Un livre sur le métier d’archéologue

Je vais vous présenter un livre que j’ai lu qui parle de l’archéologie: L’archéologie sous la terre.
Le nom de l’auteur est Madeleine Michaux, l’année d’édition de ce livre est 2002 et la maison d’édition est Milan.
Le sujet de ce livre est le métier d’archéologue.
J’ai emprunté ce livre au CDI parce que la couverture m’a intéressée car on y voit des archéologues en train de fouiller.
J’ai appris grâce à ce livre qu’un archéologue a un journal pour écrire ce qui se passe pendant les fouilles. Ce qui m’a surprise c’est que les archéologues ont plusieurs outils que je ne connaissais pas encore comme le niveau, le tamis, les jalons.
J’ai appris aussi que les archéologues pouvaient faire des fouilles sous l’eau. Par exemple, des archéologues ont trouvé une statue de Ptolémée II dans la mer Méditerranée, à l’entrée du port d’Alexandrie. Cette statue était à l’origine à la porte du phare d’Alexandrie. Aujourd’hui, elle est devant la nouvelle bibliothèque d’Alexandrie.

Photo Stéphane Compoint

La statue de Plolémée II tirée de la mer Méditerranée. Photo Stéphane Compoint

Des sondages près du collège

Le vendredi 14 novembre 2014, nous, les élèves de la 6e2 Archéologie, sommes allés devant l’église Saint Laurent qui est située juste derrière le collège.
Philippe Mellinand nous a accueillis. C’est un archéologue de l’INRAP (l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) qui a dirigé les fouilles du parking du collège en 2005. Cette fois ci, il supervisait des sondages.
Tout d’abord, il nous a montré un plan des sondages réalisés autour de l’église. Ensuite, on a pu regarder quelques trous des sondages (les autres étaient déjà recouverts). Enfin, il nous a montré deux sacs pleins de tessons (des bouts de céramique) qui venaient de Massalia, d’Italie et de Grèce et on a pu les examiner. On reconnaît les tessons de Massalia car il y a des petits morceaux de mica dedans, une pierre qui brille.

Mellinand+sondage

Philippe Mellinand nous explique les sondages . A côté, le plan des sondages : en vert ce sont les emplacements des sondages. (Abdellah)

A quoi servent les sondages?

pelleteuse

Une pelleteuse en train de creuser pour faire un sondage (Abdellah)

L’archéologue Philippe Mellinand travaille à l’INRAP: l’institut National de Recherches Archéologiques Préventives.
Les archéologues de l’INRAP font des sondages pour savoir s’il y a des vestiges dans le sous sol.
Ce jour-là nous avons vu les archéologues utiliser une pelle mécanique, une truelle et un fil blanc.
Le fil blanc sert à faire une démarcation du sondage où il y a des vestiges. La pelle mécanique sert à dégager la terre. La truelle sert à enlever délicatement la terre des vestiges.
Les sondages du parvis de l’église Saint-Laurent ne seront pas suivis de fouilles car il n’y a pas beaucoup de vestiges.

Les vestiges trouvés lors des sondages de l’église Saint-Laurent

Lors des sondages de l’église Saint Laurent, Philippe Mellinand et son équipe ont trouvé deux types de vestiges: des murs de maisons anciennes et des bouts de tessons de céramique.
Les bouts de murs de maisons datent du XIIIe et XIVe siècles, les tessons de vases romains datent du Ier et IIe siècles et les tessons de vases grecs datent du VIe siècle av. J-C.
Les céramiques grecques ont été fabriquées en Italie et à Athènes et sont arrivées à Massalia par bateaux. Les amphores permettaient de transporter de l’huile et du vin. D’autres céramiques retrouvées ont été fabriquées à Marseille.

Nous avons pu examiner différentes sortes de tessons:
-Une lèvre d ‘une amphore, c ‘est-à-dire le bord.
-Un tesson où nous avons vu le nom du potier qui avait fabriqué le vase. Il faisait ainsi sa publicité.
-Un tesson d’un vase fabriqué à Marseille car il y avait du mica (pierre qui brille) .

levrestessons

La 6e 2 Archéo à la découverte du Gyptis

6e2 autour plaque

La classe Archéo autour de la plaque du Vieux Port qui rend hommage aux Phocéens fondateurs de Marseille.

Le vendredi 17 octobre 2014, nous sommes partis sur la rive sud du Vieux Port voir le Gyptis.
Pierre Poveda, un archéologue spécialiste des bateaux, nous a accueillis pour nous présenter le Gyptis. Il a reconstitué le bateau avec une équipe d’archéologues.
Mais d’abord pourquoi ce nom, le « Gyptis » ?
Gyptis et Prôtis sont les personnages de la légende de la fondation de Massalia.
Gyptis était la princesse des Ségobriges, le peuple qui vivait sur les terres où fut plus tard construite la cité.
Prôtis était Grec. Il était le chef de la flotte des marins qui avaient débarqué sur ces terres. Ils venaient de Phocée, une cité grecque située en Grèce d’Asie (aujourd’hui la Turquie).
A l’occasion d’une grande fête que le roi Nann avait organisée pour que sa fille se marie, Gyptis a tendu une coupe à Prôtis. Cela voulait dire qu’elle avait choisi cet étranger pour être son mari.
Grâce à ce mariage, les Phocéens purent s’unir aux Ségobriges et ils purent ainsi fonder Massalia ensemble.
Ainsi, cette légende veut dire qu’il n’y a pas eu de guerre entre les Ségobriges et les Phocéens mais qu’au contraire la ville est née d’une alliance entre ceux qui vivaient déjà là et ceux qui venaient d’arriver.