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Collection : Vincent PRIEUR

Vincent PRIEUR, sans titre, bois, ficelle, collection Musée Art et Déchirure

Notice du catalogue Art et Déchirure 2017

Des yeux en amandes aux couleurs de mer, des joues rosies par l’air extérieur. Des visages d’hommes et de femmes aux cheveux de lin.
Des véhicules, voitures, bateaux, montgolfières, avions, vélos, mobylettes, roulottes, aux passagers ombreux, serrés les uns contre les autres tendus vers une même destination.
Femmes si nombreuses, charmantes, charmeuses, par leur maintien, leur port de tête, leur cou gracile, chapeautées de bleu de vert de gris, leurs jupes courtes sur cuisses galbées, aux mains gracieuses, aux seins que l’on devine si on ne les voit, aux robes colorées, des filets de pêche. Ces hommes aux costumes de métiers aux détails précis, pêcheurs, photographes, cuir, clous, et la cigarette au coin des lèvres, gentil ou mauvais garçon, on les imagine gouailleurs. Bas-reliefs façades de maisons, ces voisins, tous dans un même «bateau ».
Cadres fenêtres ronds ou carrés avec des personnages, intérieur et extérieur, hommes et femmes et ds animaux, des poissons, des cochons, des vaches, des chevaux, compagnons de voyage, de vie. Boîtes où se rangent avec humour des personnages serrés les uns aux autres.
Les sculptures de Vincent sont faites de matériaux chargés d’histoire, d’objets chargés de vie, aux nouveaux rôles tellement poétiques, retrouvant une nouvelle vie, du passé vers l’éternité : cordages, filets, fil de lin, bois flottés, pierres, cuir, fil de fer, mais aussi anciennes portes, volets, bois de tonneaux, outils en fer, cadrans de thermomètre, de baromètre, poignées, verrous, phares, ampoules, ferrures, serrures, couleurs de rouille…
Ses sculptures me parlent du monde, des situations de proximité, des conversations, des confidences, du partage, des instantanés de vie simple…
Et ces instants figés à un moment dans une création sont autant d’instant d’éternité, d’universalité, d’humanité.
Cathy Allais, collectionneuse d’art.


Vincent fait cohabiter en toute discrétion une nonchalance et de la volonté, de la rêverie et un grand sens de la matière, de la prose et de la poésie, de l’inquiétude et de la sérénité tout en douceur, donnant à sa personne une vraie présence ; une présence à la fois dense et légère. (…)
Dominique, Café associatif « L’écume du jour »


Notice du catalogue Art et Déchirure 2016

Je construis mes sculptures comme dans mon enfance, quand je faisais un théâtre pour me faire du théâtre, un univers de la dérision et de liberté.

Des ondines venues d’on ne sait trop ou s’installent discrètement dans nos paysages bucoliques et sur nos plages désertées par les touristes. Accueillies par Vincent Prieur, qui les habille et les maquille, elles déploient l’élégance de leur formes. Après un dernier voyage à bord de véhicules bricolés qui cahotent dans notre imaginaire, les voilà qui égayent nos vies. 
René Turc

Collection : Fabien CHEVRIER

Peintre et sculpteur né en 1972, il vit dans le village de Saint-Éloi-de-Fourques, à côté de Brionne (Eure). Agrégé d’Arts plastique, passé par les Beaux-Arts de Bordeaux en 1990, il a animé des ateliers en milieu carcéral et a travaillé dans l’enseignement adapté. Il a également réalisé des illustrations pour les éditions L’Harmattan. Ses références sont, entre autres, Alberto Giacometti, Dado, Nikowski, Beksinski… Art de la brutalité et de la douleur plutôt qu’art brut. Néo-expressionniste peut-être.

Fabien CHEVRIER, Le rêve de Sacha, assemblage d’objets divers, 2019 – Musée Art et Déchirure
Fabien CHEVRIER, Le rêve de Sacha (détail), assemblage d’objets divers, 2019 – Musée Art et Déchirure
Fabien CHEVRIER, Cheval ailé, assemblage d’objets divers, 2019 – Musée Art et Déchirure

