Tous les billets de la catégorie coopération

Les écrits intermédiaires

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Les écrits de travail et les écrits réflexifs

Comme promis à St Laurent puis à Cayenne et bientôt à Kourou, voici le diaporama (un peu retouché) de la formation qui a été proposée pour les Nouveaux Programmes. J’espère qu’il vous sera utile.

Les diaporamas promis

D’abord, une synthèse sur les écrits intermédiaires :

ecritsLES ECRITS

Puis des écrits de travail effectués en dans une mes deux Cinquièmes pour comprendre les mécanisme du comique chez Molière :

prst2Présentation2

 

Enfin, des écrits réflexifs en Troisième générale sur le paragraphe argumenté.

prst3Présentation3

 

Si vous avez des questions, des remarques, vous pouvez me joindre sur mon adresse académique (pré[email protected])

Vous trouverez sur ce blog des articles sur le tutorat par les pairs, la coopération dans la classe, la gestion mentale, les Intelligences Multiples, outils pédagogiques qui ont pu être évoqués pendant la formation et d’autres encore…

Merci pour votre aimable accueil, pour les questions constructives et intéressantes qui ont été posées.

Leçon, vous avez dit leçon ? Il ne faut pas faire la leçon aux gens…

Si le terme « leçon » est encore employé, il n’a plus le sens qu’on lui donnait avant. Jadis, c’était le magister qui faisait la leçon à ses élèves qui notaient, enregistraient de façon parfois machinale. De nos jours, les élèves construisent plutôt leur propre leçon – selon une approche constructiviste depuis Piaget – avec leurs camarades – selon une approche socio-constructiviste – je pense à Vytogvski.

Le terme « leçon » devrait donc être remplacé par « synthèse » pour rendre compte du travail effectué par les élèves, en groupe, pour construire la notion ou l’outil visé pendant la séance.

Une question qui m’a été posée par une collègue sur les lieux d’Aristote

declrPour l’argumentation, si vous voulez creuser le sujet, je vous invite à lire cet article.

De petites lectures : Rhétorique et argumentation de Jean-Jacques Robrieux et Gilles Declercq : L’ART. D’ARGUMENTER

Bonne exploration de ces nouveaux écrits dans vos classes.

Alain Piretrobrieux

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Le tutorat par les pairs

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Qu’est-ce que le tutorat par les pairs ?

Pour les collègues du collège Gérard Holder, voici le diaporama de la formation du mercredi 02/03/2016.

 

Je précise que la vidéo qui sert de support a été trouvée sur Youtube à cette adresse :

https://www.youtube.com/watch?v=y3WVn5FrKK0

Merci pour votre accueil.

Un bouquet de questions qui ont été posées :

  • Quand peut-on mettre en place le tutorat par les pairs ?

Certains collègues ont dit qu’il fallait attendre de bien connaître les élèves. Pour ma part, je pense qu’on peut commencer presque dès la première séance, après la première évaluation-diagnostic. Cet outil pédagogique est pour moi une manière de jeter les bases d’une classe coopérative. D’autres outils sont encore à construire. Il ne faut donc pas trop tarder…

  • Les élèves tutorés peuvent-ils être valorisés en dehors du dispositif ?

Oui, un élève en difficulté en français peut être fort en maths par exemple (ou toute autre matière) et jouer le rôle de tuteur dans cette discipline. L’idéal est de communiquer la liste des élèves concernés par le dispositif au professeur principal qui peut décider de s’en emparer et de le proposer aux autres collègues.

  • Les tuteurs peuvent-ils être valorisés ?

On ne doit pas s’enfermer dans les notes et on devrait réfléchir à une valorisation symbolique qui pourrait trouver un écho dans la cérémonie de remise des prix, à travers le parcours citoyenneté ou avec des petits diplômes qu’on peut donner aux élèves méritants (tuteurs mais aussi tutorés). De toute manière, le rôle de tuteur est très valorisant en lui-même.

  • Les élèves ne vont-ils pas en profiter pour bavarder ? Les dyades peuvent-elles changer dans l’année ?

Oui et oui ! Il faudra ajuster le dispositif régulièrement, parfois changer des groupes… D’autre part, certains tutorés deviendront vers le deuxième ou troisième trimestre des tuteurs à leur tour.

  • Que faire si un élève refuse d’être tuteur ou tutoré ?

Rien. Il faut attendre que la dynamique de groupe fasse son effet. Soit l’élève revient quelques jours après, soit on le sollicite de nouveau (mais doucement ! il faut avoir l’accord d’un élève pour le tutorat).

Non, seulement pour les tâches complexes. Autrement, ce serait ingérable.

Afficher l'image d'origine

  • Le tuteur ne risque-t-il pas d’être victime d’une pression trop lourde sur ses  épaules ?

Je ne le pense pas. Je crois plutôt qu’il s’ennuie et qu’il va finir se désintéresser du cours si on ne lui confie pas des responsabilités.

Voilà les questions que j’ai mémorisées. J’espère que cette courte information vous aura ouvert des perspectives nouvelles ou amenés un peu plus loin pour les collègues qui connaissaient déjà cet outil.

