compta finances : Le rôle de l’informatique dans la comptabilité

Les logiciels adaptés à la fonction comptable

  1. les tableurs

Le tableur est un logiciel développé tout d’abord pour les comptables. Grâce aux formules de calcul le traitement est automatisé des calculs répétitifs. Ce logiciel est adapté à la comptabilité de gestion.

2. Les logiciels spécialisés

Il existe plusieurs logiciels spécialisés, qui répondent à des besoins spécifiques facturation, paye, gestion des immobilisations etc.

Le logiciel comptable est un logiciel de comptabilité financière. Il permet :

  • la création du dossier de l’entreprise avec son paramétrage initial (liste des comptes, liste des journaux)
  • La mise à jour d’une base de donnée comptable : saisie d’écritures sur le brouillard puis contrôle, validation et l’écriture devient définitive.
  • L’obtention automatique des journaux, grand-livre, balances, etc.

3. le progiciel de gestion intégrée PGI

C’est un ensemble de modules fonctionnels intégrés (Sage Oracle) construits autour d’une base de donnée unique commune. La saisie unique d’un événement entraîne la mise à jour de la base de données en temps réel et l’ensemble des applications intégrées.

L’évolution du système d’information comptableLe développement des réseaux internes et externes permet l’échange d’information entre services de l’entreprise et l’environnement.

La taille de l’entreprise est déterminante pour l’organisation de son système d’information. Plus une entreprise est grande, plus elle va fonctionner en réseau (sur plusieurs sites) et utiliser un PGI. Les avantages du PGI sont :

  • l’homogénéité et la disponibilité de l’information
  • la réduction des coûts et des délais
  • une meilleure coordination des services
  • une réduction du nombre d’erreurs

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compta finances : La fonction comptable dans l’entreprise

La fonction comptable est une fonction obligatoire dans l’entreprise, régie par le Code de commerce. Elle a pour objectif de traduire en données les flux matériels et financiers entre l’entreprise et ses partenaires.

Les missions de la fonction comptable

L’information à destination des tiers C’est le rôle de la comptabilité financière

  • l’administration fiscale (impôts)
  • les administrations sociales (cotisations)
  • les associés
  • les salariés
  • les banques

L’information à destination des dirigeants de l’entreprise

La comptabilité de gestion permet l’information des dirigeants (calcul de coûts, comptes prévisionnels)

Organisation de la fonction comptable

  • dans les petites entreprises, une seule personne réalise toutes les opérations
  • dans les très grandes entreprises la comptabilité peut être dispersée dans différents servies (fournisseurs, clients, trésorerie, paye)
  • Dans les entreprises qui utilisent un progiciel de gestion intégré (PGI) la saisie peut être effectuée par d’autres services (commerciaux)

La comptabilité peut être externalisée : cabinet d’expertise comptable, saisie comptable à l’étranger.

La normalisation comptable.

Elle permet de comparer les comptes dans le temps et d’une entreprise à l’autre. C’est un langage commun compréhensible par tous.

Avec l’internationalisation des marchés financiers, il faut que ce langage soit commun au monde entier.

Les organismes normalisateurs

  • L’International Accounting Standard Committee (IASC). C’est un organisme privé chargé d’harmoniser les règles comptables internationales. Ces normes IFRS sont obligatoires en France pour les comptes consolidés des grandes entreprises cotées en Bourse depuis le 1/1/2005.
  • Le Conseil National de la Comptabilité, organisme consultatif émet des avis et recommandations en France.
  • Le Comité de la réglementation comptable établit des règlements après avis du CNC. Les règlements du CRC ont force obligatoire grâce à des arrêtés interministériels.

La réglementation comptable française

Le plan comptable général (PCG)

Les principes comptables fondamentaux.

  • principe d’indépendance des exercices
  • Principe du coût historique
  • Principe de prudence
  • Principe de permanence des méthodes.

La comptabilité de gestion

Contrairement à la comptabilité financière la comptabilité de gestion n’est pas normalisée. Elle est organisée de façon très diverses selon les entreprises.

La comptabilité financière dispose de documents de synthèse permettant de retracer la situation financière de l’entreprise une fois par an au moins : le bilan, le compte de résultat et l’annexe.

La comptabilité de gestion elle produit des outils d’aide à la décision tous les mois au moins sur la rentabilité des produits et les causes des variations.

La comptabilité de gestion est également capable de fournir des résultat prévisionnels.

compta finances : Les prévisions de résultat et de trésorerie

Les budgets

Les budgets sont établis pour un an en général. Ils retracent les recettes et les dépenses prévisionnelles normatives : c’est à dire que les actions menées doivent tenter de respecter les budgets.

