Tous les 15 jours, des astéroïdes frappent l’atmosphère terrestre

La NASA traque les  » géocroiseurs » qui pourraient, un jour, entrer en collision avec notre planète .

Elle vient de publier une carte des impacts des astéroïdes ….

Toutes les deux semaines, de petits astéroïdes proches de la Terre ( taille d’environ un mètre) frappent son atmosphère et se désintègrent.

Une carte de ces impacts vient d’être publiée par la NASA : depuis 20 ans(1994 à 2013), il y a eu 556 événements de « bolides » de différentes énergies.

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L’énergie libérée est énorme

Sur cette carte du monde, la taille des points ( orange pour les événements diurnes et bleu pour les événements nocturnes) est proportionnelle à l’énergie rayonnée dans le visible ( elle est mesurée en milliards de joules / GJ.

Le plus petit point sur la carte (1 milliard de joules ou 1 GJ d’énergie rayonante) correspond à 5 tonnes d’explosifs TNT.

De même, les points représentant 100, 10 000 et 1,000,000 gigajoules correspondent à 300 tonnes, 18 000 tonnes et un million de tonnes d’explosifs TNT .

La plus grande énergie d’un impact enregistré au cours de cet intervalle de 20 ans est celle de  Chelyabinsk (440 000 – 500 000 tonnes de TNT enregistrés à travers le centre de la Russie, le 15 Février, 2013).

Ce petit astéroïde qui a explosé dans l’atmosphère près de Chelyabinsk avait une taille d’environ 20 mètres mais les scientifiques de l’espace savent depuis longtemps que de tels événements ne sont qu’une partie de l’histoire géologique de la Terre.

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« Nous savons maintenant que l’atmosphère de la Terre fait un excellent travail de protection de la Terre pour les petits astéroïdes », a déclaré Observations NASA NEO Executive Program Lindley Johnson.

Les nouvelles données recueillies seront extrapolées pour estimer plus précisément la fréquence des impacts par des gros astéroïdes pouvant causer des dommages au sol.

Le risque d’impacts futurs n’est pas à négliger …

Alors que les nouvelles données soulignent que les impacts de petits astéroïdes avec la Terre ne sont pas rares, le risque d’impacts futurs ne doit pas être pris à la légère.

«Le but est de trouver des astéroïdes potentiellement dangereux avant qu’ils nous trouvent », a déclaré Donald Yeomans, directeur du Bureau du programme NEO de la NASA au Jet Propulsion Laboratory.

 

Les observations du programme NEO ont déjà identifié plus de 96 % des astéroïdes proches.  L’objectif actuel du programme est d’identifier 90 % ou plus des géocroiseurs de grande taille (supérieure à 140 mètres de diamètre) ...

  • Chaque jour, la Terre est bombardée avec plus de 100 tonnes de poussière et de particules de la taille du sable .
  • Environ une fois par an, un astéroïde de la taille d’une automobile frappe l’atmosphère de la Terre, crée une boule de feu impressionnante  et brûle avant d atteindre le sol.
  • Les études de l’histoire de la Terre indiquent qu’environ une fois tous les 5000 ans ou plus un objet de la taille d’un terrain de football frappe la Terre et cause des dommages importants
  • Une fois seulement tous les quelques millions d’années, un objet entre en collision avec la Terre. Des cratères d’impact sur la Terre, la Lune et les autres corps planétaires sont la preuve de ces importants événements de collision. Ces évènements sont séparés de quelques millions d’années et ont causé des catastrophes régionales ou mondiales .

NB: NEO en anglais : Near Earth Objects : objets s’approchant de la terre ou géocroiseurs en français.  Ces astéroïdes proviennent pour la plupart de ce que l’on a coutume d’appeler la ceinture des astéroïdes, vaste champ de pierres situé entre Mars et Jupiter.

 

ex: Meteor Crater ( diamètre 1,2 km) près de Winslow, Arizona, est la preuve de l’impact avec la surface de la Terre d’un astéroïde de 50 mètres, il y a environ 50.000 ans.

barringer_rowell / astéroïdeInside Barringer Meteor Crater
Credit & Copyright: Tony Rowell

« Ces nouvelles données aideront les scientifiques NEO construire une image plus complète de la fréquence et de la portée des impacts d’astéroïdes avec la Terre», a déclaré Johnson.

