Atlantique Nord : un risque de refroidissement rapide au XXIe siècle revu à la hausse

Les observations au cours du XXe siècle ne montrent pas de réchauffement à long terme dans l’Atlantique Nord subpolaire. Cette région a même connu un refroidissement rapide vers 1970, suscitant un débat sur son éventuelle réapparition .

Le risque d’un refroidissement rapide dans l’Atlantique Nord au XXIe siècle vient d’être revu à la hausse …

La possibilité d’un changement important du climat autour de l’Atlantique est connue depuis longtemps, comme symbolisée par la fiction hollywoodienne « Le jour d’après ».

Un algorithme pour évaluer les prévisions climatiques du GIEC

Pour évaluer le risque, des chercheurs ont développé un nouvel algorithme pour analyser les 40 projections climatiques prises en compte dans le dernier rapport du GIEC.

 La revue Nature Communications publie ces résultats, le 15 février 2017( Abrupt cooling over the North Atlantic in modern climate models, Giovanni Sgubin, Didier Swingedouw, Sybren Drijfhout, Yannick Mary & Amine Bennabi. Nature Communications, 15 février 2017. DOI: 10.1038/ncomms14375)

 Le ralentissement de la circulation océanique de retournement (dont fait partie le fameux Gulf Stream qui apporte la chaleur de la Floride jusqu’aux côtes européennes) pourrait entraîner un bouleversement climatique sans précédent.

En 2013, le GIEC, se basant sur les résultats d’une quarantaine de projections climatiques, a estimé que ce ralentissement s’installerait progressivement et sur une échelle de temps longue. Un refroidissement rapide de l’Atlantique Nord au cours du XXIe siècle semblait donc peu probable.

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Dans le cadre du projet européen EMBRACE, une équipe d’océanographes a réexaminé ces 40 projections climatiques en se focalisant sur un point névralgique au nord-ouest de l’Atlantique Nord : la mer du Labrador.

Cette mer est le siège d’un phénomène de convection, qui nourrit à plus grande échelle la circulation océanique de retournement.
Ses eaux de surface se refroidissent fortement en hiver, deviennent plus denses que les eaux de profondeur et plongent vers le fond. La chaleur des eaux profondes est transférée vers la surface et empêche la formation de banquise.
Choisissant d’étudier ce phénomène de convection en détail, les chercheurs ont développé un algorithme capable de repérer les variations rapides des températures à la surface de l’océan.

Cette « moulinette statistique » a révélé que 7 des 40 modèles climatiques étudiés projetaient un arrêt complet de la convection engendrant des refroidissements abrupts – 2 ou 3 degrés en moins de dix ans – de la mer du Labrador, induisant de fortes baisses des températures dans les régions côtières de l’Atlantique Nord.

Mais un tel refroidissement rapide, simulé seulement par quelques modèles, est-il vraisemblable ?

Pour répondre à cette question, les chercheurs se sont penchés sur la variable clé du déclenchement de la convection hivernale : la stratification océanique. Ces variations verticales de la densité des masses d’eau sont bien reproduites dans 11 des 40 modèles.

Parmi ces 11 modèles, qui peuvent être considérés comme les plus fiables, 5 simulent une baisse rapide des températures de l’Atlantique Nord, soit 45 % !

Labrador

© Giovanni Sgubin – EPOC Représentation schématique de la circulation dans la mer du Labrador, au cœur du gyre subpolaire schématisé par le contour rouge.


refroidissement

© Giovanni Sgubin – EPOC Exemple d’un refroidissement rapide dans le gyre prédit par l’une des projections climatiques. A gauche : évolution temporelle de la température de surface de la mer. A droite : écarte entre la température de l’air à la surface de la mer, entre le début et la fin du XXIe siècle.


Quel est l’impact sur le climat de l’effondrement de la convection dans l’Atlantique Nord subpolaire sur les régions environnantes?

Les répercussions d’un tel événement sur la température et les précipitations représentent un risque important pour de nombreux secteurs économiques, notamment pour l’industrie de l’ agriculture, ainsi que pour les ressources en eau et la gestion de l’ énergie. En outre, les modifications associées à la circulation océanique modifient la répartition des principales zones faunistiques sur l’Atlantique Nord nord, avec des conséquences importantes pour le secteur de la pêche.

