Archive for the ‘Ville et Environnement’ Category

Pourquoi et comment allier ville et environnement ?

Mardi, avril 7th, 2015

Pourquoi parle-t-on de transition énergétique ou de ville en mutation ?

La ville met en action de nombreux citadins attirés par le travail, le confort de vie et le dynamisme qu’elle procure. La révolution industrielle a permis l’accès à la ville par le développement des moyens de transport (voitures et transports en communs), des moyens de logement (HLM, résidences), des moyens de consommer (Supermarchés, complexes sportifs, zones industrielles, commerces). En effet chaque semaine, 1 million de personnes partent habiter en ville dans le monde, dans cette logique en 2050 on estime la population urbaine à 70% de la population mondiale.

Des organismes de recherche et de protection de la santé se sont intéressés à la pression que l’homme exerce sur les ressources naturelles. C’est ce que l’on appelle l’empreinte écologique, elle mesure les surfaces alimentaires (productives d’eau et de terre) pour produire les ressources qu’un individu consomme. Elle peut aussi mesurer la pression environnementale due à la production d’objets (téléphones, voiture, ordinateur).

Depuis le XIXème siècle, la création et l’utilisation de véhicules comme de toutes infrastructures a généré un phénomène de pollution. De plus les notions d’économies d’énergies (eau, gaz, électricité, pétrole) ne sont apparues qu’à partir de 1951 par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) qui publie un rapport sur l’état de l’environnement dans le monde, insistant sur les liens entre l’économie et l’énergie. En France la stratégie de développement durable est adoptée en 2003 et la constitution intègre la charte de l’environnement en 2005.

Le développement durable est une combinaison d’exigences qui permet la valorisation du territoire et dont l’économie peut tirer profit. Le développement durable est un principe utilisé par les villes pour attirer la population. Cette dernière est en recherche de cohérence entre les actions à court terme et les conséquences à long terme. Elle se veut solidaire, responsable, volontaire et préventive dans une optique de confort de vie pour la génération d’aujourd’hui et celle du futur.

Le Développement Durable

Nous observons un dilemme entre le confort du citadin (en particulier pour les pays du Nord) et le respect de l’environnement.

Suite au « Grenelle de l’Environnement » de 2010, l’État s’est engagé à préparer la France à une transition énergétique, écologique, économique et sociale. Pour cela 5 objectifs ont été mis en place :
– L’amélioration énergétique des bâtiments
– Le développent des transports en communs en respectant les engagements écologiques
– Réduction des consommations d’énergie
– Préserver biodiversité
– Maîtrise des risques traitements des déchets

Les éco-quartiers

Mardi, avril 7th, 2015

Les premiers éco-quartiers ce sont développés en Europe du Nord dans les années 90 par des citadins soucieux d’un environnement urbain plus sain et plus calme. En France, ce n’est qu’à partir de l’année 2009 que l’on voit apparaître le premier éco-quartier dans la ville de Grenoble.
Ces éco-quartiers doivent respecter tous les principes du développement durable, afin d’allier l’écologie, l’économie et le social dans un espace réduit. En France des labels EcoQuartier sont délivrés par l’Etat afin d’encourager, d’accompagner et de valoriser des projets d’aménagements réellement durable. Ce labels permet aux collectivités d’être accompagnées dans la réalisation du projet et que l’assurance que le résultat sera à la hauteur du travail demandé. Actuellement en France 32 quartiers bénéficies de ce label et 53 sont « engagés dans la labellisation ».