Pour la collègue d’anglais, voici la référence du livre de Baudrit :

A bientôt, au collège Gérard Holder !

 

 

Vous trouverez également des ressources sur le tutorat sur ce blog.

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la pédagogie de projet

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lechatlasouris_Jeudi 04 février, je n’ai pas eu le temps de présenter la pédagogie de projet aux stagiaires. Je mets donc en ligne ce diaporama en espérant qu’il sera compréhensible.

Nous avons vu les besoins de l’élève en étudiant la pyramide de Maslow et en nous demandant comment aider les élèves en faisant appel aux différents partenaires de l’établissement. Ensuite, nous avons réfléchi à la dynamique de groupe. Il s’agit en effet de prendre en compte l’élève en tant que personne (avec des besoins non comblés qui peuvent perturber le climat scolaire et qu’il faut comprendre pour une gestion de classe efficace) et en tant que membre d’une petite cellule (son groupe ou son équipe dans le cadre d’une classe coopérative ou d’un travail en îlots) et en tant que membre du groupe classe.

Le projet est un outil pédagogique majeur pour créer et alimenter une dynamique de groupe positive mais aussi pour l’individu (projet de l’élève, parcours de l’élève comme le parcours éducatif artistique, le parcours citoyen ou le parcours avenir).

N’hésitez pas à poser des questions. Si vous voulez voir le diaporama, veuillez cliquer sur le lien.

Voici le diaporama :

fiche-proj (document de travail)

Voici un des deux textes produits dans le projet contre le harcèlement, lu par une élève.

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Travailler en îlots

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La classe coopérative au collège

J’entends beaucoup dire que les collègues du Premier degré font travailler leurs élèves de manière coopérative. Les bénéfices de cette approche pédagogique sont incalculables : de 10 % d’élèves qui travaillent dans un cours frontal ou dialogué (et dans une bonne classe !), on peut espérer dépasser les 80%. Je parle en connaissance de cause car je travaille de cette manière depuis un certain temps et j’ai observé mes élèves, leurs résultats, leurs postures. Je ne compte plus ceux qui se sont mis au travail depuis que nous travaillons en îlots.

J’ai le plaisir d’animer une formation prochainement dont le but est de montrer comment utiliser le groupe classe comme levier pédagogique : l’enseignant ne peut ni ne doit donc tout faire face à une classe passive.

Comment fonctionne le groupe classe ?

groupeLe groupe classe se constitue si on lui donne des buts communs, un système d’interdépendance, une répartition des rôles et un sentiment d’appartenance.

Il convient donc de créer des protocoles de lecture, d’écriture, de préparation et d’évaluation d’exposés oraux. Le but est de trouver une répartition des rôles efficace pour utiliser le groupe au service de chaque élève.

Quelle répartition des rôles en français ?

J’invite donc les stagiaires et tous ceux qui sont intéressés à télécharger ces protocoles en cliquant sur les documents :

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Réguler le tutorat

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Comment accompagner mes petits tuteurs ?

Éviter le chaos d’un tutorat incontrôlé et incontrôlable

Si je lis bien Alain Baudrit, il convient d’accompagner les tuteurs dans chaque séance où ils doivent intervenir pour éviter qu’ils ne s’égarent et que le tutorat ne devienne une source de confusion. En effet, le tuteur pourrait oublier certains éléments importants, commettre des erreurs… Le tuteur doit aider le tutoré a avoir les bons gestes mentaux comme dirait la Garanderie.  Après l’avoir formé, je vais l’accompagner lors de tâches complexes non notées, pour des évaluations. Comment faire cela ?

fiche guide pour encadrer le tutorat pour la rédaction

fiche guide pour encadrer le tutorat pour la rédaction

Accompagner les élèves tuteurs en cours de français

En français, nous avons 3 domaines, ou 3 tâches complexes, dans lesquels l’élève doit acquérir des automatismes. L’élève en difficulté se retrouve perdu devant le nombre de procédures, l’ampleur de la tâche. Il est pétrifié et souvent abandonne la partie.

Voici ces trois travaux d’Hercule :

Élaborer des fiches-guides en français

Ces fiches sont l’occasion, pour le tuteur, de mettre au point ses propres outils méthodologiques. Pour l’enseignant, le principe est simple : il suffit de proposer une fiche qui rappelle les points méthodologiques importants pour la réussite d’un exercice, d’un contrôle. Dire toujours la même chose (comme Piarrot à Charlotte) n’est pas très productif. On se décourage et on s’use à la longue. Les tuteurs seront des  précieux relais pour faire passer les messages comme « il faut se relire avec un livre de conjugaison » ou « on doit vérifier les mots mal connus dans le dictionnaire »…

Lorsque le tuteur rend la fiche complétée (noms, date …), le professeur a un regard sur chaque tutorat qui dépasse le sien-propre (étant limité, n’ayant pas le don d’ubiquité, il y a forcément des choses qui auront échappé à sa perception lors de l’exécution de la tâche complexe). Il pourra donc ajuster, réguler le tutorat.

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