Le contrôle budgétaire consiste à mesurer et à analyser les écarts entre le budget et le réalisé. Cela permet de constater qui est responsable des écarts en plus comme en moins et cela permet une meilleure conception des futurs budgets.

La hiérarchie des budgets

Les budgets sont interdépendants et certains doivent être établis en premier pour permettre les autres.

  1. Le budget des ventes : c’est le premier à établir car beaucoup de charges dépendent du niveau d’activité. Il faut l’établir TTC
  2. Le budget de production. En fonction des ventes on peut prévoir un budget de production avec la production stockée comme variable d’ajustement.
  3. Le budget des achats : en fonction de la production vendue et de la production stockée, on détermine la consommation et donc les achats (avec la variation des stocks comme variable d’ajustement)
  4. Le budget des autres charges (salaires, charges sociales, impôts et taxes, amortissement). Ce budget est ajusté en fonction du niveau d’activité.
  5. Budget d’investissement et de financement : les investissements doivent être programmés à l’avance et leur financement prévu.
  6. Budget des décaissements : Les charges qui entraînent une sortie de trésorerie plus les investissements doivent être budgétées.
  7. Budget des encaissements : parallèlement on budgète les recettes et les financements qui vont être encaissé.
  8. Budget de TVA : D’après les budgets précédents on peut calculer la TVA à verser ou bien le crédit de TVA.
  9. Le budget de trésorerie. Document de synthèse, il récapitule l’ensemble des encaissements et décaissements TTC, ce qui, par différence, donne la trésorerie disponible pour chaque période (le mois).

L’équilibrage de la trésorerie

SI le budget de trésorerie prévoit un excédent de trésorerie sur certains mois, on peut procéder à des placements de trésorerie (valeurs mobilières de placement)

Si par contre le budget montre un déficit de trésorerie il aura pour conséquence :

  • si rien n’est fait un découvert bancaire dont le coût est important
  • des crédits bancaires de court terme (escompte)
  • Des cessions de valeurs mobilières de placement antérieurement placées.
  • Un emprunt si le déficit vient d’un investissement ou si le déficit dure une certaine durée de temps.
  • Une politique du besoin en fonds de roulement : réduction du délai client, réduction des stocks, allongement du crédit fournisseur.

Le compte de résultat prévisionnel

A partir des budgets pour les 12 prochains mois on peut construire le compte de résultat prévisionnel et déterminer le résultat prévu.

Compta finances : bac blanc corrigé

Vous pouvez lire le sujet de comptabilité finance en cliquant ici. Vous y trouverez le sujet complet avec toutes les annexes. Puis vous pourrez consulter le corrigé ci-dessous.

ETUDE DE CAS comptabilité et finances d’entreprises

CAS LIMERO

La société LIMERO vend des pièces mécaniques à des industriels de la région. Elle est implantée à Lorient, en Bretagne. Elle vous a embauché comme comptable et vous demande de faire divers travaux

DOSSIER 1 – OPERATIONS COURANTES (65 points)

Première partie – Ventes (25 points)

1. Enregistrez les opérations courantes de l’annexe 1. (15 points)

         

    D

    C

       

    Vente société Casimir

       
    411   Clients

    11960

     
      701 Ventes  

    10000

      44571 Etat, TVA collectée  

    1960

         

    D

    C

       

    Vente société Callisto

       
    411   Clients

    6099.6

     
      701 Ventes  

    5000

      7085 Port  

    100

      44571 Etat, TVA collectée  

    999.6

         

    D

    C

       

    Vente société Herna

       
    411   Clients

    3468.4

     
      701 Ventes  

    2900

      44571 Etat, TVA collectée  

    568.4

    Il y avait une erreur dans le total TTC

Barème : 5 points par écriture juste.

2. Enregistrez la ristourne annexe 2. (10 points)

   

Rabais remise et ristourne accordés

   
709   RRR accordés

500

 
44571   Etat, TVA collectée

98

 
  411 Clients  

598

Barème : 10 points pour l’écriture juste

Deuxième partie – Client douteux (40 points)

1. Enregistrez le client douteux Casimir annexe 3. (10 points)

         

    D

    C

       

    – constatation de la créance douteuse –

       
    416   Clients douteux

    119600

     
      411 Clients casimir  

    119600

Barème : 10 points pour l’écriture juste

2. Passez les écritures de provision nécessaires annexe 4. (10 points)

       

    Dotation

       
    6817   Dotation aux provisions pour dépréciation de l’actif circulant

    59800

     
      491 Provision pour dépréciation des comptes clients  

    59800

Barème : 10 points pour l’écriture juste

3. Enregistrez la perte devenue définitive et la reprise de provision annexe 5. (20 points)

   

– créance devenue irrécouvrable –

   
654   Perte sur créance irrécouvrable

80000

 
44571   TVA collectée

15680

 
  416 Clients douteux  

95680

   

– reprise de la provision –

   
491   Provision pour dépréciation des comptes clients

59800

 
  7817 Reprise de provision pour dépréciation de l’actif circulant  

59800

Barème : 10 points pour chaque écriture juste. Total 20.