 

Source neo.jpl.nasa.gov/news/news186.html

Plus d’informations:

Rosetta, un grand pas de la Science …

Rosetta, un sujet d’actualité incontournable en SVT et Sciences physiques:

Pour en parler avec vos élèves quelques précisions sur le sujet….

Grâce à Rosetta, les scientifiques comptent bien lever le voile sur la formation du système solaire et sur nos origines …

Rosetta est un chasseur de comètes ...

C’est la première fois qu’une sonde se mettra en orbite autour d’une comète et larguera un atterrisseur à sa surface  pour l’étudier

rosetta philae© Esa, J. Huart / image comète Esa/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

Les comètes ?

De tous temps, la vue de comètes dans le ciel était annonciatrice de malheurs et  suscitait bien des craintes ….  Dans toutes les civilisations , des écrits relatent des passages de comètes .

La trace du passage attesté  le plus ancien d’une comète près de notre planète remonte à 2500 ans.

Sur la tapisserie de Bayeux figure également le passage de la comète de Halley.

halleyExtrait de la tapisserie de
Bayeux sur laquelle apparaît la comète de Halley. Crédits Musée de la
Tapisserie de Bayeux

Pourquoi observer les comètes?

Pour  mieux comprendre la formation du Système solaire:

« Tout ce que l’on observe directement ou indirectement dans les autres systèmes planétaires montre en effet que notre Système solaire semble très atypique : tous les autres systèmes planétaires connus aujourd’hui ont des planètes géantes gazeuses qui orbitent très près de leur étoile. Ceci contredit la théorie couramment admise pour le Système solaire conduisant à penser que seules des planètes telluriques peuvent se former près de leurs étoiles, en particulier grâce à l’accrétion de comètes qui sont supposées se former très tôt dans la création d’un système planétaire. Caractériser la composition chimique et minérale d’un noyau cométaire va donc permettre de conforter ou d’infirmer cette théorie.  » Denis Moura, responsable des projets d’étude et d’exploration de l’Univers au Cnes source eduscol

Pour essayer de  répondre à  des questions fondamentales :

La vie apparaît-elle de façon spontanée?

Des »briques de base » nécessaires à la vie sont-elles véhiculées dans l’Univers pour la faire émerger  dès que les conditions d’environnement y sont favorables?

Les comètes ont-elles pu apporter sur Terre l’eau et les molécules carbonées nécessaires au développement de la vie?

Les comètes proviennent des régions les plus externes de notre Système Solaire.

Ce sont des petits corps errants formés d’un noyau solide (diamètre  entre 1 et 20 km) composé d’un mélange de roches, de glace et de poussières.

Les comètes  se sont formées il y a 4.5 mlliards d’années. Elles sont des résidus de l’époque où les planètes  se sont formées.

Elles renfermeraient des « archives » de la matière solaire primordiale:

« Les comètes se sont formées à grande distance du Soleil, où la température était suffisamment froide pour permettre à l’eau d’être stable à l’état de glace. Elles ont formé la matrice dans laquelle tous les autres constituants, grains et molécules organiques, ont été piégés. Ces glaces n’ont pas été transformées pendant 4,5 milliards d’années, car elles n’ont pas reçu d’apport d’énergie important. Les comètes ont maintenu intactes leurs propriétés d’origine....  » Jean-Pierre Bibring

Rosetta et son atterrisseur Philae vont donc recueillir des informations clés sur les comètes:

 » – l’origine des comètes, leur âge, le lieu de naissance dans le Système solaire.
– leur rôle dans la formation du Système solaire : formation des astéroïdes transneptuniens, formation de l’océan terrestre.
– leur relation avec le milieu interplanétaire, en particulier avec le vent solaire.
– leur lien potentiel avec l’apparition de la vie sur Terre : molécules complexes déjà présentes dans le matériau cométaire, acides aminés. » source CNES

Lancée il y a 10 ans, la sonde ROSETTA est aujourd’hui arrivée à destination.

Pourquoi le nom « Rosetta »?

Cette mission a été nommée Rosetta en référence à la pierre de Rosette.

Cette pierre comportait un texte gravé en trois écritures. C’est grâce à elle que l’égyptologue Jean-François Champollion a pu déchiffrer les hiéroglyphes égyptiens.

Quant à la mission Rosetta, elle doit déchiffrer « les comètes « pour mieux comprendre la formation du système solaire

Pourquoi Philae ?

C’est l’obélisque Philae( inscriptions en grec et en hiéroglyphe) qui a ensuite permis de compléter ces traductions.