Ces résultats issus de modèles climatiques pourront être confrontés aux futures données du projet international OSNAP qui prévoit l’installation de bouées fixes dans le gyre subpolaire. De quoi anticiper de possibles refroidissements rapides dans les années à venir. Ce risque devra par ailleurs être pris en compte dans les politiques d’adaptation au changement climatique des régions bordant l’Atlantique Nord.

Source: Nature, communiqué de presse DU CNRS  : CP refroidissement Atlantique 

COP21: l’ONU et le changement du climat

Réchauffement du climat : COP21 ( 30 novembre au 11 décembre 2015)

Lors de la Conférence des Nations unies de 2015 à Paris, un accord mondial  doit obligatoirement être conclu pour contenir le réchauffement du climat  à 2 degrés à l’horizon 2100. Au delà de cette valeur, les scientifiques prévoient des conséquences dramatiques … Il est grand temps d’agir. 

climat

«Nous sommes aujourd’hui sur une trajectoire à + 4-5 degrés d’ici la fin du siècle: c’est ce qui se passera si on dit “tant qu’il y a du fossile, on l’utilise”», alerte Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec. «Dans ce scénario, le niveau de la mer pourrait s’élever de près d’un mètre d’ici 2100», prévient-t-il en soulignant que cela ne sera pas uniforme au niveau du globe, tout comme la hausse de la température qui sera plus forte sur les continents que dans les océans.

 

 

Le deuxième volet de ce  rapport intitulé «Changement climatique 2014: impacts, adaptation et vulnérabilité» est consultable ici.

Face à la réalité du réchauffement du climat et à la responsabilité humaine dans ces dérèglements, une politique de lutte contre le réchauffement de la planète s’installe depuis les années 1990 ..

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Climat et biodiversité sont étroitement liés: au fur et à mesure que le climat change, la biodiversité est érodée.

Après 5 grandes crises, la sixième grande crise de biodiversité est liée aux activités humaines…. Voir mon article en détail ici

C’est un terme proposé par Paul Crutzen ( prix Nobel, chimiste et météorologue): Il désignerait une nouvelle époque géologique, qui aurait débuté à la fin du XVIIIe siècle avec la révolution industrielle, période à partir de laquelle l’influence de l’espèce humaine  sur le devenir de la terre serait devenue prédominante. L’impact des activités humaines l’emporterait donc sur l’ensemble des facteurs naturels et viendrait modifier le climat et la biosphère.

Depuis 1988, plusieurs milliers de chercheurs internationaux se sont réunis sous l’égide de l’ONU pour constituer le GIEC

Quel est l’historique de la mobilisation internationale sur le climat ?  