DOSSIER 2 – ETUDE DE LA RENTABILITE (45 points)

On vous donne le tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion en annexe 6.

1. Commentez le poste valeur ajoutée et son évolution. (10 points)

    La valeur ajoutée représente 47.4 % de la production ce qui n’est pas très important.La valeur ajoutée augmente de 3.47 % alors que le CA augment de 4.7 %. Il y a donc relativement une baisse du taux de valeur ajoutée. (VA/production passe de 48 % à 47.4 %)

Barème 10 points :
4 points si VA comparée à production quel que soit le commentaire.
3 points si VA en hausse.
3 points si VA en baisse relative par rapport à la production ou au CA.

2. Commentez le poste Excédent brut d’exploitation et son évolution. (10 points)

    L’EBE est de 13.2 % de la production. Il baisse en 2006 de 3.76 %. Le taux d’EBE sur production passe de 14.4 à 13.2. Cette évolution est très négative.

Barème 10 points :
4 points si EBE comparé à production quel que soit le commentaire.
3 points si EBE en baisse.
3 points si EBE en baisse relative par rapport à la production ou au CA et évolution négative.

3. Commentez le résultat net de l’exercice. (10 points)

    Le résultat net augmente fortement malgré la baisse de l’EBE. Cela est dû à des produits exceptionnels donc cela n’est pas significatif d’une amélioration de la rentabilité.

Barème 10 points :
3 points si résultat en hausse.
3 points si résultat incorpore produits exceptionnels.
4 points si non significatif.

4. Calculez la CAF selon la méthode de votre choix à l’aide de l’annexe 7. Qu’en concluez-vous ? (15 points)

Résultat net

1 422 590

– Plus value

-987875

+ dotation aux amortissements d’exploitation

3100520

+ dotation financière

5012

– reprise de provision exceptionnelle

-305057

= CAF

3 235 190

Barème :
15 points si juste.
Autre méthode acceptée.
10 points si méthode juste mais calculs faux.

DOSSIER 3 – ANALYSE DE LA RENTABILITE (30 points)

A partir des données de l’annexe 8 concernant un projet d’investissements

1. Calculez la marge sur coûts variables. (10 points)

    8 500 000 – 5 000 000 = 3 500 000

Barème :
10 points si juste

2. Calculez le seuil de rentabilité à partir duquel l’entreprise sera rentable sur ce projet. (10 points)

    SR = CF / Taux de MCV = 4 300 000 / (3 500 000 / 8 500 000) = 10442857,1Avec la publicité 4 400 000 / ( 3500 000 / 8 500 000) = 10685714.3

Barème :
10 points si juste au moins un SR

3. Que conseilleriez-vous à l’entreprise ? (10 points)

Le CA est inférieur au seuil de rentabilité. Avec de la publicité le CA serait de 10 200 000 soit plus proche du nouveau seuil de rentabilité. La solution est donc meilleure.

Barème :
10 points si conseil de faire la campagne publicitaire et si on se rend compte qu’on sera quand même en dessous du SR.

DOSSIER 4 – BASES DE DONNEES (20 points)

1. Expliquez au dirigeant de l’entreprise LIMERO le fonctionnement d’un réseau et son intérêt. (10 points)

    Il suffit de dire qu’un réseau permet de partager des fichiers, des logiciels et des périphériques. Le fonctionnement peut être client /serveur (le seul réseau au programme) c’est à dire avec un ordinateur central qui coordonne les activités de micro ordinateurs.

Barème :
10 points si on dit que le réseau permet de partager et qu’on évoque client / serveur sans entrer dans le détail.