Le lancement a eu lieu le 2 Mars 2004 par un lanceur Ariane 5.

Après avoir parcouru 6,5 milliards de kilomètres, elle s’est mise cet été en orbite autour de la comète Churyumov-Gerasimenko .

Le 12 novembre, entre 17h et 17h30, l’atterrisseur Philae de la sonde Rosetta de l’Agence spatiale européenne (ESA) tentera de se poser sur la comète  Chury (67P-Churyumov-Gerasimenko) .

Measuring_Comet_67P_C-G_node_full_image_2Credits: Image: ESA/Rosetta/NAVCAM; Dimensions: ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA/UPM/DASP/IDA

14550636245_d73684cd37_b@ESA

churysource sci.esa.int/rosetta/14615-comet-67p/

ROSETTA est une sonde composée de 2 parties : un orbiteur et un atterrisseur

L’orbiteur  Rosetta comprend  onze instruments,  l’atterrisseur, Philae est équipé de dix instruments supplémentaires qui réaliseront des mesures en surface: voir les détails ici

Lander_labels_line_circle2Les instruments de l’atterrisseur Philae. Crédits : ESA/ATG medialab/ source CNES

Le CNRS a participé à l’élaboration de treize instruments scientifiques de la mission, dont trois pour lesquels il est leader.(voir le communiqué ici ).

Le robot va mesurer directement les propriétés physiques, thermiques, magnétiques du noyau, ainsi que la structure interne de « Tchouri », ce qui n’a jamais été fait.

« Pour la première fois, on va pouvoir étudier les molécules mères, les molécules telles qu’elles ont été formées il y a 4,5 milliards d’années. » Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de Rosetta

 

La mission Rosetta  est périlleuse et inédite…

 

Des précisions sur la mission Rosetta

  • Les chiffres-clés de la mission Rosetta.

Mission Rosetta Crédits : CNES/J. Tredan-Turini.« Ce document est extrait du site Internet du CNES. Informations protégées – Tous droits réservés © CNES (2014) »

  • le voyage de Rosetta

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  • La descente de Philae vers la comète.

Rosetta source CNES Crédits : CNES/J. Tredan-Turini.« Ce document est extrait du site Internet du CNES. Informations protégées – Tous droits réservés © CNES (2014) »

15587895747_d1a4a70a93_cPhoto prise de philae après le largage(on voit Rosetta) Credit: ESA/Rosetta/Philae/CIVA

Le largage et l’atterrissage de Philae sont des étapes cruciales de cette mission .

Vous pouvez trouver sur le site du CNES toutes les étapes des recherches sur l’atterrissage de Philae: 

L’ESA a récapitulé dans une séquence vidéo les étapes importantes du largage et de la descente de Philae:

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Il sera possible de suivre en direct l’atterrissage de Philae :

Image de prévisualisation YouTube

L’événement sera suivi et commenté toute la journée sur les principaux comptes du CNES avec le hashtag #PoseToiPhilae :

Twitter : @CNES , @ESA
Facebook : https://fr-fr.facebook.com/CNESFrance
Google+ : https://plus.google.com/+CnesFrance
YouTube : http://www.youtube.com/CNES

Mise à jour du  12 Novembre 2014:

Le petit robot Philae ( 1 m3 replié,il pèse  « 100 kg » Terre équivalent à seulement « 1 g sur la comète) a atterri: il a réussi le premier atterrissage de l’histoire sur le noyau d’une comète, à 511 millions de km de la Terre.

Après 7 h de descente sans propulsion ni guidage, il s’est posé à la surface du noyau de la comète 67P( le 12 novembre 2014 à 15h34 m 54 s UTC, 16h34 m 54 s heure de Paris).

Le signal radio témoignant de cette réussite sans précédent est parvenu sur Terre peu après 16h03 UTC, 17h03 heure de Paris( source CNES).