ECO QUARTIER DE LA ZAC DE BONNE, GRENOBLE

eco quartier

Un éco-quartier est un quartier créé en ville. Il possède des caractéristiques qui respectent l’environnement. Cette architecture a pour but dans le quartier choisi de maitriser toutes les ressources nécessaires à la population y vivant et de détruire les déchets produis. Ils doivent être conçus de manière homogène en terme de gabarit, avec des couleurs diversifiées et orientés de manière à réduire les pertes énergétiques. Ces habitats doivent permettre d’être le plus autonome possible en énergie, afin de diminuer les coûts et les impacts sur l’environnement. Comme par exemple à l’aide de panneaux solaires, d’éoliennes, de la géothermie, de récupérateurs d’eau de pluie, le recyclage, le compostage… etc. Mais aussi de la gérer au mieux, à l’aide d’outils technologiques comme la gestion de la consommation d’électricité et d’eau, la gestion des ouvertures et fermetures des volets… Les transports en communs et les vélos sont privilégiés dans ces quartiers avec des déplacements courts et doivent donc disposer d’un large choix d’infrastructures tel que des habitats, des commerces, des résidences étudiantes, des bureaux ou encore par exemple des espaces commerciaux participant à l’économie du quartier. La mixité est aussi un enjeux pour ces éco-quartiers avec la création de logements sociaux, de plafond pour le loyer se basant sur le prix de l’immobilier. Mais aussi par la création d’établissements pour personnes âgées, des écoles, l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite).
La biodiversité entre aussi en action, avec la création d’espaces verts, de toitures végétalisés, la plantation d’arbres et la mise en végétaux de la plus part des espaces.

L’enjeux principal est de diminuer l’emprunte écologique de chaque habitant c’est-à-dire de diminuer la pression de l’Homme sur la nature.
Exemple d’éco-quartiers dans la ville de Grenoble:

L’éco-mobilité

Mardi, avril 7th, 2015

En France, depuis quelques années, est apparut le phénomène d’éco-mobilité. C’est notre capacité à améliorer nos moyens de déplacements pour :

  • limiter systématiquement la pratique de la « voiture solo » et privilégier les voyages partagées

  • Utiliser des moyens de transport économes en énergie et en coût

  • Privilégier les transports en communs

  • Rester actif (marche et vélo)

Le premier enjeux de l’éco-mobilité est environnemental, mais ce n’est pas le seul, il a aussi des enjeux social et économique :

Enjeux environnemental

En France, 70% des déplacements sont réalisés en voiture. La mobilité est donc indispensable à la population. Mais ces déplacements ont des conséquences sur l’environnement, comme la forte émissions de CO2 (27% des GES :Gaz à Effet de Serre, sont émis par les transports), que les nuisances sonores ou encore l’engorgement des villes. Pour remédier à ce problème, différents moyens existent afin de limiter les déplacements individuel en voiture. En fonction de la durée de son trajet on peut adapter sa façon de se déplacer.

Marche a pieds velo

Pour les petits déplacements, la marche à pieds est le moyen le plus adapter. Il n’émet aucune pollution et est bénéfique pour la personne. L’autre moyen utilisé est le vélo, pour des trajets pouvant aller jusqu’à quelques kilomètres. C’est le transport le plus rapide en ville et le plus écologique. Depuis quelques années, plusieurs villes de France ont développés des voies cyclables pour faciliter leur circulation, ainsi que des bornes de location de vélo mis à disposition des usagés (en 2007 apparition des « Vélib » dans la Capital).

Tramway

Il existe d’autre moyens pour se déplacer en ville, comme les transports publics (métro, tramway, bus, RER…). Ils desservent un grand nombre de stations, généralement des gares, des établissements scolaires, des zones d’habitat, des centres de loisirs etc. Ces transports rejettent peu de CO2 contrairement à la voiture. En effet, en île-de-France, l’ensemble des transports en communs (RER, métro, tramway, bus) rejettent 30 fois moins de CO2 que la voiture ( par voyageur et par kilomètre ).