2. Expliquez, sans connaître le modèle relationnel, à quelle question répond la requête SQL R1 donnée en annexe 9. (10 points)

Requête SQL R1

SELECT Code Client SUM commandes

FROM Client, Articles

WHERE Client, Code client = Utiliser.code client

AND Code client = P0152

Cette requête totalise les commandes d’un client n° P01512

Barème :
10 points si somme et si client n° P01512 (5 points chacun)

compta finances : L’analyse de la relation coût / volume / profit

On a déjà vu la relation SR = CF / Taux de MCV

Où SR est le seuil de rentabilité (en CA)

CF est le niveau de charges fixes (en euros)

taux de MCV est le taux de marge sur coûts variables

On peut aussi exprimer le seuil de rentabilité en volume

  • soit en divisant le SR en CA par le prix de vente unitaire
  • soit en divisant charge fixe par le montant unitaire de la MCV

Exemple : la société vend un produit 50 euros. Ses charges variables sont de 30 euros par produit

Ses charges fixes sont de 20000 euros. Quel est son SR en volume ?

SR en CA = CF / taux de MCV = 20000 / ((50-30)/50) = 20000 / 20/50= 50000 €

SR en volume = 50000 /50 = 1000 unités

SR en volume = 20000 / (50 – 30) = 1000 unités

Le point mort

Cas d’une entreprise qui ne ferme pas pour congés payés. L’activité se répartit sur 12 mois.

On calcule le SR en nombre de jour SR en CA / CA * 360

On exprime le nombre de jours ainsi obtenu en date

Exemple précédent le CA est de 1500 unités à 50 euros soit 75000 €

SR = 50000

SR en jours = 50 000 / 75 000 * 360 = 240

240/30 = 8 le SR est obtenu au bout de 8 mois soit le 31 août.

Cas d’une entreprise qui ferme en août. L’activité se répartit sur 11 mois soit 330 jours

SR en jours = SR / CA * 330

Exemple précédent

50000 / 75000 *330 = 220 jours

220/30= 7.3333 soit 7 mois 10 jours

En date, il ne faut pas tenir compte d’août : le SR est obtenu le 10 septembre.

Marge de sécurité et indice de sécurité

La marge de sécurité est le CA que l’on peut perdre sans se retrouver en perte

Marge de sécurité = CA réalisé – SR

Exemple 75000 – 50000 = 25000

L’indice de sécurité est la marge de sécurité ramenée en % par rapport au CA

Indice de sécurité = 25 000 / 75 000 = 33.33 %

Le CA peut baisser de 33.33 % sans que l’entreprise soit en perte.

Résultats prévisionnels

  • recherche d’un CA à obtenir pour avoir un certain résultat

On veut obtenir le résultat recherché RR. Il faut dégager assez de MCV pour couvrir les frais fixes, plus le résultat recherché.

CA souhaité = (RR + CF) / taux de MCV

Exemple on recherche un résultat de 20000 euros

CA souhaité = (20000 + 20000) / 0.40 = 100000 euros

  • Changement dans la structure des coûts

La société réalise un nouvel investissement qui augmente ses charges fixes. Va-t-elle être rentable ?

Exemple : l’investissement entraîne 5000 euros d’amortissements et 4000 € de frais financiers. Le taux de MCV ne change pas. Le CA augmentera de 10% (prévisionnel)

Le CA est de 75 000 * 1.10 = 85500

Les CF son de 20000 + 5000 + 4000 = 29 000

Le taux de MCV est de 0.40

R2sultat prévisionnel = CA prévisionnel * taux de MCV – CF

= 82500 * 0.40 – 29 000 = 4000

La société est toujours rentable mais son taux de résultat a beaucoup baissé.

compta finances : L’analyse de la rentabilité

Pour analyser la rentabilité d’une entreprise il ne suffit pas de regarder le résulatt net. En effet, il faut tenir compte des moyens engagés pour obtenir ce résultat.

Par exemple une entreprise qui a 10 000 000 € de fonds propres, si elle dégage 100 000 € de résultat, on peut dire qu’elle n’est pas très rentable, car placés en SICAV de trésorerie sans risque, ces 10 000 0000 € auraient rapporté 300 000 €.

On distingue l’efficacité qui est l’atteinte des objectifs

Et l’efficience qui consiste à atteindre ses objectif en optimisant les moyens de l’entreprise.

La rentabilité économique

Rentabilité économique = résultat d’exploitation / capitaux investis

Les capitaux investis sont les capitaux engagés dans l’exploitation de l’entreprise c’est à dire les immobilisations brutes et le BFR.

Le résultat d’exploitation est avant impôts et avant frais financier ; La rentabilité économique est donc la même entre une entreprise endettée et une entreprise qui a beaucoup de capitaux propres. Reste à savoir si ces capitaux propres sont bien utilisés

La rentabilité financière

Rentabilité financière = Résultat de l’exercice / capitaux propres.