 

Première image de la comète prise pendant la descente de Philae :

B2QkFHcIIAEI8Zf.png largeCredits: ESA/Rosetta/Philae/ROLIS/DLR

Mise à jour du 13 Novembre 2014:

Nous en savons davantage sur les péripéties de l’atterrissage de Philae

Tout d’abord, il s’est bien posé sur la comète à l’endroit prévu mais ses harpons n’ont pas fonctionné . Il a donc rebondi en raison de la faible gravité. Philae a fait une sorte de vol plané énorme (1 km) pendant près de 2 heures. A sa retombée , il a  encore effectué un petit saut( quelques minutes) . Il s’est enfin bloqué contre une paroi à 1 km du site visé.

http://blogs.esa.int/rosetta/2014/11/16/philae_spotted_after_first_landing/

Les images des caméras de CIVA montrent  la position de Philae 

« un pied se trouve loin du sol et l’ensemble du corps de Philae est incliné, ce qui empêche une partie des panneaux solaires de recevoir la lumière solaire et de contribuer à la recharge de sa batterie. » source CNES

La durée d’ensoleillement est plus faible que prévu (1h50 par période de 12,4 h.)

« Philae semble se trouver en partie dans l’ombre de la paroi contre laquelle il s’est calé. Cela posera un problème pour le rechargement efficace de la batterie et pour l’utilisation des instruments lorsque la pile sera vide. » source CNES

 Mais Philae s’est mis au travail : il a tout de même activé 8 de ses 10 instruments ( pour l’instant le forage et le déploiement de MUPUS  sont suspendus ( ces opérations  le mettrait en déséquilibre car il n’est pas ancré) .

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Photo prise par philae posé sur sa comète:

B2UCNevIQAANoFb.jpg largeCredit: ESA/Rosetta/Philae/CIVA

Mise à jour du 14 Novembre 2014:

Le temps de Philae est compté, ses piles sont à plat…. L’ESA a  donc décidé de faire le forage.

« Philippe Gaudon, chef du projet Rosetta au CNES explique : « On a vu le début du fonctionnement de la foreuse. On a vu la mèche descendre de 25 centimètres depuis la plate-forme. Le mécanisme a donc fonctionné mais malheureusement, nous avons perdu la liaison et nous n’avons plus de données concernant la foreuse »….

Mise à jour du 15 Novembre 2014:

Philae a envoyé les données du forage:

«On a tout reçu. Tout s’est déroulé exactement comme prévu. On a même pu faire la rotation pour optimiser la réception de la lumière sur les panneaux solaires»Jean-Pierre Bibring

 « Toutes les données de la première séquence scientifique ont été téléchargées avec succès!» »(@ESA)

Pour l’instant, faute d’énergie,Philae ne communique plus .

« On ne reçoit plus de données. On a perdu le contact » samedi vers 00h36 GMT (01h36 heure de Paris), a déclaré Philippe Gaudon, chef du projet Rosetta au CNES (Centre national d’études spatiales) à Toulouse (sud de la France).

Mise à jour du 20 Novembre 2014:

Du carbone sur Tchouri !

« Oui, nous avons découvert des molécules organiques à la surface de la comète 67P »  précise Fred Goesmann, qui supervise l’instrument COSAC qui a « reniflé » ces molécules. ..

« Tout ce que je peux vous dire c’est qu’il s’agit de molécules qui comprennent au moins trois atomes de carbone » nous précise Fred Goesmann. « Mais il est trop tôt pour dire de quoi il s’agit exactement car nous n’avons pas encore de certitude. Il peut s’agir d’un fragment de quelque chose de plus gros, ou pas… »

 

                                Parler de Rosetta en SVT et Physique Chimie :  système         solaire, comètes, vie sur terre …

Des pistes :

Photos  ESA de la mission Rosetta (Creative Commons CC BY SA) sur Flick ici

– un dessin animé réalisé par l’ESA:

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– à voir sur Eduscol

les cahiers de l’espace du CNES à télécharger

Vous pouvez télécharger  la brochure de l’ESA consacrée à Rosetta: Rosetta/ ESA ou la feuilleter en ligne ici

Comètes : un rêve plus loin ! De Rosetta à nos origines (n° 2): CahierRosetta2004

Ailleurs… la vie ! Possible ou probable ? (n° 1):Cahier1_Ailleurs_la_vie

Le jeu  éducatif de la NASA: Comet Quest « A Rosetta Adventure

La brochure ESA en français: Rosetta, rendez vous avec une comète

La mission Rosetta est une première mondiale, cela  suffira-t-il  pour répondre complètement à ces deux grandes questions: la formation du système solaire et l’apparition de la vie sur Terre …

Mais combien d’exploits technologiques et de découvertes au cours des dix ans de cette odyssée  exceptionnelle !

