l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

Quels qu’ils aient été , les programmes scolaires ont toujours reflété leur époque,  délivré la carte de visite de l’école.

La forme, le fond, le choix des mots : ils constituent un écrit particulier.

Prérogative du ministre de l’Education nationale, ils feront après consultations et communications diverses, l’objet d’un arrêté publié au journal officiel et au bulletin officiel de l’éducation nationale.

Ils s’adressent à la fois à la Nation, aux familles, à l’Institution elle même.

A ce titre, ils délivrent des messages dont la lecture peut être à la fois sociale et Historique, pédagogique, culturelle et politique au sens noble du terme.

Ils donnent à voir corrélativement des représentations que l’on peut se faire de l’enfant, du savoir, de la relation entre l’enfant et le savoir, de ce que la Nation attend de ses citoyens.

Préconisant des ruptures, ils portent aussi des continuités dès lors que la Nation ne choisit pas de rompre avec elle même.

Fondateurs, ils ont à faire du consensus. Outils d’explicitation, ils constituent la partition et le cahier des charges donnés en partage aux maîtres, à ceux qui les contrôlent ou les forment au sein de l’Institution, aux familles et d’une certaine façon aux élèves.

Pour ceux qui les reçoivent au sein de l’Institution, il convient de se les approprier.

La récente publication sera soumise à la consultation des maîtres.

Des éléments peuvent évoluer à la marge.

Si le citoyen peut avoir son opinion, le fonctionnaire qui met en oeuvre les choix démocratiques doit face à ce type d’écrit agir avec loyauté, éthique, professionnalisme.

Son interprétation des textes doit pour limiter les écarts entre les intentions et la mise en oeuvre, se faire au plus près de l’écrit.

L’opinion dans nos sociétés médiatiques tend à se fonder sur des propos rapportés ou des affirmations non étayées. Veillons à ne pas focaliser sur des détails ou des interprétations faites au service d’une argumentation, d’un point de vue initial.

Des raccourcis hautement réducteurs ne manquent pas et le risque de la polémique nous guette toujours dans une Société qui feint d’ignorer les clivages mais s’y confronte sans cesse surtout lorsqu’elle doute.

On prétend qu’ils changent souvent, ce n’est pas tout à fait vrai… Le rythme récent est plus ou moins de dix ans… La Loi de 2005 d’une part et les choix européens de l’autre, invitaient forcément à une réécriture.

Qu’est-il utile d’apprendre ? Les programmes s’inscrivent dans la loi de 2005 puis dans les attendus du socle commun.

Comment l’apprendre ? La liberté pédagogique qui n’est pas la liberté de choisir les contenus à enseigner, responsabilise les maîtres. Les discussions sur les méthodes nous montrent qu’il n’existe pas de réponse unique. La différenciation pédagogique suppose pour le professionnel la capacité de comprendre comment l’élève s’approprie le savoir… et d’abord d’accepter qu’il n’est pas un chemin unique pour y accéder, qu’il n’est pas de petit savoir.

La progression donne des repères nécessaires, mais la vision étapiste peut déjà exclure celui qui comprend autrement.

Nous voulons qu’ils apprennent ensemble à un âge donné, mais nous devons tenir compte des rythmes. Nous adapter sans attentisme. Etre résolus et souples. Etre précis et créatifs. Etre rationnels et intégrer la complexité. Etre lucides et constructifs. Prendre de la distance et nous approprier les textes.

C’est là une jolie somme d’injonctions paradoxales.

Avoir confiance en nous mêmes et faire fi des tentations de défiance. Travailler ? Travailler !

No Comments :(

Your must be logged in to comment.