Archive pour février, 2012

1°STG: Corrigé du contrôle sur La Vie devant soi

dimanche,26 février 2012

Présentation des personnages secondaires:

Chapitre I à 17

M. N’Da Amédée: originaire du Niger, il est proxénète et vient trouver Mme Rosa pour qu’elle lui écrive les lettres qu’il envoie à sa famille restée en Afrique et à laquelle il cache les motifs de sa réussite en France. Vêtu très élégamment aux dires de Momo (« un costume en soie rose qu’on pouvait toucher et un chapeau rose et une cravate rose » p.45), il porte aussi de nombreuses bagues aux doigts. Il est toujours accompagné de deux gardes du corps, ce qui ne l’empêchera pas de finir assassiné dans un règlement de comptes, comme Momo le dit clairement: « Quand il a été tué dans la Seine, on lui a coupé les doigts pour avoir les bagues, parce que c’était un réglement de comptes » p.45.

Nadine: C’est une jeune femme blonde de 25 ans, que Momo rencontre devant les vitrines des grands magasins, près de l’Opéra, alors qu’il est en train d’admirer le cirque qui s’y trouve représenté, et qu’il pleure devant ce spectacle. Il la suit un moment pour découvrir qu’elle a elle-même deux enfants. Il la retrouve plus tard et comprend qu’elle travaille dans un studio de doublage. Elle s’intéresse à lui, lui fait connaître son compagnon Ramon, un  psychiatre,  qui fait parler Momo sur ses difficultés.  A la fin de l’oeuvre, ces deux personnages constituent le « vous » auquel s’adresse Momo. On apprend en effet qu’ils l’ont recueilli après la mort de Madame Rosa.

Arthur est le parapluie de Momo, parapluie qu’il a habillé et dont il s’est fait un compagnon qui l’aide tout autant à faire la manche qu’à s’endormir le soir. « Le plus grand ami que j’avais à l’époque était un parapluie nommé Arthur que j’ai habillé des pieds à la tête ». C’est le seul objet que Momo conserve de son ancienne vie et c’est sur lui que s’achève symboliquement  l’oeuvre: « Le docteur Ramon est  même allé chercher mon parapluie Arthur, je me faisais du mauvais sang pour lui car personne n’en voudrait à cause de sa valeur sentimentale, il faut aimer ».

Le Mahoute est un ami de Momo, noir et algérien. C’est un toxicomane, qui vole des appareils radio pour payer sa drogue et cherche régulièrement à se désintoxiquer à l’hôpital Marmottan. Il vient aider Momo, lorsque Madame Rosa a besoin d’une piqure tous les jours, mais il se trompe et lui injecte sa propre dose d’héroïne, ce qui ne manque pas de surprendre le jeune médecin appelé au secours pour examiner la vieille dame.

Super est un caniche que Momo a volé dans un chenil. « Je l’aimais tellement que je l’ai même donné ». Afin de lui assurer une meilleure vie, le jeune garçon vend en effet son chien à une femme apparemment riche pour 500 francs. Un argent qu’il ne conserve pas et qu’il jette dans une bouche d’égout.

Banania est l’un des enfants gardés par Mme Rosa.Noir, il doit son surnom au fait qu’il sourit tout le temps, ce qui rappelle la publicité pour la marque de chocolat Banania, publicité qui a été condamnée parce que véhiculant des clichés racistes.  Banania s’appelle en réalité Touré, sa mère est partie à Abidjan et très vite sa famille a cessé tout versement pour lui.

1STG: La mort de Gavroche, commentaire

dimanche,26 février 2012

Victor Hugo: La mort de Gavroche

Notes de cours mises en ordre par Céline

Note

Les Misérables (1862)

La publication du roman est pour Hugo une défense de ceux que l’on appelle « les Misérables »: au XIX ème siècle, ce mot signifie : pauvre, malheureux mais aussi malhonnête, criminel, voleur. Avec cet ouvrage, l’écrivain entreprend de réhabiliter les classes sociales pauvres, trop souvent jugées immorales et délinquantes.

 Personnage principal : Jean Valjean, c’est un ancien forçat, condamné au bagne pour avoir volé un pain afin de nourrir sa famille.  Il prend Cosette en charge.  Sa mère (Fantine) est une ouvrière abandonnée alors qu’elle était enceinte, elle finit prostituée et meurt. Fantine confie sa fille à la famille Thénardier, ils réduisent Cosette à l’esclavage. Ils ont un fils nommé Gavroche, il ne vit plus avec ses parents, il est indépendant.

