Roaring twenties : la prohibition

prohibition stampSi vous pensez aux années 20, les “roaring twenties” plusieurs clichés vous viennent à l’esprit: le Charleston, la prohibition et la mode des cheveux courts pour les femmes. Tout cela est vrai mais il ne faut pas oublier la radio et le cinéma. Les années 20 sont marquées par l’explosion de la culture populaire relayée par le développement des médias de masse.

Je commencerai par vous dire quelques mots sur la prohibition.

Dès la fondation du pays la boisson a été une mauvaise habitude partagée par de nombreux américains. L’eau de feu qu’on peut voir dans Lucky Luke n’est pas qu’une plaisanterie d’auteur de BD… Les américains lèvent facilement le coude, et cela laisse des traces. Décision est prise d’interdire l’alcool dans la pays. Le 16 juin 1920 est instaurée la Prohibition.

Il est vrai que les américains boivent moins après la Prohibition qu’avant, mais dans l’ensemble, cette interdiction est une mauvaise idée. D’une part elle encourage des citoyens honnêtes à se rendre dans des « speakeasies ». Le nombre de ces établissements illégaux augmente régulièrement pendant la période de la Prohibition, allant jusqu’à dépasser très largement le nombre d’établissements légaux.

D’autre part elle a fait la fortune de caïds de la pègre. Al Capone (« Scarface ») et George Moran (« Bugs ») deviennent richissimes en vendant illégalement de l’alcool (bootleg booze) et rejoignent les rangs des célébrités de l’époque, malgré la violence de leur méthodes. Capone récolte des millions de dollars, mais fait assassiner des centaines de personnes au passage. Le massacre de la St Valentin, qui a eu lieu à Chicago, est d’ailleurs resté dans les annales des règlements de compte. Mais l’assassinat n’est pas la seule méthode employée par la pègre : la corruption des officiels du gouvernements, des policiers ou agents fédéraux se développe… Ce qui a des conséquences désastreuses sur l’image que les citoyens ont de leur gouvernement et de leurs représentants.

Après une décennie, la Prohibition est donc abolie le 5 décembre 1933.

the untouchablesJe vous conseille Les Incorruptibles (The Untouchables) de Brian de Palma, remarquable reconstitution de l’époque. L’agent fédéral Eliot Ness (Kevin Costner) et Al Capone (Robert de Niro) s’y affrontent dans un combat sans pitié.

Je vous recommande également Certains l’aiment chaud (Some Like It Hot) de Billy Wilder. Le contexte est le même, puisque le film commence par le massacre de la St Valentin, mais il s’agit d’une comédie débridée, classique parmi les classiques avec Tony Curtis, Jack Lemmon et Marilyn Monroe. Vous pouvez regarder la bande-annonce de l’époque ici.

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