24 Mai
2011
Evolution du mythe
L’origine du mythe du vampire
Venus tout droit du monde des légendes, des rumeurs, des songes ou de la réalité, les vampires sont ces morts qui sortent la nuit des cimetières pour aller sucer le sang des vivants, à la gorge ou au ventre, avant de paisiblement s’en retourner à leur fosse. Mais qui sont-ils véritablement ?
Evolution du mythe
La légende du vampire puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et diverses et se retrouve dans toutes sortes de cultures à travers le monde.
Pourtant, le vampire tel qu’on le connaît en Occident n’est qu’une apparition récente : au 18e siècle. Le mot d’origine moldave apparaît en 1726 à Vienne et sera retranscrit en français en 1732. Jean-Claude Aguerre (auteur d’une thèse de philosophie sur le sujet) dit au sujet du 18e siècle: « à cette époque dite des Lumières[1], la raison triomphe et Dieu tombe de son piédestal. Or, c’est justement à ce moment-là que l’Europe connaît une vague extraordinaire de manifestations vampiriques. Comme si, inconsciemment, les populations, désemparées par l’affaiblissement de la religion, se tournaient vers les puissances des ténèbres pour retrouver la promesse d’immortalité».
Dans la majorité des cas, les vampires sont des revenants et des êtres maléfiques, soit victimes de suicides, soit résultat d’une possession du cadavre par un esprit malveillant. Plusieurs théories modernes font des phénomènes d’hystérie collective, d’enterrements prématurés ou de l’ignorance du processus de décomposition des cadavres, des causes expliquant la croyance dans le vampirisme, ainsi que les exécutions de vampires supposés. Auparavant, on attribuait de tels phénomènes aux démons ou aux esprits, mais aussi au Diable.
[1] Les Lumières sont une expression métaphorique définissant le mouvement culturel et philosophique qui a dominé, en Europe et particulièrement en France, le XVIIIe siècle auquel il a donné, par extension, son nom de siècle des Lumières. Les penseurs de cette époque ont marqué le domaine du savoir (science et philosophie) et de l’art (la littérature en particulier) par leurs questions et leurs critiques fondées sur la « raison éclairée » de l’être humain et sur l’idée de liberté.
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