 Gavroche est devenu un nom commun, qui signifie  « gamin de Paris », frondeur et gouailleur  (qui n’hésite pas  à se moquer et à contester).

= un poulbot, un titi.

Gavroche appartient au peuple, c’est un enfant, il est lié à Paris.

 Problématique: Comment Victor Hugo réussit-il à faire de Gavroche un personnage mythique représentatif du peuple de Paris et du désir de liberté?

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1°STG: La Vie devant soi, la mort de Mme Rosa

vendredi,24 février 2012

Chapitre 30: La mort de Madame Rosa

De « Quand on y est arrivé… » à « on a pu descendre dans son état »

Introduction:

Situation du passage:

L’état de santé de Madame Rosa est de plus en plus mauvais, à tel point que le docteur Katz n’a laissé à Momo que quelques jours avant de demander le transfert de la vieille femme à l’hôpital où elle ne veut pas aller. Momo a alors l’idée de la cacher dans la cave, dans la cachette qu’elle s’est aménagée, et de faire croire que des cousins sont venus la chercher pour la conduire en Israël. C’est donc sans que personne ne s’end oute que l’enfant et la vieille dame se retrouvent dans la cave, qui va devenir le tombeau de madame Rosa.

Comment l’amour que Momo porte à madame Rosa permet-il de transfigurer une mort aussi sordide?

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1°STG: La Vie devant soi, explication n°2, Youssef Kadir

dimanche,12 février 2012

Romain Gary -Emile Ajar La vie devant soi
Le retour du père
De « Mais Madame Rosa avait toute sa tête… » à « Momo fait voir les papiers »

Introduction:
Situation du passage:
Le passage se situe au chapitre 22, et marque une étape très importante dans le parcours de Momo, puisque c’est le moment ou se révèle la vérité sur ses origines, alors que Madame Rosa est de plus en plus malade. L’événement est lui-même présenté par le narrateur comme une « catastrophe nationale », qui lui a donné « une grande joie ». Tous les repères de Momo sont en effet bouleversés, et surtout celui de l’âge, puisqu’alors qu’il croyait avoir dix ans, il apprend qu’il en a désormais quatorze.
Problématique:
De quelle manière Gary met-il en oeuvre l’ambiguïté des révélations qui sont faites au narrateur?
Plan:
•    I Une scène de comédie
•    II  Un père dénaturé

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Préparer le baccalauréat: conseils pour réviser

samedi,11 février 2012

1) TRAVAILLER L’ECRIT

PREPARATION DU BACCALAUREAT BLANC
Objets d’étude déjà traités: le théâtre, le roman

1) Relire ses devoirs et les annotations. Repérer les erreurs commises, et réfléchir au moyen de les éviter lors du prochain devoir, qu’il s’agisse des erreurs de méthode concernant le type de devoir (commentaire, dissertation, invention), ou des fautes d’orthographe les plus courantes (accords de verbes, des adjectifs et des participes passés).

2) Réviser les notions concernant chaque objet d’étude: le vocabulaire du théâtre, les éléments d’analyse propres au roman (les points de vue; la temporalité dans un roman; les discours rapportés).

Pour le roman, se reporter au livre  (Français, Premières, Collection Calliopée, Nathan) et revoir:

•    p.380: les jeux de la narration
•    p.404: Le personnage de roman
•    p.450: récit de paroles et de pensées
•    p.454: commenter une page de roman

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1STG: La Vie devant soi, présentation des personnages

mardi,7 février 2012

Madame Rosa, M. Hamil, Le docteur Katz

(Les références sont données par rapport à l’édition Folio)

Madame Rosa :