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019

LES FLORAISONS DE L’EN- BAS…
« Je ferme les yeux, je revois les dépotoirs de mon enfance, oubliés, cachés au fond d’un bois, surbrillances sur papier sepia-Kodak, douce impression de ma mémoire….J’y trouvais de tout, miracles oubliés de l’Égypte ancienne, archéologie intime des années 80…
Je suis en culottes courtes, les mêmes et uniques pour tout l’ été, au milieu des doudous, des tétines, assiettes, bouteilles de verre et plastiques, magasines, fourchettes, cartons, caisses et bidons, jouets d’un autre temps, télés, radios éventrées, machines et tondeuses, livres, journaux…Le temps fermentait là, sous le soleil du tour de France 1981, il est 16h15, on est en juillet, Bernard Hinault est en train de pulvériser le tour mais il ne sait pas, le pauvre ! que mon Galibier à moi, mon alpes d’huez, c’est cette montagne d’ordures, de déchets, poussières d’existences perdues, abandonnées ici, je suis le seul coureur à gravir ces pentes odorantes… Ici, tout est à moi, je rêve sur un cheval à bascule et je bande ! Je bande en voyant les lingeries fuselées, les soies usées, les jarretelles livrées à ma vue… Un jour c’est sûr, je peindrai ce magma visuel et je fabriquerai mon royaume avec ces vieux rebus…. »
Assembler l’hétéroclite, casser pour reconstruire, sans surtout de règles, sans « savoir-faire » ni maîtrise avec seule la pensée sauvage de l’enfance voilà ce qu’il me reste…Les floraisons naissent parfois du caniveau …Les déchets sont pour moi l’envers, la face cachée, honteuse d’une société de consommation lisse et fluide…. Réfléchir à la marge nous oblige à penser ensemble l’artificiel et le naturel, l’ordre et le chaos, le visible et l’invisible. Alors je bricole la peinture, le dessin et la sculpture avec mes moyens, ma manière pour retrouver cette superpuissance de mon enfance, cette arme de destruction massive qu’était mon imagination, capable d’inventer le cosmos avec deux ficelles et un sac à papier…
La dernière puissance qu’il me reste c’est de vous mettre sous les yeux des objets autrefois morts, usés à nos besoins, sans plus aucune valeur aux yeux des grands consortiums qui les ont mis au jour dans le seul but de faire grincer les portes blindées de leur coffres….
Utiliser et poétiser le rebus, c’est court-circuiter cette folle logique mercantile, c’est sans doute aussi faire acte de résistance en singularisant son regard……
FABIEN CHEVRIER

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017

 » Mon seul trésor c’est cette vie sur terre…
Le grand type s’est approché de moi, il me prend la main et me dit : « Petit! C’est le chemin… » Alors, pas à pas nous gagnons la grande forêt noircie par les sapins, c’est le chemin, le vent souffle, un immense et interminable froid envahie mon corps… J’ai peur, une peur qui ne me quittera jamais plus, elle gangrène mon âme et ma vie, elle me dévore jours après jours. Aujourd’hui, j’ai laissé le grand type il ne me reste que l’effroi…
L’effroi de l’éternelle histoire de la vie toujours recommencée – Quand tous ces petits êtres d’hommes hurlent et prétendent à être uniques au monde, ils ne font que recommencer la même barbarie que leurs pères : Mettre des fils au monde pour grossir l’immense et immémoriale nuit des morts…. Il faudrait leur graver une bonne fois pour toute, sur le coin de leur petite gueule, dès qu’ils viennent au monde et comme on marque la bête au pré:
« Vous êtes tous descendus du ventre de vos mères !!!
Et oui, la vie est une chienne sortie des enfers et pourtant elle grouille en moi, elle s’écoule et suinte en moi, ceux avec qui je partage ma vie et que j’aime le savent bien, la vie sur terre est notre UNIQUE trésor… c’est elle qui pose nue pour moi, devant la toile blanche……
CHEVRIER & B.

Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2016

« La honte, la haine et la peur où tu habites, ce n’est pas ta vraie demeure. »

Le monde n’est plus le monde: C’est le chaos. Tout paraît vain; il va pourtant falloir y dessiner un chemin, pouvoir s’y tenir debout, sans y rester seul, tout en sachant qu’on peut s’y perdre.   Tracer ce chemin, résister contre les idées reçues, contre les fronts de tous bords c’est justement là le travail du peintre. A mesure que surgissent sous mon pinceau et sous ma petite pointe bic les figures du peuple de l’en Bas: Les  réprimés de tous bords, le peuple de la marge, une question grandit en moi et me taraude l’esprit:  Qu’est ce qui peut donc court circuiter l’accès à l’humanité des êtres qui peuplent cet « En Bas »……
Fabien Chevrier & B.

Collection : Vincent-Henri THOMAS (VHT)

Vincent-Henri THOMAS au Musée Art et Déchirure, le 16 décembre 2022

Notice du Festival Art et Déchirure 2017 :

Vincent-Henri THOMAS, Au travail – I – L’embauche, cubitainer et technique mixte, 2017
Collection Musée Art et Déchirure
Vincent-Henri THOMAS, Au travail – I – La tâche, cubitainer et technique mixte, 2017
Collection Musée Art et Déchirure
Vincent-Henri THOMAS, Au travail – IX – Le chômage, cubitainer et technique mixte, 2017
Collection Musée Art et Déchirure

La vie d’un travailleur en 12 stations. Une Passion donc : « la représentation universelle et intemporelle du travail et de son usure. » L’embauche, la tâche, la distraction, l’aléa, le travail, l’incident, le labeur, l’accident, le chômage, le reconversion, dernier emploi, la retraite.

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