Contact / Rendez-vous

Je rencontre à Paris des adolescents qui éprouvent des difficultés dans le cadre scolaire, en les abordant sous l’angle socio-émotionnel (gestion des émotions, problèmes relationnels, manque de motivation…). Les parents intéressés peuvent me laisser un message et leurs coordonnées via ce blog, afin d’établir un rendez-vous.

 

Adolescent Psychologist for teenagers located in Paris.

If your teen is struggling at school, socially, emotionally and/or academically, please contact me through this blog. I will come back to you as soon as possible to set up an appointment.

ADELI : 759368855SIRET : 84147251700017

 

 

2 réflexions au sujet de « Contact / Rendez-vous »

  1. Je suis enseignante en collège et j’ai besoin de savoir jusqu’où je peux faire réussir un élève, quand cet élève a des parents problématiques ou quand on le fait redoubler car refus des parents pour l’entrée en SEGPA, ou faire réussir des élèves complètement ascolaires. J’ai besoin de pistes, surtout sur les différentes manières d’emmener l’élève vers la réussite. J’enseigne depuis 7 ans et je souhaite vraiment y arriver comme je peux. Je vous remercie pour votre aide

  2. Bonjour,

    Difficile de répondre à votre question de savoir « jusqu’où » vous pouvez faire réussir un élève… J’aurais envie de dire « au plus haut point », en vertu du principe d’éducabilité de tous les enfants, mais ce serait oublier, d’une part, qu’un enseignant en collège ne représente qu’une étape dans la scolarité des jeunes, et que, d’autre part, certains rencontrent des difficultés de compréhension et de motivation très lourdes à surmonter.

    Votre envie de trouver des moyens d’inverser cet état de fait illustre parfaitement combien les enseignants sont démunis pour lutter contre l’échec scolaire. Car ce combat ne peut pas se mener de manière individuelle. Il s’agit d’un projet d’établissement (sinon d’état !) qui donne des moyens horaires, offre des possibilités de dédoublement de classes, met en places des équipes éducatives qui s’interrogent sur les causes de l’échec et les accompagnements necessaires, construit des projets d’orientation réalistes et adaptés… En relation étroite avec les parents d’élèves.

    Cette relation peut être compliquée, même s’il ne faut pas oublier que dans la majorité des cas, les parents aspirent à la même chose que les enseignants : que leur enfant soit heureux et réussisse sa scolarité OU trouve un métier. Ce n’est pas toujours la même chose et cela peut créer des quiproquo qu’il est impératif d’éclaircir. Les parents m’expliquent parfois à quel point il leur est pénible d’entendre la somme de commentaires négatifs sur leur enfant, car ils ne peuvent renoncer aux espoirs qu’ils ont placés en lui. Les accompagner dans l’acceptation d’une réalité littéralement inaudible peut prendre du temps, mais il faut le respecter. Et reconnaître également que l’éducation nationale n’apporte pas encore de réponses très satisfaisantes pour prendre en charge la grande difficulté scolaire. D’où la défiance de certains parents…

    Alors que peut faire un enseignant seul dans sa classe ?
    Je dirais qu’il peut déjà veiller à ce que le cours soit en majeure partie appris et compris en classe, pour éviter de tomber dans le piège des devoirs à la maison qui pénalisent toujours les élèves en difficulté. Il peut aider à apprendre et à comprendre, en répétant et en reformulant constamment les notions et les consignes, voire en dédiant un temps d’apprentissage ou de récitation dans sa classe. Il peut également distribuer son cours sur des feuilles polycopiées à l’élève qui aurait du mal à prendre des notes, à bien écrire ou à s’organiser. Il peut en outre décider de lui donner des exercices et des devoirs moins longs et/ou adaptés à son niveau, quitte à ajuster son évaluation à l’approche des conseils de classe. Il peut enfin prendre un peu plus de temps avec lui pour bien repérer ses fragilités, et surtout ses points forts, de manière à pouvoir le mettre en valeur et faire en sorte qu’il se sente considéré au sein du groupe, même s’il n’est pas un « bon » élève.

    Votre question est tellement vaste, que je doute avoir pu y répondre de manière satisfaisante… Elle mobilise d’ailleurs beaucoup d’éducateurs, de pédagogues et d’hommes politiques depuis de nombreuses années.

    L’important, me semble-t-il, est de rester convaincue que l’on peut avoir une influence sur le parcours et l’épanouissement de ses élèves, sans renoncer à en exercer une auprès de ses collègues et de son chef d’établissement, sans lesquels il est impossible d’apporter l’aide adéquate : le travail en équipe et les choix d’organisation font en effet la différence.

    Je vous souhaite donc bon courage pour toute l’énergie qu’il faut être capable de mobiliser,

    Bien cordialement

    N. Anton

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