Site menu:

Articles récents

avril 2011
L M M J V S D
« Mar    
 123
45678910
11121314151617
18192021222324
252627282930  

Compteur


25384 visiteurs

Maroc: la culture du cannabis s’étend dans le Nord

La consommation de drogues illicites n’a pas cessé sa progression et le trafic se porte bien. L’ampleur des sommes mises en jeu dans le trafic des différentes substances consommées, l’explique en partie. La drogue est même un paramètre déterminant dans l’économie de certains pays. Le trafic de drogue obéit aux mêmes règles que l’économie licite. Des zones de production situées souvent dans les pays du Sud alimentent en stupéfiants les pays consommateurs du Nord. Les prix varient donc en fonction de l’offre et de la demande.

Une enquête de l’ONU (de 2003) sur le cannabis au Maroc a confirmé l’extension des superficies agricoles occupées par la culture du cannabis dans le nord du pays. Le revenu de 800 000 personnes, soit environ les deux tiers de la population rurale de la région, dépend de cette activité, qui génère un chiffre d’affaires annuel de quelque 10 milliards d’euros. La culture du cannabis ne cesse de gagner du terrain et se concentre notamment sur trois provinces de la chaîne montagneuse du Rif. Elle s’étale sur plus de 134 000 hectares (soit plus du quart de la SAU). On peut compter trois villages sur quatre et 96 600 exploitants agricoles qui cultivent du cannabis sur des parcelles de 1,3 hectares en moyenne.

Le cannabis est d’une rentabilité bien supérieure à celle des cultures céréalières: les terres cultivées en cannabis rapportent aux agriculteurs 7 à 8 fois plus que celles cultivées en orge lorsqu’elles ne sont pas irriguées; et 12 à 16 fois plus lorsqu’elles le sont.

La production totale annuelle de cannabis brut représente 47 000 tonnes, tandis que le potentiel de production de résine de cannabis est évalué à 3080 tonnes: ce qui ferait du Maroc le numéro un mondial.

L’Europe reste le débouché naturel pour la résine de cannabis, l’Espagne étant le pays privilégié pour son transit.

Champs de cannabis en fond de vallée du Rif (Maroc)

MARINA

Commentaires

Comment de adamalexandre
Heure 6 avril 2011 à 14:05

Bonjour , selon ton article la production du cannabis se porte bien .
Cependant pourquoi le gouvernement marocain se montre repressif par raport a cette culture .
un article récent nous rappelle les raid aéeriens aux pesticides sur les champs de culture cannabique : http://www.courrierinternational.com/article/2010/09/02/raid-sur-le-kif-et-sur-les-paysans.
Cet article nous montre qu’il existe des questions subsidaire à votre billet .
Quel sont les tenant et les aboutissant de cette culture ?
De plus la legalisation ou dépénalisation de cette drogue en France n’entrainerait-t-elle pas selon vous une crise a la suite de l’écroulement du reseau illicite actuel??

Comment de marina43
Heure 15 avril 2011 à 16:42

Bonjour.
Comme dit sur l’article, l’enquête de l’ONU date de 2003.
Plus récemment, depuis plusieurs mois, les arrestations et saisies de cannabis sur le territoire marocain se sont accélérées, preuve que la lutte contre les trafiquants de drogues s’améliore.
En juin 2005, le Maroc a mis en place le programme «Provinces sans cannabis» à Larache (à 80km de Tanger environ), afin d’éradiquer le maximum de cultures. Le quotidien Aujourd’hui Le Maroc précise que cette initiative a permis de détruire 4 000 hectares, dont près de la moitié dans le cercle de Ksar El Kébir. Depuis, le gouvernement marocain n’a eu cesse de chercher l’adhésion des populations.

Pour citer, la journaliste Falila Gbadamassi, du site afrik.com, explique que «les autorités chérifiennes ont procédé à des campagnes de sensibilisation pour aider les cultivateurs de cannabis à se reconvertir dans d’autres activités» La journaliste affirme également que les peines de prison ont été revues à la hausse: les trafiquants peuvent être condamnés jusqu’à 30 ans de prison et sont passibles d’amendes, comprises entre 200 000 à 800 000 dirhams.

Cette organisation n’est pas le fait du hasard. Elle découle d’une réelle institutionnalisation de la lutte anti-drogue au Maroc. Le gouvernement s’est doté d’une Unité de Coordination de la lutte anti-drogue (UCLAD) et d’une Commission nationale des stupéfiants.

Voici l’adresse de deux sites pouvant vous apporter d’autres réponses.
http://www.yabiladi.com/article-societe-3181.html et solidmar.blogspot.com/2010/07/maroc-dans-le-rif-la-resistance-des.html

Ecrire un commentaire

Vous devez vous connecter pour pouvoir poster des commentaires!