La traite atlantique

Posted by on 1 novembre 2012

Après les cartes mentales, les récits d’élèves !

Le texte de Léa N. (4eF) :

Je m’appelle Aneesa et j’ai été enlevée quand j’avais 15 ans alors que j’étais en train de jouer avec mes amis. Les marchands africains nous ont attachés peut être par peur que nous nous rebellions contre eux. Nous avons beaucoup marché et nous avions faim et soif. Beaucoup de mes amis
sont tombés raides morts de fatigue. Les marchands les ont abandonnés sur la route.

Ensuite nous avons fini le voyage en bateau, j’étais séparé des adultes. A bord beaucoup de gens mourraient et les marchands ne prenaient même pas la peine de les faire sortir, ils les entouraient simplement dans des draps. L’odeur était désagréable. Nous étions tous très serrés. Quand nous sommes arrivés, des hommes nous ont auscultés et si nous étions jugés vendables, ils nous gardaient. Sinon, ils se débarrassaient de nous.

On m’a vendu à un couple de blancs. Ils m’ont donné de quoi me nourrir puis m’ont expliqué que si je me rebellais, on me couperait les oreilles et qu’on me marquerait au fer rouge d’une fleur de lys. On m’a expliqué que je travaillerai dans un champs.

Je vis dans une case qui contient un fenêtre et une porte. Le matin, je suis réveillé par des coups de fouets. Le midi, j’ai deux heures pour manger et le travail reprend jusqu’à minuit. Le soir, je fais du feu pour chasser l’humidité. Mon lit est fait de planches, mais le soir je m’endors très vite, épuisé.

Le texte de Jérémy L. :

Bonjour, je m’appelle Fathi. Je suis un africain esclave, qui vous raconte sa vie d’esclave durant les courtes pauses que l’on m’accorde. Parce que j’ai eu la chance et la malchance de survivre. La chance d’avoir survécu à cet horrible, putride et infeste voyage. Mais la malchance parce que je suis obligé de travailler de longues heures sans pauses, et que je me fais battre à longueur de journée.

Je vivais dans mon petit village qui se nommait « Yurgout ». Un jour où je revenais de la pêche, le chef de mon village arriva près de moi et de mon frère. Il était suivi de deux hommes qui semblaient venir d’un autre village. Il nous attrapa par le bras et nous emmena dans une cage. Nous posions des tas de questions mais il ne répondait pas. Nous protestions, nous nous débattions mais il était trop fort. Les trois hommes soulevèrent la cage et la mirent dans le coffre de la calèche.

     Après de longues heures à être ballotté, la calèche s’arrêta. Quand je me réveillai, j’étais dans un endroit horrible avec une  soixantaine d’autres enfants. Je cherchais mon frère partout mais, à mon plus grand regret, je le vis à deux ou trois mètres de moi recroquevillé et mort. Je pleurais, je me levais et vis dans quoi l’on m’avait embarqué. Dans le navire, mon frère n’était pas la seule victime. Il y avait une quinzaine d’autres enfants enroulés dans des draps, soit mort de faim, soit de fatigue. Ils nous nourrissaient mal et nous n’avions pas de coin spécifique pour faire nos besoins donc le sol était jonché d’excréments et cela empestait toute notre cale. Après plusieurs jours de calvaire dans cet endroit insalubre, nous entendîmes un gros bruit puis une secousse. Là, l’immense mur derrière nous s’inclina et fini par s’ouvrir totalement dans un grincement assourdissant. La lumière qui engouffrait dans la cale nous éblouissait, tellement nous étions habitués à l’obscurité. Certaines personnes de l’équipage du navire nous demandèrent de nous diriger vers les cages qui nous étaient destiner sur le quai.

     Après nous avoir emmenés au « marché des esclaves », ils nous mirent sur une estrade avec les sept autres cages d’environ cinq enfants chacune. Il y avait énormément de monde devant nous. Toutes ces personnes étaient là pour se procurer un esclave. Le marchand faisait sa pub sur ses articles en l’ occurrence nous, les esclaves. Cela finit par être moi l’article en vente, et le marchand me vanta : » regardez ce petit nègre comme il est en bonne santé, fort et surtout peu cher; allez allez achetez-le ! Il vous sera utile dans toutes vos tâches ! » Bien sûr nous ne pouvions pas protester. Je me fit enfin acheter par un monsieur assez grand et très riche. Plusieurs personnes me firent passer des examens et mon nouveau maître m’emmena avec lui mais j’étais toujours enchaîné parce que j’ai omis de vous dire que pendant tout ce temps j’étais menotté aux mains et aux pieds pour éviter que l’on s’enfuit. Mais tellement j’étais épuisé par ce voyage et toutes ces péripéties que je m’endormis profondément.

