Les multiples intérêts des jeux-cadres

La Rentrée approche (nous sommes en grandes vacances ici, en Nouvelle Calédonie). Je pense aux jeux-cadres que je souhaite organiser dans mes classes prochainement.

Je ne vais pas redéfinir ici ce qu’est un jeu-cadre. Je l’ai déjà fait dans un article précédent.

La question, aujourd’hui, est la suivante : qu’est-ce que j’attends des jeux-cadres ? Que peuvent-ils apporter à mes élèves ?

Bien évidemment, je ne suis pas un animateur et le collège n’est pas un centre aéré. Quels sont donc les objectifs en filigrane ?jeux-cadres

  • apprendre avec plaisir : si vous avez lu les billets précédents, c’est pour vous une évidence. On peut travailler une fiche de vocabulaire comme celles de mon cahier de vocabulaire pour la Cinquième. On peut apprendre, réviser, et surtout effectuer les connexions neuronales indispensables à tout apprentissage réel (et non superficiel, celui dans lequel on apprend au kilomètre, pour être fier d’avoir bouclé son programme.) Les élèves approfondissent, impriment, relient (intelligere signifie bien créer des liens) les notions dans leur esprit.
  • créer une atmosphère agréable propice à des apprentissages abstraits : il s’agit de créer une culture-classe dans laquelle les élèves trouvent leur place. Chacun ayant un rôle à jouer dans la construction du cours. Par exemple, dans le travail coopératif des Intelligences Multiples, les élèves s’étaient regroupés librement autour de tâches bien définies. Certains prenaient en charge les schémas, les dessins, d’autres les phrases, d’autres les mimes, d’autres encore les corpus d’exemples… De cette manière, quand je construis un cours avec les élèves (je veux dire dans la classe), je peux solliciter directement les inventeurs, les dessinateurs, les acteurs, les écrivains… En fait, j’essaie de combiner différents outils pédagogiques comme les jeux-cadres, les cartes heuristiques, les Intelligences Multiples, les Travaux en autonomie.
  • jouer sur les rythmes scolaires, si je puis dire : les jeux-cadres étant comme des respirations en fin de semaine ou de période avant les vacances. On peut aussi utiliser ces outils pédagogiques pour attaquer une notion très riche comme une fiche de vocabulaire ou une méthode complexe et donc potentiellement anxiogènes pour les élèves, comme une fiche de vocabulaire ou la méthode de la rédaction, par exemple. De cette manière, on se lance dans des activités périlleuses sans en avoir l’air et les élèves prennent du plaisir devant des obstacles désacralisés.
  • appuyer sa gestion de classe : les jeux-cadres, comme les sports d’équipe, enseignent à l’élève des règles, le socialisent. Ils permettent de créer des automatismes. Par exemple, les élèves travaillent en équipe et le volume sonore va crescendo. Que faire ? Thiagi et Bruno Hourst conseillent d’utiliser un petit sifflet qui imite le train à vapeur. Les élèves entendent ce signal et tout le monde se tait.

En conclusion, on ne peut mesurer toute la potentialité de ce précieux outil pédagogique mais on peut dire qu’il rassure, qu’il apprivoise les élèves à la connaissance. Là où le stress paralysait certains, on peut maintenant voir le plaisir d’apprendre.

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