l'atelier pédagogique

l'enseignement à l'école primaire dans ses évolutions

Bien sûr, il y aurait le risque de faire du chiffre pour du chiffre…

L’école n’est pas une usine.

Mais, toute imparfaite qu’elle soit, une évaluation construite à l’extérieur reste parlante.

Nous pensons connaitre nos élèves et c’est le plus souvent le cas : l’évaluation externe (nationale) repère souvent l’élève « déjà connu »…

Pourtant, à compositions comparables, à contextes identiques, nous observons des disparités qui peuvent être significatives dès lors que d’une école ou d’une classe à l’autre les résultats d’un groupe (et notamment le premier quartile le plus faible des évaluations nationales) varient du simple au double.

Ce n’est vouloir faire injure à personne que de le souligner et ne tient pas que du traitement du programme.

Sans culpabiliser quiconque, il faut pouvoir aller questionner, soulever le capot du moteur pédagogique et se poser la question de ces écarts surtout pour aller chercher les leviers, réorienter les priorités.

Rien n’est plus difficile que d’objectiver. Les variables sont nombreuses, les interactions multiples, les effets de norme locale jouent.

Mais oser évaluer avec des outils internes et externes, c’est aussi refuser la fatalité.