Isaac Asimov donnait des leçons de pédagogie

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Asimov romancier ou expert en pédagogie ?

Je parcours la presse en ligne et je tombe sur un article sur Asimov dans l’Express  qui montre combien cet auteur était un visionnaire. Ce texte est intéressant mais l’interview de l’auteur est passionnante. Si vous comprenez l’anglais, vous noterez que l’écrivain avait tout compris à la pédagogie moderne.

Vers une pédagogie moderne

Il explique que dans la pédagogie traditionnelle, Lire la suite »

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Utiliser au collège des symboles ou des… bons points

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Nous avons tous besoin de symboles

Image associée à la récompenseJe ne vous dirai pas que notre précédent président (au-delà de toute polémique politicienne, ce blog n’étant pas le lieu pour ce genre de déballage) a perdu les élections car il a commis des fautes symboliques comme augmenter son salaire, fêter sa victoire dans un restaurant luxueux ou encore se détendre sur un yacht. On a dit qu’il était le président des riches. Les Français ont retenu toutes ces images fortement chargées symboliquement et ont sanctionné l’homme dans les urnes.

Nous sommes des adultes et nous recherchons les médailles, les promotions (souvent symboliques.) Alors qu’en est-il des élèves ? Je m’étonne souvent de l’abandon de l’enseignement secondaire des outils qui fonctionnaient si bien au primaire : les ardoises (on voyait d’un coup d’œil qui avait compris ou non la leçon), les bons points et les images. Pis, on donne des notes souvent très sévères qui prennent la place des symboles laissée vacante  dans la tête des élèves et, aux bons points, on a substitué les mauvais points qui signifient (pour l’élève) : “Tu es nul !”

Dans notre Collège Unique (expression paradoxale si on mesure les écarts  entre les élèves), nombre d’élèves arrivent inadaptés, c’est-à-dire chargés de lacunes du primaire. Ces élèves reçoivent systématiquement des notes très basses qui les enferment dans une spirale de l’échec et détruisent l’image qu’ils ont d’eux-mêmes. Là où on abandonne le terrain symbolique, les mauvaises herbes poussent car la nature a horreur du vide. Si vous n’agissez pas sur la vision de vos élèves, une image triste et complexe va prendre la place dans leur imagination et vous vous plaindrez de leur manque de motivation, de leur découragement.  Heureusement, les compétences du Socle viennent (je ne suis pas ironique), pour peu qu’on sache les utiliser, adoucir ce verdict, cette longue mise à mort pédagogique de l’élève. En effet, aux notes s’ajoute l’évaluation de compétences et si l’on veut encourager les élèves, on peut leur montrer leurs progrès.

Evaluer ou ne pas dévaloriser l’élève : un dilemme cornélien

Les enseignants voient bien que ces élèves souffrent. On ne peut pas leur mettre des bonnes notes illusoires ni cesser de les évaluer. Il convient donc d’équilibrer la construction symbolique qu’ils ont d’eux-mêmes (on ne peut pas changer ce système qui leur fait tant de mal, il faut donc s’adapter !)

Comment (re)construire le système symbolique de l’élève du collège ?

tutorat par les pairs

J’ai mis en place un tutorat par les pairs en Sixième dans le but d’agir sur la compréhension et la motivation d’un maximum d’élèves : les forts qui s’ennuyaient dans notre Collège Unique, les moyens qui n’avaient pas de but, les faibles qui sombraient toujours un peu plus dans l’estime d’eux-mêmes.  Il s’agit bien, au-delà de tout verbiage idéologique (comme je le lis parfois dans certains blogs prétendument pédagogiques) de s’adapter à quasiment tous les élèves.

tutorat par les pairsOn ne peut donner des bons points ni des images car ils sont trop connotés. ll convient donc de construire des symboles nouveaux, idoines au secondaire. Je vous propose ces deux documents donnés l’un au tutoré et l’autre au  tuteur.  L’élève pourra colorier les étoiles au fil de ses acquis – ce qui sera l’occasion d’un dialogue intéressant et régulier entre l’élève et l’enseignant. On reconnaîtra des personnages de contes (le prince transformé en crapaud, Cendrillon, les adjuvants comme la fée, le prince et la princesse).

