Fables : la satire sociale et politique dans les fables

7 02 2014

La satire sociale et politique dans les fables

La Fontaine porte un regard critique et souvent amusé sur ses contemporains.

Dans nos quatre lectures analytiques, un thème revient : les rapports entre les puissants (Le loup dans « Le loup et l’agneau », Le chêne) et les faibles (l’agneau, le roseau).

« Le loup et le chien » évoque aussi les rapports avec les puissants : le chien est un courtisan (« Le Loup reprit : « Que me faudra-t-il faire ?/- Presque rien, dit le Chien, donner la chasse aux gens/Portants bâtons, et mendiants ;/Flatter ceux du logis, à son Maître complaire :/Moyennant quoi votre salaire/Sera force reliefs de toutes les façons ») ; le loup préfère la liberté.

Les thèmes politiques sont évoqués dans quelques (rares) fables des livres I à VI. On peut voir dans « Le loup et l’agneau » et dans « Le chêne et le roseau » une réflexion politique : l’agneau appelle le loup « sire », « votre majesté » ; le chêne ne joue pas son rôle de protecteur (rôle du souverain), mais rabaisse le roseau. On a parfois dit de La Fontaine qu’il était un précurseur des Lumières, mais il ne remet pas en cause la société, les injustices.

« La jeune veuve » évoque un thème radicalement différent : cette fois, le fabuliste évoque le deuil, la mort, le temps qui passe.


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