TGV

Pour les long trajets, il est préférable d’utiliser les transports collectifs comme les auto-cars ou encore les transports ferroviaires, qui auront peu d’ impact écologique contrairement aux trajets en voiture. En effet, plus les transports collectifs seront privilégiés et moins de voiture circuleront sur nos routes. Le co-voiturage est aussi un moyen de transport plus économe car il permet de limiter les trajets individuel et donc de réduire les rejets de GES

http://www.economiematin.fr/news-consommation-transports-industrie-services-energie

http://www.economiematin.fr/news-consommation-transports-industrie-services-energie

Nous pouvons voir sur ce graphique que le moyen de transport consommant le moins d’énergie est le vélo, ce n’est pas la marche contrairement à ce que l’on pourrait croire. La voiture à 1 passager est quand à elle la plus énergivore.

Enjeux social

La mobilité touche profondément le milieux social. En effet, la capacité de se déplacer est fortement discriminante, par exemple pour occuper un emploi et s’y rendre. En milieu rurale, la possession d’une voiture est un critère important et discriminant envers les personnes n’ayant pas les moyens de posséder une voiture. Mais en milieu rurale, le coûts de transport élevé et la durée des trajets sont des critères de choix pour la recherche d’un emploi. Il existe aussi des inégalités en termes d’accès aux transports : obstacle principalement financier (personnes âgées ou à mobilité réduite, malvoyants, enfants en bas âge, etc).

Enjeux économique

La mobilité est un partit prenant de l’économie. L’organisation des entreprises repose pour beaucoup sur des contraintes de transport de marchandises ainsi que des lieux d’habitation des populations. Les caractéristiques du milieu (relief, végétation ou hydrographie) lié à la mobilité ont aussi de fort impacts sur l’économie (tunnel du Mont-Blanc, zones pour la préservation de la biodiversité…). En ville, (selon le Syndicat des transports d’Île-de-France) un déplacement en transport en commun coûte 25% moins cher qu’un déplacement en voiture.

Préservation de la biodiversité en ville

Mardi, avril 7th, 2015

L’empreinte écologique de l’Homme sur l’environnement a des conséquences sur la faune et la flore locale. L’expansion des villes pose un problème de destruction de l’environnement. Pour cela, l’Etat a développé les trames vertes et bleues en 1994 en se ralliant à la « convention de Rio » sur la diversité biologique. Cette trame permet l’aménagement du territoire urbain pour permettre ; la circulation de la faune et de la flore, la survie des écosystèmes qui continueront de rendre service à l’Homme, de nouveaux moyens d’agriculture urbaine qui pallient au manque de surfaces de production exploitables, de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de récupérer les déchets organiques pour en faire du compost afin d’éliminer l’utilisation d’engrais chimiques.

Le 26 juin 2014, Ségolène Royal a fait adopter plusieurs amendements au projet de loi biodiversité :

  • Au 1er janvier 2016, fin des sacs plastiques non réutilisables

  • Interdiction définitive de l’épandage aérien

  • Encadrement pour la vidange des « fonds de cuve » de pesticide

  • Généralisation de l’expérimentation de l’autorisation unique pour es installations, ouvrages, travaux et activité soumis à la loi sur l’eau, qui vise à raccourcir les délais d’instruction

  • Création de parcs naturels marin (Estuaire Gironde et Pertuis Charentais)

  • Extension de la protection d’un grand nombre d’espèces marines

  • Protection des océans (interdiction des rejets des eaux issus de cuves de bateaux pouvant véhiculer des organismes nuisibles)

biodiversité

 

L’agriculture urbaine

L’augmentation de l’agriculture urbaine depuis plusieurs années (jardins familiaux, partagés, agriculture verticale…) témoigne d’un besoin pour les citadins de renouer contact avec la nature. L’espace n’est pas une contrainte, résidences, écoles, parcs, terrasses où sur les toits, sont tous des espaces pouvant relier la nature.

L’agriculture urbaine représente de multiples avantages :

  • Favorise la pollinisation et participe à la fixation du carbone

  • Permet la conservation de variété ancestrales ou rustiques

  • Favorise et renforce le lien social

  • Permet à certaines catégories de population de s’autosuffire ou de combler un manque de nourriture (C’est le cas aux Etats-Unis)

  • Consommation de produits frais

  • Réduction des coûts de transport et de l’impact énergétique

  • Prix plus attractifs`

agriurbaine

Cependant l’agriculture urbaine ne convient pas à tous les végétaux, par exemple certaines cultures (blé,maïs…) demande une biomasse importante. Il sera surtout produits des légumes et des végétaux fragile, ou encore des animaux de petite taille tel que les escargots.