     A mon réveil, j’étais sur un lit de paille dans une pièce minuscule. Mon maître venait chaque jour pour prendre de mes nouvelles et me nourrir. Jusqu’à ce qu’après une semaine je sois totalement rétabli et donc le lendemain même je commençai mon dur labeur. Mon travail consistait à travailler dans les champs à longueur de journée. Mais avant que je ne commence à travailler, mon maître me présenta le grand ouvrage qui me défendait dans certains cas : »LE CODE NOIR ». Je mis longtemps à m’habituer à cette vie Je crois même que je m’y suis jamais totalement fait. Mais maintenant je suis devenu vieux et je suis un « esclave à la retraite » étant trop faible pour continuer à travailler, je consacre le restant de ma vie à écrire des textes. Vous vous imaginez le temps que j’ai mis à écrire ce texte avec le peu de savoir que j’ai acquis. A l’époque où j’ai commencé ce texte je n’avais qu’environ vingt ans et maintenant je dois en avoir une soixantaine.     

Le texte de Lora (4eF) :

Bonjour, je m’appelle Esi. J’ai été achetée dans mon village par des marchands africains. Ils m’ont vendue (avec ma famille et beaucoup de gens que je connaissais) à des capitaines de bateaux européens. Je vais vous expliquer comment ca c’est passé. Nous jouions avec des enfants (mes amis) lorsque des marchands africains sont arrivés. Ils ont longuement parlés avec notre chef. Peu après, mon chef nous a appelé, moi plus mes amis et une bonne partie du village. Il nous a expliqué que nous devions suivre les marchands africains . Les adultes étaient affolés et nous n’étions pas rassurés non plus… Le chef nous a dit «adieu» et nous sommes partis. J’avais des frissons dans le dos.

Nous avons marchés 3 jours et 3 nuits. Les voyage était très long. Nous avions tous faim, sauf les marchands qui ne se privaient de rien.Plusieurs d’entre nous tombèrent de fatigue et de faim. Dont mon tout petit frère. Les marchands les ont abandonnés sur la route. Ils ne les ont même pas détachés. Oui, j’ai oublié de vous dire que durant le trajet nous étions attachés.

Nous sommes ensuite arrivés à un port. Le marchand nous à « trié » et nous a vendu à un capitaine de bateau. Celui-ci nous a fait monter a bord et nous a enfermés dans des cales. J’étais dans une cale où il n’y avait que des enfants. On nous a dit que les femmes étaient dans un autre cale différente des hommes. Le voyage fut aussi long que le premier. Peut être même plus… De tout celui-ci, nous n’avons pas vu la lumière du jour. Ce fut très sale, bruyant et même écoeurant. Des enfants sont morts de fatigue. Les occupants du bateau , les européens, ne les ont même pas séparés de nous, ils les ont laissés là, sous nos yeux et dans la même cale que nous. Ils les ont juste enroulés dans des draps pour que nous ne récupérions pas trop de microbes…

Longtemps après, les européens nous ont emportés sur un marché. Ils nous ont vendus à des gens différents (c’est a dire que nous n’avons pas tous étés vendus aux mêmes personnes). Ces gens nous ont emmenés chez eux (moi et une petite fille que je ne connaissais pas, elle venait certainement d’un autre village que le mien). Ils nous ont fait manger et j’ai dévoré tout se qui me passait sous le nez, j’avais trop faim… Ces gens étaient assez gentils. Mais, ce n’est pas pour autant qu’il m’ont libéré ou je ne sais quoi…

Non, tout d’abord, ils m’ont montré le «Code noir ». Ils m’ont prévenu que je ne devais pas m’enfuir et que j’allais travaillé aux champs. Ces gens me réveillent maintenant tous les matins à coups de fouet. Je travaille ensuite jusqu’à midi. Puis, j’ai deux heures pour manger. Je reprends ensuite le travail jusqu’à la nuit. Je dors dans une case où se trouve le reste de ma famille. Nous nous retrouvons a la nuit tombée pour aller dormir. Nous faisons un feu de bois au milieu de la case pour nous réchauffer car il fait très humide et très froid le soir. Nous nous couchons ensuite sur des planches de bois. Ce n’est pas confortable! Le matin, comme je l’ai expliqué tout a l’heure, mon maitre me réveilleà coups de fouets !

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