„Eis Roma, Selbstbewusstsein“

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J’ai pris cette photo lors de ma première visite à Heidelberg. À cette époque, je venais aussi d’apprendre ce mot allemand, « Selbstbewusstsein », qui est un de mes mots (et concepts) préférés dans cette langue, et dont il n’existe pas, en français, de traduction mot à mot. Si l’on veut rendre en français le sens de ce mot, qui exprime le fait d’avoir la « conscience de soi », la conscience de la valeur de sa propre existence, on utilise une locution différente selon le contexte. La première fois que j’ai entendu ce mot, c’était en relation avec les droits des femmes, mais très vite ensuite dans de nombreuses autres situations.
J’aime l’histoire, la multiplicité des histoires potentiellement contenues dans cette scène, sous les lettres au néon de l’enseigne de la glacerie italienne, qui contient le nom « Rome ». Cette jeune femme aux lunettes noires et aux talons hauts, en train de boire un café : à première vue, elle est seule, mais il y a aussi un landau derrière elle. Le scénario change. Et cette jeune fille près de son vélo, dont on voit le reflet dans la porte du frigo : est-ce qu’elle part ? est-ce qu’elle arrive ?

Ensuite, j’ai oublié dans quelle ville la photo avait été prise. Ce n’est que bien plus tard, quand je suis retournée à Heidelberg, que j’ai retrouvé le décor. Entre-temps, j’avais appris l’allemand.


« Guide de la peinture à l’huile » Lefranc & Bourgeois

Un dossier de Lefranc & Bourgeois de 74 pages sur l’industrie de la couleur, l’histoire de la peinture à l’huile, la couleur, les règles de la peinture à l’huile… avec un tableau comportant les symboles employés pour désigner la toxicologie sur les emballages et un lexique des termes techniques.

À télécharger ici.

„Gesang im Grünen“ de Hans Thoma

Un tableau du peintre allemand Hans Thoma
(1839, Bernau – 1924, Karlsruhe)
Gesang im Grünen (vers 1875)
Niedersächsisches Landesmuseum Hannover

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Le film de présentation de l’exposition temporaire sur Hans Thoma qui a eu lieu du 03.07. au 29.09.2013 au Städel Museum (Franfurt am Main) :
Hans Thoma. Lieblingsmaler des deutschen Volkes
VO allemande, sous-titres anglais (durée : 7’43)

 

Biographie sommaire de Hans Thoma :

1839 : Naissance de Hans Thoma à Bernau (Forêt-Noire) le 2 octobre. Son père doit travailler comme ouvrier du bois, sa mère vient d'une famille d'artisans d'art.
1853-1855 : Thoma abandonne successivement trois apprentissages : lithographie puis peinture à Bâle et peinture de cadran d'horloges à Furtwangen (son père est mort en 1855, sa mère n'a pas les moyens de payer les frais d'apprentissage).
1855-1859 : Retour à Bernau. Études de dessin en autodidacte.
1859-1866 : Études grâce à une bourse à la Kunstschule (Académie des Arts) de Karlsruhe.
1867 : Voyage à Paris. Découverte décisive des tableaux de Gustave Courbet (lire la biographie de Courbet sur le site du Musée d'Orsay). Vit entre Bernau, Säckingen et Karlsruhe. Situation financière précaire. Ses tableaux sont refusés.
1870-1873 : Séjour à Munich. Début d'une amitié avec les peintres Arnold Böcklin, Albert Lang, Wilhelm Leibl, Ernst Sattler, Carl Schuch et Wilhelm Trübner.
1874-1876 : Voyage en Italie avec Albert Lang. Amitié avec Hans von Marèes et Adolf von Hildebrand. Visite de Rome avec Emil Lugo. Vit à Francfort, Munich et Säckingen.
1877 : Mariage avec son élève Cella Berteneder à Säckingen. Domiciliés à Francfort, dans un foyer commun avec sa mère et sa soeur.
1879-1889 : Voyages en Angleterre et en Italie. Début en 1889 de son amitié avec Henry Thode, le gendre de Cosima Wagner et directeur du Musée Städel à Francfort.
1890 : Exposition à la Kunstverein (Association d'art) de Munich lui permettant de faire sa percée artistique.
1892-1899 : Thoma est au sommet de sa carrière. Nomination à une chaire et déménagement à Karlsruhe. Il devient directeur de la Großherzoglichen Kunsthalle (Galerie d'art grand-ducale) de Karlsruhe et enseigne en tant que Professeur au département des grands maîtres de la peinture paysagiste à la Kunstschule.
1901 : Décès de sa femme Cella.
1904-1905 : Voyages en Suisse.
1905-1909 : Aménagement de la Hans-Thoma-Kapelle (Chappelle Hans-Thoma) et inauguration du Hans-Thoma-Museum (Musée Hans-Thoma) à la Kunstschule de Karlsruhe en 1909.
1924 : Thoma meurt le 7 novembre à Karlsruhe.

Traduction d'après la biographie disponible sur le site du Hans-Thoma Kunstmuseum de Bernau.

Voir aussi le tableau La mer orageuse par Gustave Courbet.