un nouvel antibiotique extrait du mangoustan

Découverte d’un  nouvel antibiotique extrait du mangoustan:

L’alpha mangoustin (dérivé du mangoustan, un fruit originaire d’Asie du Sud-Est) serait un antibiotique actif sur les souches de Staphylococcus aureus résistantes à la méticilline et à la vancomycine. Le produit a été testé avec succès chez des lapins présentant des infections oculaires à ce type de bactéries.

mangoustanMangoustans Etal de marché, Chow Kit – Kuala Lumpur – Malaisie

Tout d’abord, des rappels importants sur les antibiotiques :

  • Pour lutter contre les maladies infectieuses, vaccins et antibiotiques sont des moyens  très précieux.Or les bactéries cibles développent de nouveaux mécanismes pour devenir  de plus en plus résistantes aux antibiotiques.

  •  L’utilisation inappropriée et en quantité trop importante des antibiotiques est à l’origine de l’augmentation rapide des cas de résistance bactérienne ( aux antibiotiques ) .

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De nouveaux travaux publiés le 11 Avril 2013 précisent  :  Même à faible dose, les antibiotiques peuvent favoriser l’apparition de bactéries multi-résistantes…...

Des chercheurs de l’Institut Pasteur et du CNRS ont démontré que l’utilisation d’antibiotiques à faible dose est susceptible d’augmenter l’apparition de résistances chez des bactéries pathogènes.

Les scientifiques ont observé qu’une faible concentration d’antibiotique suffit à activer chez ces bactéries une réponse de stress. Appelée « SOS », cette réponse entraîne l’acquisition de gènes de résistance par deux voies distinctes.

 Des précisions sur ce nouvel antibiotique extrait du mangoustan :

Découverte d’un puissant antibiotique extrait du mangoustan

source: http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74239.htm

« Des scientifiques de Singapour et de Chine ont synthétisé un composé dérivé du mangoustan, l’alpha mangoustin, pouvant conduire à l’élaboration d’un antibiotique dirigé contre des agents pathogènes résistants. La surconsommation d’antibiotiques a pour conséquence l’émergence de nombreux phénomènes de résistance à ces traitements. Ainsi, des infections autrefois traitables, sont devenues plus difficiles à soigner, et donc de manière plus onéreuse.

 


Mangostan
Crédits : Ovoze Zelinina


Le mangoustan est un fruit originaire d’Asie du Sud-Est qui est très apprécié en Asie et en Afrique centrale pour ses propriétés curatives. Le mangoustan est l’un des fruits les plus riches en antioxydants naturels (xanthones). C’est dans le péricarpe du fruit que ceux-ci sont concentrés. Les xanthones font partie des antioxydants les plus puissants que l’on connaisse, et actuellement, environ 200 xanthones sont répertoriées.

Cette étude, dirigée par le professeur Roger Beuerman, en collaboration avec l’université technologique South China [1] et l’Académie des sciences chinoise [2], a été publiée dans le « Journal of Medicinal Chemistry ». Soutenue par le programme de recherche clinique translationnelle « Trios », cette étude est financée par la Fondation Nationale de la Recherche (NRF) de Singapour [3] et Exploit Technology [4].

En effectuant des expériences sur des lapins, dont les yeux sont biologiquement semblables à ceux de l’homme, l’équipe a constaté que les dérivés produits du mangoustan sont capables d’éliminer des bactéries, telles que la « méthicilline résistante Staphylococcus aureus » (MRSA), groupe de bactéries résistantes à la vancomycine. Ces agents pathogènes sont à l’origine de certaines des formes les plus mortelles d’infection. Le professeur Roger Beuerman, Directeur du « Singapore Eye Research Institute » (SERI) [5] et professeur au département d’ophtalmologie et biochimie [6] de NUS, a indiqué qu’il faut huit à vingt heures pour éradiquer complètement ces microbes grâce aux antibiotiques classiques. En revanche, le composé le plus puissant que l’équipe a synthétisé, est capable de produire le même effet en 40 minutes.

Ces résultats montrent que la nouvelle approche de modification de composés naturels pour obtenir de nouvelles propriétés, telles que la suppression de la résistance et de la toxicité, ou l’amélioration de la sélectivité et du temps d’action, pourrait optimiser le développement de nouveaux médicaments contre des agents pathogènes résistants »

Origine: BE Singapour numéro 87 (4/11/2013) – Ambassade de France à Singapour / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74239.htm