Décrite par Momo, elle est vieille, grosse et a perdu beaucoup de ses cheveux. Le narrateur insiste cependant sur ses « beaux yeux bruns ». Sa santé est particulièrement mauvaise, et on peut penser que tout ce qu’elle a vécu a contribué à cette dégradation. Mais son âge précis n’est pas indiqué.
Sa vie en revanche est bien connue. Elle est née en Pologne. La beauté de Mme Rosa jeune est évoquée par Momo (chapitre 16) : « Elle a une photo où elle avait 15 ans…Madame Rosa à 15 ans avait une belle chevelure rousse et un sourire comme si c’était plein de bonnes choses devant elle, là où elle allait » (p.134).
Elle s’est prostituée déjà en Pologne(le terme que Momo emploie pour la prostitution est « se défendre »), avant de venir en France à Paris, puis de partir au Maroc et en Algérie : « Elle avait même fait la légion étrangère à Sidi Bel Abbès » (chap.8, p.69). Ce séjour lui a permis d’apprendre l’arabe, qu’elle parle couramment : « Elle parlait très bien l’arabe, sans préjugés», (chap.8, p. 69).
De retour en France, elle a continué dans la prostitution, elle est tombée amoureuse, mais l’histoire s’est mal terminée : l’homme lui a volé ses économies et l’a dénoncée comme juive. Elle a été alors arrêtée, lors de la rafle du Vel d’Hiv : « Elle s’était protégée de toutes parts depuis qu’elle avait été saisie à l’improviste par la police française, qui fournissait les Allemands et placée dans un Vélodrome pour Juifs » (Chapitre 4, p.35), « elle avait été réveillée une fois à six heures du matin par un coup de sonnette à l’aube, et on l’avait emmenée dans un Vélodrome et de là dans les foyers juifs en Allemagne » (Chapitre 5, p.54). « Elle avait une peur bleue des Allemands…C’était du dernier comique, cette peur que madame Rosa avait des coups de sonnette » (Chapitre 6, p.59 et 60).
Le « foyer pour juifs » est une expression pour désigner Auschwitz qui relève de l’humour noir, si l’on se souvient que les juifs, pour  la plupart, y étaient gazés et brûlés dès leur arrivée. Ce type de formulation se retrouve également au chapitre 20 : « Madame Rosa quand elle avait toute sa tête, m’avait souvent parlé comment Monsieur Hitler avait fait un Israël juif en Allemagne pour leur donner un foyer et comment ils ont tous été accueillis dans ce foyer sauf les dents, les os, les vêtements et les souliers en bon état qu’on leur enlevait à cause du gaspillage » (p.165).
Tout au long du livre, se manifestent les séquelles de ce que madame Rosa a vécu à Auschwitz : elle craint les coups de sonnette, n’a aucun papier légal « Depuis la rafle de la police française, quand elle était encore jeune et utile comme j’ai eu l’honneur, elle ne voulait figurer nulle part » (Chapitre 20 p.170), et à l’inverse possède toute une série de faux papiers, qui lui ont été fournis par un juif déporté comme elle. Elle cache sous son lit un portrait d’Hitler, qu’elle regarde pour se persuader que sa situation présente, toute difficile qu’elle soit n’a rien à voir avec l’horreur qu’elle a connue : « Je ne sais pas si je vous ai fait savoir que Madame Rosa avait toujours le portrait de monsieur Hitler sous son lit, et quand ça allait très mal, elle le sortait,  elle le regardait, et ça allait tout de suire mieux » (Chapitre 30, P.259), voir aussi chapitre 5 p. 53.

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Premières: recommandations pour l’écrit

dimanche,5 février 2012

Fiche proposée par Mme DESCOUT

METHODOLOGIE:      Ces erreurs que l’on voit trop … Et que l’on ne verra plus !

LA PRESENTATION / LA FORME

– N’écrire qu’avec une seule encre : bleue, noire, turquoise. Il est inutile (voire proscrit) de changer de couleur d’encre (pour les citations, les titres etc.) sur une copie d’examen.
– Rédiger l’intégralité du devoir : aucun titre, sous-titre, tiret, point etc.
– Prendre une nouvelle copie pour le travail d’écriture (commentaire, dissertation ou écriture d’invention).
– On souligne les titres des œuvres : dans les documents tapuscrits, les titres sont en italique (Madame Bovary de Flaubert) mais dans les documents manuscrits (tels vos copies), les titres d’œuvre sont soulignés (Madame Bovary de Flaubert). On met entre guillemets le reste (titres de chapitre, de poèmes, de journal…).
– On ouvre et on ferme les guillemets pour chaque mot cité. Ex : les termes «enterrement», «cimetière», «crucifix», «tombe» ainsi  que les verbes «enterrer» et «mourir» forment un vaste champ lexical de la mort.
– Sautez deux lignes : Entre l’intro et la première partie / Entre chaque grande partie / Entre la dernière grande partie et la conclu.
– Sautez une ligne entre chaque sous partie ; et si vous voulez faire plusieurs paragraphes dans une sous-partie, allez simplement à la ligne et laissez trois carreaux.
– Les chiffres s’écrivent en toutes lettres, à l’exception des dates :   2 personnages,  deux personnages.
– Pour le théâtre : chiffres romains pour les actes (I, II, III…) et chiffres arabes pour les scènes (1, 2, 3…).

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