l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

De nombreuses voix s’élèvent afin de protester contre la décision annoncée de suppression du Défenseur des enfants, chargé de la défense des droits des mineurs dans l’esprit de la Convention internationale des droits des enfants (CIDE).

Chacun se forgera une opinion au regard des textes et de leurs intentions d’une part, de l’efficacité mesurable de l’institution d’autre part…

Les débats seront vifs et passionnés… plus ou moins présents selon les relais médiatiques…
Qui dans la Société ne voudrait pas défendre le droit des enfants tant on sait ici et ailleurs qu’ils sont victimes d’abus, d’esclavagisme ou souffrent de carences fortes ?
Mais qui a l’instar de la médiatique taxe carbone accepterait de payer ne serait-ce que 50 centimes ou un euro  par jour pour éradiquer ces problèmes ?
Entre les cris quand un drame arrive et le silence obstiné face à ce que l’on ne veut pas voir, les contradictions sont nombreuses.

L’Etat d’enfance, suppose une position de fragilité et de dépendance qui nécessite des protections.
Mais des questions restent fortes : qu’est-ce qu’un enfant ? qu’est-ce que la liberté d’un enfant ? jusqu’où la Société est-elle en droit de penser ce qui est bon ou mauvais pour eux ? jusqu’où peut-elle imposer ses modèles y compris au sein de la famille ?

L’émancipation n’est pas simple. N’oublions pas que longtemps, la Société a considéré par exemple que la femme ne pouvait accéder à certains droits exercés par le chef de famille, au nom même de la protection de celle-ci…

Peut-on et doit-on imaginer un droit des enfants qui serait un droit séparé du droit de la personne ? Ne risque-t-on pas d’opposer un droit à l’autre ?

Ne tendons-nous pas à trop classifier les individus ? les enfants, les jeunes, les vieux… Entre ceux qui nous font peur, ceux qu’il faut protéger, ceux qui nous coûtent…

Déléguer à des institutions la défense des uns ou des autres, n’est-ce pas parfois le risque de bureaucratiser l’urgence et de nous dédouaner à bon compte ?

Sans vouloir ici rien affirmer, peut-être serait-il intéressant que nous osions seulement nous interroger sur d’apparentes évidences…