L’atterrisseur Philae devrait continuer à fonctionner jusqu’en mars 2015, Rosetta jusqu’à la fin 2015….Il restera à analyser toutes ces données …

L’aventure ne fait que commencer …A suivre sur les sites de l’ESA , du CNES

Mise à jour du 10 Décembre 2014:

Mission Rosetta:Les résultats des premières mesures de l’instrument ROSINA ne valident pas l’hypothèse de l’origine cométaire de l’eau sur Terre… Voir les premiers résultats des mesures de l’instrument Rosina( Rosetta)

Mise à jour du 23 janvier 2015:

Voici le communiqué du CNRS:

De forme surprenante en deux lobes et de forte porosité, le noyau de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko (surnommée Tchouri) révèle une large gamme de caractéristiques grâce aux instruments MIRO, VIRTIS et OSIRIS de la mission Rosetta de l’ESA, à laquelle participent notamment des chercheurs du CNRS, de l’Observatoire de Paris et de plusieurs universités1, avec le soutien du CNES. Au nombre de sept, leurs études, publiées le 23 janvier 2015 dans Science, montrent également que la comète est riche en matériaux organiques et que les structures géologiques observées en surface résultent principalement de phénomènes d’érosion. L’instrument RPC-ICA a quant à lui retracé l’évolution de la magnétosphère de la comète alors que l’instrument ROSINA cherche les témoins de la naissance du Système Solaire…

Voir la suite dans cet article: Tchouri: Rosetta nous livre quelques secrets

Mise à jour du 14 juin 2015:
Philae, l’atterrisseur de Rosetta, s’est réveillé après sept mois d’hibernation sur la surface de la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.Les signaux ont été reçus le 13 juin à 22h28 CEST par le Centre européen des opérations spatiales de l’ESA à Darmstadt. Plus de 300 paquets de données ont été analysés par les équipes du Centre de contrôle de l’atterrisseur au Centre allemand pour l’aéronautique et l’aérospatiale (DLR).« Philae va très bien : sa température de fonctionnement est de -35°C et il a 24 watts à sa disposition, » explique Stephan Ulamec, responsable de l’atterrisseur Philae pour DLR. « L’atterrisseur est opérationnel. »Philae a « parlé » pendant 85 secondes avec son équipe via Rosetta, pour la première fois depuis son entrée en hibernation au mois de novembre.Après analyse des données, il est apparu que Philae ne vient pas seulement de se réveiller : « Nous avons également reçu des données historiques – jusqu’à maintenant, cependant, l’atterrisseur n’avait pas été capable de nous contacter ».Les scientifiques attendent maintenant le prochain contact. Il y a encore plus de 8000 paquets de données dans la mémoire de masse de Philae, qui donneront à l’équipe de DLR des informations sur ce qui est arrivé à l’atterrisseur au cours des jours précédents sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko…. source ESA

 Le 9 juillet, entre 19h45 et 20h05 (heure de Paris), un contact quasiment ininterrompu et de très bonne qualité technique s’est déroulé entre Philae et la Terre via l’orbiteur de Rosetta. Philippe Gaudon, chef de projet CNES de la mission Rosetta, nous détaille ce 8e contact inattendu… voir l’article du CNES ici

Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES. Crédits : CNES/E. Grimault.Philippe Gaudon, chef de projet Rosetta au CNES. Crédits : CNES/E. Grimault.

Paris, 30 juillet 2015

Premiers résultats scientifiques de Philae : Tchouri se révèle… différente

Des molécules organiques inédites sur une comète, une structure assez variée en surface mais plutôt homogène en profondeur, des composés organiques formant des amas et non dispersés dans la glace… ce sont quelques-uns des résultats issus des premières données de Philae à la surface de la comète « Tchouri ». Réalisés dans le cadre de la mission Rosetta de l’ESA, ces travaux ont mobilisé des chercheurs du CNRS, d’Aix-Marseille Université, de l’Université Joseph Fourier, de l’Université Nice Sophia Antipolis, de l’UPEC, de l’UPMC, de l’Université Paris-Sud, de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier et de l’UVSQ, avec le soutien du CNES. Ils sont publiés au sein d’un ensemble de huit articles, le 31 juillet 2015 dans la revue Science. Ces résultats in situ, très riches en informations inédites, mettent en évidence quelques différences par rapport aux observations antérieures de comètes et aux modèles en vigueur….  article du CNRS à voir ici

Mise à jour du premier octobre: Le cycle de la glace d’eau sur Tchouri

Mise à jour du 28 octobre:Tchouri: Rosetta détecte in situ des molécules d’oxygène

Mise à jour du 11 Mars 2016: Les glaces de Tchouri sont sous forme cristalline

Découverte de Kepler -186F, première planète de la taille de la Terre

Le télescope spatial Kepler de la NASA, découvre la première planète d’une taille similaire à la Terre nommée kepler-186F : elle est en orbite autour d’une étoile ( Kepler 186) dans la « zone habitable » ( à la distance d’une étoile où l’eau liquide pourrait exister). 

