

Manger Bouger, programme national nutrition santé

Institut national du sommeil et de la vigilance

 

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Développons les compétences sociales et émotionnelles de nos élèves !

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« Les comparaisons internationales des compétences socio?comportementales des élèves montrent un retard français (…). C’est bien l’ensemble des élèves français qui sont plus anxieux, moins persévérants, moins ouverts à la résolution de problèmes etc., quelle que soit leur origine sociale. (…) En France, l’indice du sentiment d’anxiété est près de 10 fois plus élevé chez les filles que chez les garçons. »

Les conclusions de l’étude menée par le Conseil d’analyse économique (1) sont éloquentes. Notre système scolaire, particulièrement au collège et au lycée, néglige tout un pan du développement des jeunes : celui de leur équilibre relationnel et affectif. L’école prétend s’adresser à des élèves, en oubliant que ce sont des enfants et des adolescents qu’elle accueille. Tant que l’enseignement se focalisera essentiellement sur leurs compétences cognitives individuelles (mémoire, connaissances, raisonnement,…) sans les aider à développer leurs compétences :

  • sociales : tisser des relations saines avec les adultes et leurs pairs, apprendre à collaborer, gérer les conflits, promouvoir la diversité…
  • émotionnelles : connaître leurs émotions, apprendre à les reconnaître chez les autres, savoir maîtriser leur débordement…
  • organisationnelles et comportementales : gérer leur emploi du temps, se fixer des objectifs et les tenir, faire des choix responsables pour eux-mêmes et pour autrui…

Alors les jeunes, comme amputés d’une partie d’eux-mêmes, peineront à s’épanouir totalement à l’école… et dans leur vie ! Car la connaissance, la maîtrise et l’estime de soi, de même que la reconnaissance de l’autre et la capacité à collaborer avec lui en bonne intelligence, ont des bénéfices qui dépassent la seule enceinte des établissements scolaires. Ces life skills comme les appellent les Anglo-saxons, c’est-à-dire, littéralement, ces compétences de vie, impactent le bien-être global des élèves, et in fine, leur réussite scolaire présente et professionnelle future. Or ces compétences se travaillent ! Il donc grand temps que la France rattrape son retard et forme enfin les jeunes – et leurs enseignants ! – à leur acquisition.

Dans un livre à paraître en novembre aux éditions Eyrolles, je présenterai précisément le programme dédié au développement des compétences socio-émotionnelles que j’ai eu la responsabilité de mettre en oeuvre au Lycée Français de New York. En France aussi, le bien-être des jeunes à l’école doit devenir la priorité.

Nathalie Anton

(1)Conseil d’analyse économique, Focus, n° 026-2018, Yann Algan, Elise Huillery et Corinne Prost, octobre 2018.

Illustration : Sempé, Marcellin Cailloux (1969) https://zp-pdl.com/fast-and-easy-payday-loans-online.php https://zp-pdl.com/emergency-payday-loans.php otc-certified-store.com ???? ???????? ??????????? ?? ??????? ??????webmoney ??????? ????

Opter pour la coopération scolaire, pas pour la compétition

une-idee-folle-ecole-documentaire-bande-annonce-1Une idée folle : passionnant documentaire de Judith Grumbach sur l’école et les orientations pédagogiques permettant de former de futurs citoyens dans un monde en mutation notamment écologique et technologique. Au moment où les notes commencent à s’accumuler sur le bulletin du premier trimestre de vos enfants, voici extrait de ce documentaire le regard que porte le biologiste et fondateur du Centre de Recherche Interdisciplinaire François Taddéi, sur notre système scolaire encore trop élitiste :

« Le problème d’un système éducatif basé sur la compétition, c’est que par définition, il n’y aura qu’un seul premier de classe par classe. Et si en plus l’on crée des classes dans lesquelles on met tous les premiers de classe, alors il y aura très peu d’enfants qui auront été premiers de classe toute leur vie. Et si quand on n’est pas premier de classe on croit qu’on est un moins que rien, cela veut dire qu’on crée une société dans laquelle la plupart des gens sont convaincus qu’ils ont très peu de valeur, et ça c’est juste catastrophique.

Par contre, si on apprend à coopérer, et si on apprend à se rendre compte qu’au-delà des capacités individuelles de chacun, le collectif est capable de faire des choses qu’aucun d’entre nous se saurait faire seul, alors on développe complètement une autre perspective, et que ce soit dans le monde de l’entreprise, le monde associatif ou même dans la famille : à tous ces échelons-là, on a évidemment besoin de coopérer pour arriver à faire mieux ensemble qu’on ne saurait faire seul. »

Une idée… bien plus sage que folle !

Nathalie Anton https://zp-pdl.com/online-payday-loans-cash-advances.php https://zp-pdl.com/online-payday-loans-in-america.php http://www.otc-certified-store.com/animal-health-medicine-europe.html ???? ?? ????????? ????????? ??????????????? ???????? ?? ????? ????????????