Convaincre ses parents, ses amis…

Après avoir bien préparé un débat (vous être bien informé, avoir anticipé les arguments d’autrui en faisant deux colonnes + et -), voici une arme intéressante : le raisonnement concessif.

Le raisonnement concessif

C’est un raisonnement en deux temps

1. On paraît  accepter l’argument du point de vue opposé (thèse adverse)

2. On revient à son propre point de vue (thèse)

Deux exemples : un pour la réforme des retraites et un contre (on ne dira pas que je cherche à vous influencer !)

Exemple pour la réforme des retraites

1. D’accord, travailler jusqu’à 62 ans sera difficile voire pénible

2. mais chez nos voisins européens, on travaille souvent jusqu’à 65 ans (par exemple, les Anglais vont partir à la retraite à 66 ans)

Exemple contre la réforme des retraites

1. D’accord, les Français vivent de plus en plus longtemps

2. mais nous voulons partir à la retraite en bonne santé (remarque : ici,  le présupposé est qu’après 60 ans, on n’est pas forcément en bonne santé)

A quoi sert le raisonnement concessif ?

Ses avantages sont nombreux, en voici deux :

– on donne l’impression de prendre en compte le point de vue adverse ( cela permet de donner un point de vue nuancé et donc plus crédible)

– on désarçonne un adversaire ; cela crée un effet de surprise

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