  • 1979 — première Conférence mondiale sur le climat .
  • 1988 — Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est mis en place.
  • 1990 — Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et la deuxième Conférence mondiale sur le climat demandent un instrument mondial sur les changements climatiques. Les négociations à l’Assemblée générale des Nations Unies sur une convention-cadre sont lancées.
  • 1991 — Le Comité de négociation intergouvernemental tient sa première réunion.
  • 1992 — Lors du Sommet « Planète Terre » à Rio, la Convention-cadre sur les changements climatiques est ouverte à la signature, parallèlement aux autres conventions également négociées à Rio, la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique et la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification.
  •  1994 — La Convention-cadre sur les changements du climat entre en vigueur.
  • 1995 — La première session de la Conférence des Parties se tient à Berlin.
  • 1996 — Le Secrétariat de la Convention-cadre sur les changements climatiques est mis en place pour appuyer les mesures prises en vertu de la Convention.
  • 1997 — Le Protocole de Kyoto est officiellement adopté en décembre, à la troisième session de la Conférence des Parties
  • 2001Les accords de Marrakech, qui sont adoptés à la septième session de la Conférence des Parties, exposent en détail les règles d’application du Protocole de Kyoto, mettent en place de nouveaux instruments de financement et de planification en vue de l’adaptation aux changements du climat et établissent un cadre pour le transfert de technologies.
  • 2005 — Entrée en vigueur du Protocole de Kyoto. La première réunion des Parties au Protocole se tient à Montréal. Conformément aux conditions posées dans le Protocole de Kyoto, les Parties ont lancé des négociations sur la phase suivante du Protocole dans le cadre du Groupe de travail spécial des nouveaux engagements des Parties visées à l’annexe I au titre du Protocole de Kyoto. Le futur Programme de travail de Nairobi sur l’adaptation aux changements climatiques (il prendra ce nom en 2006, l’année suivante) est accepté et fait l’objet d’un accord.
  • 2007 — Le quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat est publié. Le grand public découvre la climatologie. À la treizième session de la Conférence des Parties, les États ont convenu de la feuille de route de Bali qui préparait la voie aux activités postérieures à 2012 avec deux groupes: le Groupe de travail spécial des nouveaux engagements des Parties visées à l’annexe I au titre du Protocole de Kyoto et le Groupe de travail spécial de l’action concertée à long terme au titre de la Convention.
  • 2009 — Accord de Copenhague, élaboré à la quinzième session de la Conférence des Parties à Copenhague. Les États ont soumis par la suite des engagements concernant les réductions d’émissions ou les mesures d’atténuation, aucun de ces engagements n’étant contraignant.
  • 2010Les accords de Cancún sont élaborés et acceptés par la plupart des Parties à la seizième session de la Conférence des Parties. Conformément à ces accords, les Parties officialisaient leur engagement de réduire leurs émissions dans le cadre de l’effort collectif le plus important que le monde ait jamais vu pour réduire les émissions de manière solidairement responsable.
  • 2011 — La plate-forme de Durban pour une action renforcée a été élaborée et acceptée par les États parties à la dix-septième session de la Conférence des Parties. À Durban, les gouvernements ont clairement reconnu la nécessité d’élaborer un projet de nouvel accord juridique universel pour lutter contre les changements climatiques au-delà de 2020, dans le cadre duquel toutes les parties joueraient leur rôle dans la mesure de leurs moyens et seraient en mesure de recueillir ensemble les fruits de leur réussite.
  • 2012 — L’amendement de Doha au Protocole de Kyoto est adopté par la CMP (Conférence des Parties agissant comme réunion des Parties au Protocole de Kyoto) à sa huitième réunion. Cet amendement comprenait les mesures suivantes: de nouveaux engagements pour les Parties visées à l’annexe I au titre du Protocole de Kyoto, qui ont accepté de prendre des engagements pour une deuxième période allant du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2020 ; une liste révisée des gaz à effet de serre sur laquelle les Parties feraient rapport au cours de la deuxième période d’engagement et des amendements à plusieurs articles du Protocole de Kyoto concernant la première période d’engagement, qui devaient être actualisés pour la deuxième période d’engagement.

2013 — Les principales décisions adoptées à la dix-neuvième session de la Conférence des Parties et la neuvième réunion de la CMP comprenaient des décisions sur la progression de la plate-forme de Durban, le Fonds vert pour le climat et le financement à long terme, le cadre de Varsovie pour REDD+ et le mécanisme international de Varsovie pour les pertes et dommages. Pour en savoir davantage sur les conclusions de la Conférence de Varsovie.

2014 — La vingtième session de la Conférence des Parties se tiendra en décembre, à Lima (Pérou).

2015 — La vingt et unième session de la Conférence des Parties (onzième réunion de la CMP) se tiendra à Paris (France), en décembre.

*Source : Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

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Un accord mondial  doit obligatoirement être conclu pour contenir le réchauffement du climat à 2 degrés à l’horizon 2100. Plus le temps passe, plus les possibilités d’intervention sont restreintes…

Les enseignants ne peuvent que s’associer à cette démarche en relayant la problématique et en faisant participer leurs élèves à des actions locales. C’est une belle façon de changer leur regard sur le Monde qui les entoure …

De nombreux outils pédagogiques sur le réchauffement climatique sont disponibles:

Plus que jamais, l’Homme tient entre ses mains l’avenir de sa Planète.

Climat: El Niño est de retour

Fentes de dessication dans un fond de lagune après les inondations de 1983 dues à un Niño.

Fentes de dessication dans un fond de lagune après les inondations de 1983 dues à un Niño.