Cette  découverte de Kepler-186F confirme que des planètes de la taille de la Terre existent dans les zones habitables d’étoiles autres que notre Soleil.

« La découverte de Kepler-186F est une étape importante vers la recherche de mondes comme notre planète Terre»  a déclaré Paul Hertz, le directeur de la division d’astrophysique de la NASA au siège de l’agence à Washington.

 

La mission Kepler ?

Le défi actuel est de trouver des planètes telluriques, en particulier dans la zone habitable de leur étoile où l’eau liquide et peut-être la vie pourrait exister

La mission Kepler  est la première mission de la NASA capable de détecter des planètes de la taille de la Terre  autour d’étoiles comme notre soleil.( voir les précisions ici ) .

Le télescope spatial Kepler mesure simultanément et en continu la luminosité de plus de 150.000 étoiles .

Kepler engins spatiaux et photomètre

Kepler engins spatiaux et photomètre

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«… Les moyens par lesquels les hommes arrivent à la connaissance des choses célestes sont à peine moins merveilleux que la nature de ces choses elles-mêmes »
Johannes Kepler

Kepler -186F ?

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 La taille de Kepler-186F est  connue, mais sa masse et sa composition ne sont pas. Des recherches antérieures suggèrent toutefois qu’une planète de la taille de Kepler-186F est susceptible d’être rocheuse…

Kepler-186F se trouve  dans le système Kepler-186, à environ 500 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne.

Ce système est formé de cinq planètes (nommées Kepler-186b, c, d, e et f)  en  orbite autour d’une étoile (Kepler-186) .

Kepler-186f est la planète la plus externe et la seule dans la zone dite habitable. L’étoile est classée naine rouge ( 70 % des étoiles de la Voie Lactée), sa taille et sa masse sont la moitié de celles du Soleil .

kepler - 186Source de l’image:Ames de la NASA / SETI Institute / JPL-Caltech

Orbite de Kepler-186F:130 jours

 Kepler – 186F  se situe dans la zone habitable de l’étoile Kepler – 186 ;

 

 Depuis une vingtaine d’années, environ 1800 exoplanètes ( hors du système solaire)  sont confirmées mais seulement une vingtaine  sont situées dans la zone habitable de leur étoile…

Cependant toutes ces planètes sont plus grandes que la Terre, et par conséquent leur vraie nature (rocheuse ou gazeuse) est inconnue .

Kepler – 186F est la première étoile cousine de la Terre : si elle est rocheuse comme la Terre et si elle possède  une atmosphère appropriée, l’eau à sa surface pourrait être sous forme liquide…

Elle pourrait être habitable…

Mais n’oublions pas sa distance, environ 500 Années lumière: sachant que la lumière se déplace à 300000 km/s (ce que l’on connait de plus rapide ) , faites le calcul en km …

sources de l’article: NASA, SETI

NASA: La comète ISON aurait-elle survécu ?

La comète ISON , vestige de la formation du système solaire :

Depuis sa découverte (en septembre 2012 par des astronomes  russes ) ISON mobilise tous les astrophysiciens … Elle remonte aux origines du système solaire il y a 4,5 milliards d’années. Elle s’est échappée du nuage d’Oort il y a seulement quelques millions d’années …

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A l’approche du soleil

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Après:

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Du matériel de la  Comète ISON apparait de l’autre côté du soleil…..« Les images obtenues peu avant et après le périhélie laissaient présager le pire…, montrant une queue diffuse sans condensation brillante. Une condensation centrale liée à la production de gaz et de poussières par le noyau a progressivement réapparu, montrant que le noyau est toujours présent et actif. » source Observatoire de Paris

isonImage Credit: ESA/NASA/SOHO/GSFC

– voir l’article de la NASA : comet ISON may have survived

Pour en savoir plus, voir le dossier de la NASA.sur ISON

Histoire à suivre ….