Partie 1
L’antiquité grecque et romaine
PDF : L’antiquité grèco-romaine
Extrait de vidéo : l’idéal de régulation antique et rapport au corps humain : le Parthenon
La codification du langage classique de l’architecture
L’architecture classique se définit par utilisation des invariants : ordres antiques, rapport harmonique des éléments. Vitruves, architecte romain du Ier siècle avant JC dans « De Architectura » répertorie les 3 ordres principaux dorique, ionique corinthien, auxquels il donne une personnalité, qui sera reprise et exploitée à la Renaissance : vigueur masculine du dorique, élégance féminine du ionique, le corinthien correspondant à la gracilité de la jeune fille, et cite l’ordre toscan. En 1400, Léon Battista Alberti, ajoute l’ordre composite associant ionique et corinthien.
Les proportions des colonnes s’évaluent au nombre de diamètre contenu dans la hauteur : la colonne dorique en compte de 4 à 8, la colonne ionique jusqu’à 9, la colonne corinthienne en compte 10, l’ordre toscan 7.
En se référant à « De Architectura » et à partir de leurs observations des temples, théâtres, arcs de triomphe et des thermes antiques, les architectes de la Renaissance vont fixer, codifier dans des traités, la grammaire de l’idéal antique, le langage classique de l’architecture : en 1537, Sebastiano Serlio, en 1562, Vignole, en 1570 Palladio.
Déjà les romain avait remplacé le système poteau/poutre des ordres grecs par une combinaison de la colonne et de l’arcade comme au Colisée ou dans l’Arc de Constantin.
Arcature ionique du Colisée
1ère Renaissance, Quattrocento
pour animer la façade du palais du Rucellai, (vers 1450 à Florence) Alberti applique la superposition des ordres et l’association de l’arc en plein cintré et inspiré du Colisée.

Comparaison entre l’Arc de Contantin (315 ap JC) et le Temple Malatesta d’Alberti à Rimini (XVe S), Quattrocento
Haute Renaissance
Au Cinquecento (Haute Renaissance), la grammaire classique atteint son aboutissement esthétique : ordres, colonnes détachées, engagées, pilastres, arcs, entrecolonnements (pycnostyle d’un diamètre et demi, systyle, eustyle, diastyle de 3 et l’aréostyle de 4), entablements créent des jeux d’ombre et de lumière, des rythmes et des proportions qui régulent harmonieusement l’édifice.
Le Tempietto diastyle (entrecolonnement de 3 diamètres) de Bramante, 1502, Rome, Haute Renaissance
Proportions du Tempietto de Bramante
Palais Chiericati, Palladio, Vicence, 1551-54
utilisation des invariants du langage classique de l’architecture, orchestré sur un rythme de plein et de vide. Le doublement des colonnes aux angel du pavillon de l’étage prolongé dans la colonnade de la galerie assure la stabilité de la façade, qui est la juxtaposition de 4 rectangles tracé selon le nombre d’or.
Vidéo Palladio : Villa Barbaro
Distorsions des codes
Cependant au Cinquecento, certains architecte vont apporter au latin classique de l’architecture une dimension expressive plus théâtral ou romantique.
Michel Ange
Niche de la Chapelle des Medicis, Michel Ange, Florence, 1521-24
Bibliothèque Laurentienne, Michel Ange, Florence, 1525-34
Ordre colossal des absides de Saint Pierre de Rome
Jules Romain
Bibliographie : Le langage classique de l’architecture, John Summerson, Ed Thames & Hudson
Maniérisme et Baroque
La façade du Louvre le projet du Bernin, 1665 et la réalisation de Le Vau, Le brun et Perrault, 1667-72
Invité par louis XIV, le cavalier Bernin, proposera un projet pour la façade du Louvre, qui ne sera pas accepté, jugé trop « baroque. On lui préférera une façade plus classique dans le goût raisonnable français.
Exercice écrit
1 San Giorgio Maggiore, Palladio, Venise, 1565-1610
6 Façade de la Cour carré du Louvre de Pierre Lescot et Jean Goujon, 1546
7 La Villa Rotonda de Palladio, 1566-71
8 Théatre olympique de Palladio à Vicence, 1580
9 San Andrea del Quirinal du Bernin, 1578
10 Le Val de Grâce, François Mansart et Lemercier, 1645
11 Façade de San Carlo alle Quatro Fontane de Borromini, 1665
12 Cathédrale Saint Paul, Wren, Londres, 1696-1708
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