Après cinq ans d’absence, le phénomène El Niño est réapparu dans l’océan Pacifique tropical.

La communauté scientifique annonce le développement dans l’océan Pacifique de l’événement El Niño le plus intense depuis le début du XXIe siècle…

Ce nouvel épisode pourrait affecter de nombreuses régions du globe jusqu’au printemps 2016

Voir l’article de Grégory Fléchet / CNRS Le journal: El Niño. PDF

 Anomalie, vue par satellite, de la température de la surface de la mer et de la couverture nuageuse durant l’épisode El Niño 1997-1998, le plus intense du siècle dernier. @R.HOUSER/ WASHINGTON UNIVERSITY


Anomalie, vue par satellite, de la température de la surface de la mer et de la couverture nuageuse durant l’épisode El Niño 1997-1998, le plus intense du siècle dernier.
@R.HOUSER/ WASHINGTON UNIVERSITY

 

 El Niño ?  El Niño est une oscillation australe des courants océaniques (ENSO : El Niño Southern Oscillation). Il atteint son apogée vers Noël, d’où son nom ( en espagnol) qui fait référence à l’enfant Jésus.

Des précisions sur cette  oscillation

Elle consiste en un renversement de la circulation des alizés de sud-est dans le Pacifique sud mettant fin à la remontée d’eaux froides le long des côtes du Pérou.

« Pour comprendre le rôle clé de l’atmosphère dans la genèse d’El Niño il faut tout d’abord avoir à l’esprit que la température de la surface de l’océan Pacifique tropical n’est pas uniforme, mais s’élève graduellement en direction de l’ouest. Alors que les 100 premiers mètres de la colonne d’eau ne dépassent pas 22 °C près des côtes péruviennes, celle-ci avoisine 30 °C au large de l’Indonésie : c’est ce que les climatologues appellent la warm pool ou piscine d’eau chaude du Pacifique ».( source CNRS)

« En temps normal, les alizés soufflant depuis l’est ont tendance à confiner cet important volume d’eau chaude au voisinage de l’archipel indonésien. Mais, lors d’une année El Niño, le régime des alizés faiblit drastiquement allant même jusqu’à s’inverser comme c’est le cas cette année », souligne Eric Guilyardi.

« Cette accumulation soudaine d’eau chaude près des côtes du Pérou interrompt la remontée d’eaux froides et riches en nutriments permettant le développement de nombreuses espèces », précise Boris Dewitte,

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Comparaison entre une situation normale dans le Pacifique tropical et une situation El Niño. Dans le deuxième cas, les alizés s’affaiblissent et les eaux chaudes envahissent le centre et l’est du Pacifique tropical, modifiant le régime des vents et des précipitations sur toute la planète

La fréquence d’apparition des  événements El Niño est irrégulière, environ tous les 2 à 7 ans. Les conséquences sont considérables

On appelle événement La Niña, un épisode d’accentuation de la circulation normale des alizés d’est qui engendre généralement les effets inverses d’El Niño. En général, les années à Niña sont relativement fraîches à l’échelle mondiale, comme en 2008, année qui a suivi un épisode La Niña.

El Niño : des  phénomènes capables de bouleverser le climat aux quatre coins du monde.

« L’épisode survenu en 1997 est l’arbre qui a longtemps caché la forêt, raconte le chercheur Boris Dewitte. Les dégâts provoqués ont poussé les climatologues à se focaliser sur ces épisodes aujourd’hui qualifiés d’« extrêmes ». »

Pluies torrentielles sur toute la façade américaine, sécheresses en Indonésie et en Australie, augmentation des cyclones dans le Pacifique…

« Nous avons considéré ce type d’épisode comme l’archétype du phénomène. Or, depuis 1997, une série d’autres événements se sont produits et leurs impacts sont très différents », poursuit le chercheur.

Ceux-ci induisent des sécheresses sur la façade ouest américaine, perturbent la mousson indienne et accélèrent la fonte des neiges dans certaines régions de l’Antarctique !

Au-delà du climat, la signature biologique est singulière.

