Atmosphère, atmosphère!

Le réchauffement climatique ou le changement climatique sera à nouveau à l’affiche avec le nouveau film de Christopher Nolan , Interstellar dans les salles obscures  ce 5 novembre .

Le pitch :la production de nourriture devient insuffisante pour la population et Matthew McConaughey, qui fait partie d’une expédition à travers l’espace et le temps, est chargé de trouver une terre d’accueil pour l’humanité. Il ne s’agit plus de sauver la terre mais de la quitter. D’où un rapport différent aux étoiles comme le dit le héros dans la bande annonce n°3 du film

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=FY9qn00EleM[/youtube]

Si on met en parallèle ce film ( dont l’issue est peut-être tout autre! A voir?) avec l’idée défendue par  Hannah Arendt dans le prologue de  La condition de l’homme moderne, ( 195Smilie: 8) on peut dire que si quitter la terre est dans ce film une nécessité imposée à l’homme par l’homme ( peut-être?) , la conquête spatiale et une certaine direction donnée à la science et à la technique ont peut-être  rendu possible et en un sens peut-être inévitable ce départ. A voir!

  Dans la seconde bande-annonce du film est évoquée la loi de Murphy, un ingénieur en aérospatiale américain ( 1918.1990), chargé de la sécurité,  qui est « Anything that can go wrong, will go wrong », qu’on peut interpréter de 2 manières, soit comme « le pire est certain » soit comme « si le pire est  possible, il arrivera », option choisie par le héros dans le film.

[youtube]https://www.youtube.com/watch?v=aZd-HmEp5Co[/youtube]

En attendant la sortie du film, je vous laisse réfléchir au paradoxe de cette loi :« toute tentative de démonstration d’une Loi de Murphy quelconque qui échoue prouve que la loi est exacte. » et « ce n’est pas parce que la démonstration d’une loi de Murphy réussit que la loi est fausse. » Mais ce n’est pas parce qu’une théorie est toujours vérifiée qu’elle est pour autant vraie, pourrait rétorquer Karl Popper, ayant ainsi congédié du champs scientifique la théorie de Freud, dont la permanente réussite était en réalité son point faible.

About Caroline Sarroul

Professeur de philosophie au Lycée Alain Borne

Category(s): Quand le climat fait son cinéma

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