l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

Il faudrait aux maîtres un appareil spécial qui leur permettrait lors d’une séance en classe, de mesurer les écarts d’objectifs entre ceux du maître et ceux de l’élève. Cet appareil s’appelle souvent « la reformulation » ou « la métacognition ».
Il faudrait encore que l’appareil mesure les écarts entre les objectifs du maître et ceux induits par la situation ou l’exercice proposé.

Ces écarts viennent souvent du brouillage provoqué par l’exécution de de tâches connexes (colorier, découper, coller) qui deviennent envahissantes et nuisent à la centration sur l’essentiel. Ou encore d’un exercice mal questionné par le maître et qui vient comme en illustration du thème, occuper l’espace d’un fichier, sans répondre vraiment à l’objectif.

Et d’ailleurs j’ai dit objectif plutôt qu’objectifs : car la fiche de préparation qui multiplie les objectifs finit aussi par brouiller.

Il faut que le maître s’assure lui même de son objectif premier, celui qu’il entend développer et pour lequel il se battra tout au long de la séance même si bien entendu « tout en faisant faire ça », il travaillera aussi « ça » ou aura besoin de….

En secouant fermement l’arbre des exercices et des « activités » données aux élèves chaque jour, nous verrions que tomberaient comme autant de feuilles mortes, ces pages passées à servir un « autre chose », à « exécuter sans penser »…

Il faudra aussi, mais c’est un autre sujet, interroger toutes ces tâches déjà élucidées avant d’être mises en oeuvre, cet étayage surabondant qui dénature la situation problème et s’en tient à des problèmes de mise en scène, ou de mise en page… qui n’aident plus à apprendre ou à conforter l’objectif à servir…