« Ils provoquent un appauvrissement en phytoplancton dans le centre du bassin, souligne Marie-Hélène Radenac. Cela pose question pour les réseaux trophiques supérieurs et l’activité de pêche. »

Aujourd’hui, l’existence de deux visages distincts d’El Niño commence à faire consensus…. voir la suite Sciences au Sud n°80 – Recherches : El Niño (PDF, 2147 Ko)

02 novembre 2015: lancement de CIENPERU, projet d’étude des impacts d’El Niño 2015-2016 sur l’écosystème marin du Pérou

Des chercheurs de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), du CNRS et leurs partenaires péruviens de l’Instituto del mar del Perú (IMARPE) lancent une opération exceptionnelle d’observations et déploieront, à partir du 2 novembre, une série de capteurs le long de la côte péruvienne et au large. L’objectif : mesurer les impacts de cet événement climatique extrême sur la dynamique océanique et l’écosystème côtier….

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© IRD Arrivée à Lima du glider mis à disposition par la Division technique de l’INSU du CNRS, déployé dans le cadre de CIENPERU.

Les événements El Niño constituent des fluctuations majeures du climat global . Les El Niño extrêmes se caractérisent par un déplacement des eaux chaudes pauvres en sels nutritifs et des précipitations qui leur sont associées du Pacifique Ouest jusqu’au Pacifique Est (région habituellement froide et sèche). Ils peuvent induire des catastrophes naturelles majeures

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© NOAA Anomalie de température de surface observée par satellite en septembre 2015. Un réchauffement très fort (>3°C) des eaux de surface s’étend vers les côtes du Pérou.

voir la suite Lancement de CIENPERU, projet d’étude des impacts d’El Niño 2015-2016 sur l’écosystème marin du Pérou (PDF, 425 Ko)

Si le réchauffement global augmentait de 4 ou 5 degrés, la fréquence des El Niño extrêmes doublerait …

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Sources partielles de l’article: CNRS IRD

Climat 2014: synthèse du 5ème rapport du GIEC

La synthèse du 5ème rapport du GIEC vient d’être publié ...

Le GIEC confirme l ‘influence de l’homme sur le réchauffement climatique:elle est très claire et ne cesse de s’accroitre….

Les conséquences sont facilement observables (article sur le réchauffement climatique et la biodiversité)

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«Nous sommes aujourd’hui sur une trajectoire à + 4-5 degrés d’ici la fin du siècle: c’est ce qui se passera si on dit “tant qu’il y a du fossile, on l’utilise”», alerte Jean Jouzel, climatologue et vice-président du Giec. «Dans ce scénario, le niveau de la mer pourrait s’élever de près d’un mètre d’ici 2100», prévient-t-il en soulignant que cela ne sera pas uniforme au niveau du globe, tout comme la hausse de la température qui sera plus forte sur les continents que dans les océans.

« Le réchauffement du système climatique est sans équivoque et, depuis les années 1950, beaucoup de changements observés sont sans précédent depuis des décennies voire des millénaires. L’atmosphère et l’océan se sont réchauffés, la couverture de neige et de glace a diminué, le niveau des mers s’est élevé et les concentrations des gaz à effet de serre ont augmenté. » (5e rapport du GIEC, novembre 2014)

climat giec

Si le réchauffement climatique n’est pas maitrisé, les conséquences vont être irréversibles pour l’Homme et les écosystèmes..

Selon M. R. K. Pachauri, président du GIEC, «Nous avons les moyens de limiter les changements climatiques. Il existe de nombreuses solutions qui permettent un développement économique et humain continu. Nous n’avons besoin que de la volonté d’évoluer, qui, nous l’espérons, sera motivée par la connaissance et par la compréhension de la science des changements climatiques.»

Il est grand temps d’agir:

L’Homme dispose encore de marges de manœuvre pour limiter ces changements et assurer un avenir meilleur et plus viable

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Plus que jamais, l’Homme tient entre ses mains l’avenir de sa Planète.

Documents:

-Voir le communiqué de presse en français du 2 novembre (Giec): 11022014_syr_copenhagen_fr-1

– La synthèse du rapport 5 en anglaisSYR_AR5_LONGERREPORT

Le cinquième rapport du GIEC analysé sur « leclimatchange.fr »