l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

La loi n° 2005-380 du 23 avril 2005 d’orientation et de programme pour l’avenir de l’École a rétabli la possibilité dans des conditions strictement encadrées de faire redoubler un élève à chaque niveau de l’école obligatoire et non seulement en fin de cycle.
Les méfaits du redoublement sont par ailleurs connus : il coûte cher et ne se montre bénéfique que pour des cas très particuliers (longue maladie, absence…). On sait également ce qu’il coûte en termes d’estime de soi et que des pays dont les résultats sont très bons (comme la Finlande) ne le pratiquent pas.

En France aujourd’hui, la loi rappelle qu’outre une procédure très encadrée, il ne peut y avoir de redoublement sans PPRE. Mais on comprend mal alors pourquoi un élève ne pourrait bénéficier d’un PPRE tout en poursuivant son parcours… l’échec n’étant probablement pas distribué unilatéralement dans tous les domaines…

Nonobstant, avec des intentions que l’on peut comprendre, certains collègues se refusent à employer le terme de « redoublement » et lui préfèrent le terme de « maintien ».

Ce faisant, ne risquent-ils pas de masquer une réalité qui est bien un véritable problème auquel il faut s’attaquer ?
Certes, il ne faudrait pas se contenter de « ne pas faire redoubler » sans agir auprès de l’élève en difficulté. Mais on ne peut renvoyer l’élève à « la case départ » et ce d’autant plus qu’il n’aura le droit qu’à « une seule cartouche de réserve ».

Au fond, ne serions-nous pas plus pertinents en nous imposant de refuser le redoublement et en recherchant la mise en oeuvre d’autres solutions plus imaginatives, moins coûteuses humainement et financièrement ?

3 Comments

  1. Yvette
    on janvier 12th, 2008

    Vous avez écrit : « En France aujourd’hui, la loi rappelle qu’outre une procédure très encadrée, il ne peut y avoir de redoublement sans PPRE. »

    Or, le PPRE est justement un accompagnement permettant d’éviter le redoublement, en amont ou en aval.

  2. Pour être plus précis :
    – les parents pourraient contester qu’on leur propose un redoublement sans avoir mis en place antérieurement un PPRE (sauf dans la cas d’un enfant malade, ou absent…)
    – dans le même temps, s’il y a redoublement, un PPRE doit être mis en place afin de s’assurer qu’aucun élève ne redouble à l’identique.
    A terme, il faudrait que le redoublement devienne marginal.

  3. Yvette
    on janvier 12th, 2008

    Nous sommes d’accord.

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