Tous les billets de la catégorie Non classé

De quoi le professeur est-il responsable ?

Non classé 0 commentaire »

Je viens de parcourir l’article de Mara Goyet , Le professeur est-il un irresponsable ? et  je suis atterré de voir tant de culpabilité et de souffrance d’une enseignante qui conclut son billet en disant ‘ Nous nous sentons coupables et honteux de participer à  un système dont nous n’avons même pas loisir d’être responsables.’ 

En tant que professeur de français, je ne manque pas d’être sensible aux champs lexicaux de la justice – du procès d’un accusé, le professeur- et de la politique – conscience torturée de l’enseignant idéaliste et toujours souffrant.

L’enseignante se sent coupable et tout y passe, jusqu’à atteindre l’absurde (l’auteure tente de dépasser ses angoisses par la dérision, ce que je trouve plutôt sain).

Mais de quoi sommes-nous responsables au juste ? Lire la suite »

Tags :

Un lien vers un site de l’académie de Dijon qui parle du tutorat par les pairs

Non classé 0 commentaire »

Voici donc le lien, qui me semble très intéressant,

cpe.ac-dijon.fr/spip.php?article338

Tags :

Bonjour tout le monde !

Non classé 0 commentaire »

Bienvenue sur mon blog !

Qui suis-je ? Lecteur, qui êtes-vous ?

Je suis passionné par mon métier et par la pédagogie et j’ai décidé de partager mes expériences avec tous ceux que cela pourrait intéresser.

Je sais que certains enseignants s’intéressent surtout à la discipline, à la littérature. C’est leur droit et ce n’est pas mon cas. Non que la littérature m’indiffère mais, à mes yeux, ce qui compte le plus, c’est la transmission d’un savoir et surtout de compétences qui permettent à l’élève de devenir autonome, sensible à la culture et à la langue.

Ce blog sera donc le partage d’expériences pédagogiques. J’enseigne en Nouvelle Calédonie, sur la côte-ouest. J’ai deux classes de Sixième et deux  de Quatrième.

Ma vision de l’enseignement du français au collège tel qu’il devrait être

Quand on commence dans l’enseignement, on rentre le soir épuisé, sans voix. On s’épuise à sur-préparer des cours et tout autant à animer des séances devant des élèves souvent totalement indifférents (endormis dans le meilleurs des cas, dissipés dans le pire…) Souvent, on s’interroge sur l’intérêt de ce que l’on fait. Certains collègues finissent par devenir aigris, se recroquevillent sur la matière et pensent que les adolescents d’aujourd’hui ne veulent, ni ne peuvent plus rien apprendre. La routine finit parfois par engloutir le professeur en perte de sens. Ce tableau, noir et caricatural, se reflète trop souvent en salle des professeurs. On commence dans le métier et on se dit : « Comment serai-je dans vingt ans ? »

Les journaux disent parfois que les élèves s’ennuient et corroborent un peu plus cette idée que rien n’a plus de sens. Comment donc échapper à cette sinistrose qui nous hante et qui nous guette ?

Au bout de quelques années, j’ai compris un principe simple : un seul ne peut pas tout faire, face à un groupe de 28 élèves. Vouloir tout faire : préparer, animer, évaluer, réinvestir un cours tout seul devant 28 petites statues n’a aucun sens. On s’épuise, ils s’ennuient. Personne n’enseigne, personne n’apprend, même si les apparences sont sauves (les contrôles, les punitions, la gestion de classe sont là tout de même). Pensons à ces réunions fumeuses pendant lesquelles un seul parle et tous somnolent, bavardent, corrigent leurs copies… Pauvres élèves, obligés d’être assis et gavés pendant huit heures par jour.

Il convient donc de trouver des outils, des techniques – appelez-les comme vous voulez- pour mobiliser les élèves au maximum. Que le professeur sache se taire et céder la place. Plus les élèves sont actifs, moins ils s’ennuient, plus ils apprennent. Pardon, si je dis une évidence. Tout ce que je trouve pour les mettre au travail et pour m’effacer sera le bienvenu.

On me dira que je suis le magister, que j’ai l’autorité et le savoir. Tout cela est vrai. C’est pourquoi je commence toujours l’année scolaire par des cours classiques, magistraux pimentés par quelques activités pour les élèves. J’ai dû accepter de ne pas tout contrôler, de déléguer certaines tâches que je croyais miennes.

Ce qui compte pour un arbre, c’est ses fruits.

Depuis plusieurs d’années, j’expérimente des pédagogies – toujours nouvelles pour moi – sur mes classes qui ne s’en plaignent jamais. Je souhaiterais partager cette aventure et si certains collègues veulent également parler de leurs découvertes, ils seront vraiment les bienvenus. Qu’en pensez-vous ?