Afin de répondre à cette demande, des techniques d’agriculture ce sont développées dans le monde entier. L’aquaponie est un exemple de culture utilisée au Canada et aux Etats-Unis, le principe est de cultiver les végétaux en symbiose avec l’élevage de poissons. Avec ce système, les plantes poussent directement dans l’eau. Cette culture est possible par les déjections des poissons qui servent d’engrais. Cette technique est utilisée à grande échelle aux pieds des buildings dans la ville de Chicago, elle permet une économie d’eau de 90% et ne nécessite peu d’ajout d’engrais biologique.

Le principe d’une culture qui ne pousse pas en terre pose un problème d’éthique et manque de preuve pour faire sa place dans notre société.

Mr. Bernard Darfeuille est un précurseur de l’aquaponie en France, il vend son poisson, ses salades et ses fleurs dans les marchés, mais cette installation n’est encore qu’un prototype. En revanche en Anjou, des particuliers ont eux même installés leurs potagers en aquaponie, le premier sur une surface de 30m² et le second sur 1m² pour y faire pousser toutes sortes de végétaux

Des serres sur les toits des supermarchés

A Berlin, un projet de serres à 1,2 millions d’euros est en cours. Des légumes pousserons sous serre à côté de bacs à poisson servant directement d’engrais. Les serres seront chauffées par la chaleur produite par les réfrigérateurs des supermarchés et permettrons l’isolation du toit des supermarchés. Chaque année 25 tonnes de poissons et 35 de légumes seront produits, pour ensuite être vendus directement dans le magasin.

Petite anecdote : selon une étude de l’ «Atelier parisien d’urbanisme », ils estiment que Paris intra-muros, dispose de 340ha de surface potentiellement végétaliste dont 80h facilement végétaliste. Cette surface permettrait de produite 32 000 tonnes de légumes par an, soit de nourrir 240 000 parisiens.

Bibliographie ville et environnement

Mardi, avril 7th, 2015

BIBLIOGRAPHIE

Environnement: vivez-vous dans l’une des 10 villes les plus vertes de France?http://www.challenges.fr/economie/20140219.CHA0606/environnement-vivez-vous-dans-l-une-des-10-villes-les-plus-vertes-de-france.html

Et si on aménageait des fermes dans nos villes ? K:\profil\Bureau\Agriculture urbaine.htm

Les transports publics, toujours plus chers, toujours moins rentables

http://transports.blog.lemonde.fr/2013/10/09/les-transports-publics-toujours-plus-chers-toujours-moins-rentables/

Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie

http://www.developpement-durable.gouv.fr/Les-villes-au-coeur-de-la.html

Les contradictions de la ville durable

http://www.cairn.info/revue-le-debat-2001-1-p-122.htm

 

Terra Eco Hors série, Octobre-Novembre 2012

« Comment vivrons nous dans nos villes en 2050 ? »

 

Catherine Munler plan stratégique

« Faire des entreprises du paysage les acteurs incontournables de l’économie verte. »

Intervention de Louardi BOUGHEDADA Vice-Président Energie Climat Communauté Urbaine de Dunkerque ; habitat écologique avantages et inconvéniants.

http://www.assises-energie.net/fileadmin/user_upload/assises_energie/pdf/Ed_precedentes/10/synth%C3%A8se_10emes_assises.pdf

Le plan d’action Ville durable – Ministère du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Rurali

http://www.territoires.gouv.fr/

L’écopastoralisme fait son retour en ville

http://www.consoglobe.com/ecopastoralisme-ville-cg

Les EcoQuartiers – Ministère du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité

http://www.territoires.gouv.fr/