J’utilise l’imaginaire du conte au programme de Sixième pour parler à mes élèves. En Cinquième (je n’en ai pas cette année en français), j’utiliserais l’univers du roman de chevalerie…

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Les élèves enseignent… aux élèves

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Mes Troisièmes latinistes étaient (et sont encore trop) très hostiles au latin. Leur enseigner cette matière demeure un formidable défi.

Qu’est-ce qu’un bon cours ?

Je suis convaincu depuis quelques années que le meilleur cours est peut-être celui dans lequel les élèves Lire la suite »

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Comment motiver les élèves ?

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Sempiternelle – mais bien réelle – question.

J’ai lu un livre de Daniel Favre qui s’intitule justement : Cessons de démotiver les élèves et qui propose 18 clés pour motiver nos élèves.

J’ai trouvé quelques idées intéressantes que je soumets humblement aux lecteurs de ce blog.

L’auteur constate, lui aussi, que les élèves soit ne comprennent pas, soit ont déjà vu certaines notions et le plus souvent, les deux types d’élèves se démotivent. Mes Sixièmes me disent fréquemment qu’ils ont déjà étudié une notion de grammaire en Primaire…

Comment les élèves peuvent-ils suivre un cours dans lequel ils ne prennent aucune décision ? Le professeur ressemble alors au mauvais dentiste qui vous charcute sans vous expliquer quoi que ce soit. Vous sentez les odeurs désagréables, subissez les bruits inquiétants, le dégoût dans votre bouche pâteuse… Le bon docteur vous explique ce qu’il va faire et ce qu’il fait au moment où il le fait.

J’en viens donc à la clé numéro 10 de l’auteur :  la feuille de route. On propose un document à l’élève en début d’année qui lui permet de piloter librement sa propre formation. Il s’agit d’un parcours de notions, de méthodes, d’outils tout au long de l’année. L’élève devient enfin le pilote et non le passager ignorant et gavé.

Ce document devient le point de départ d’une pédagogie différenciée. L’élève apprend à se situer sur la feuille de route, se donne des objectifs, réclame des supports et des activités (cela suppose une certaine organisation pour le professeur.)  J’ai donc créé une feuille de route, une programmation pour l’année de Sixième en rapport avec les étapes de ce document. Je deviens donc plus un guide, un conseiller que l’homme à tout faire que j’étais.

 

Si vous êtes intéressé, vous pouvez télécharger ici la feuille de route pour les Sixièmes en pdf  ainsi que la programmation des activités de Sixième que je distribuerai en début d’année (vous y trouverez mes marottes : les jeux-cadres, les travaux en autonomie, des travaux coopératifs qui sollicitent les intelligences multiples, des fiches de vocabulaire sous forme de cartes heuristiques…)

 

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De quoi le professeur est-il responsable ?

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Je viens de parcourir l’article de Mara Goyet , Le professeur est-il un irresponsable ? et  je suis atterré de voir tant de culpabilité et de souffrance d’une enseignante qui conclut son billet en disant ‘ Nous nous sentons coupables et honteux de participer à  un système dont nous n’avons même pas loisir d’être responsables.’ 

En tant que professeur de français, je ne manque pas d’être sensible aux champs lexicaux de la justice – du procès d’un accusé, le professeur- et de la politique – conscience torturée de l’enseignant idéaliste et toujours souffrant.

L’enseignante se sent coupable et tout y passe, jusqu’à atteindre l’absurde (l’auteure tente de dépasser ses angoisses par la dérision, ce que je trouve plutôt sain).

Mais de quoi sommes-nous responsables au juste ? Lire la suite »

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