Elle mesure la rentabilité des capitaux propres. SI elle est faible, c’est peut être que l’entreprise a trop de capitaux propres et pas assez de dettes (si le taux d’intérêt est faible).

On a coutume de dire que les fonds anglo-saxons réclament une rentabilité financière d’au moins 15 %.

compta finances : L’affectation du résultat

Le résultat net peut être soit distribué en partie aux associés en rémunération de leurs apports en capital (dividendes) soit conservé comme ressource stable (capitaux propres) dans l’entreprise pour investir (mise en réserve).

La répartition du bénéfice net

Calcul du montant distribuable

Résultat net

‘- Report à nouveau (RAN) antérieur si débiteur

‘- Dotation à la réserve légale

+ Report à nouveau antérieur si créditeur

= bénéfice distribuable.

La dotation à la réserve légale est égale à 5 % du bénéfice net – RAN débiteur dans la limite de 10 % du capital social.

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Exemple

Le résultat est de 100 000 €. Le RAN débiteur est de 20000 € . Par définition le RAN créditeur est nul. LA réserve légale est de 60000 € d’un capital de 1000000 €.

La réserve légale n’atteint pas 10 % (60/1000 = 6 %)

La dotation à la réserve légale est de (100000 € – 20 000 €) * 5 % soit 4000 €

Bénéfice distribuable = 100000 – 20000 – 4000 = 76 000 €

Le bénéfice distribuable est affecté entre

  • les dividendes
  • les réserves facultatives
  • le report à nouveau créditeur

Exemple

La société décide de distribuer 26000 €, de mettre 40000 € en réserve facultative

Il reste 10000 € qui vont en RAN créditeur.

Thou le résultat doit être affecté. Ce qui reste va en RAN créditeur.

Comptabilisation

   

affectation du résultat

   
120   Résultat de l’exercice

100000

 
  119 RAN débiteur  

20000

  1061 Réserve légale  

4000

  1068 Autres réserves  

40000

  457 associés dividendes à payer  

26000

  110 RAN créditeur  

10000

         

Affectation d’une perte

La perte est enregistrée au débit du compte 129.

On peu t l’affecter en report à nouveau débiteur 119.

On peut également l’affecter en diminution des réserves libres (hors réserve légale).

   

Affectation de la perte

   
119   RAN Débiteur

X

 
  129 Perte de l’exercice  

X

compta finances : L’établissement des comptes annuels

Les comptes annuels se composent du compte de résultat, du bilan et de l’annexe. L’annexe fait partie des comptes à part entière.

Le compte de résultat.

Il décrit l’activité de l’entreprise sur un exercice pour faire apparaître le résultat.

Il se présente sous la forme d’un tableau avec les charges à gauche et les produits à droite.

Charges

N

N-1

Produits

N

N-1

I Charges d’exploitation

I Produits d’exploitation

comptes 60 à 65 + 681

comptes 70 à 75 + 781

II Charges financières

II Produits financiers

comptes 66 et 686

comptes 76 + 786

III Charges exceptionnelles

III Produits exceptionnels

comptes 67 et 687

comptes 77 + 787

IV participation des salariés

compte 691

V Impôt sur les bénéfices

compte 695

Solde créditeur bénéfice

Solde débiteur perte

TOTAL GENERAL

TOTAL GENERAL

Le bilan

Il présente le patrimoine de l’entreprise à une date donnée (la fin de l’exercice).

Il se présente aussi sous la forme d’un tableau.

Actif

N

N – 1

PASSIF

N

N-1

Brut

Amortissements et dépréciations

Net

Net

I actif immobilisé

I capitaux propres

compte classe 2

comptes 10 à 14

II actif circulants

II Provisions

comptes classe 3,4 et 5 débiteurs+ 486

comptes 15

III Dettes

comptes 16,40 et 50 créditeurs + 487

TOTAL GENERAL

TOTAL GENERAL

Le résultat apparaît par le virement des comptes de charges et produits au compte 12 Résultat de l’exercice. Dans le cas d’un solde débiteur on utilise 129 Perte de l’exercice

L’annexe

Elle comprend de très nombreux documents. On en verra que quelques exemples.

Tableau des immobilisations

Rubrique

Montant brut au début de l’exercice

Augmentation

Diminutions

Montant brut à la fin de l’exercice

immobilisation corporelles

Matériel de transport

Matériel informatique

Tableau des amortissements

Rubrique

amortissement cumulés au début de l’exercice

Augmentation

Diminutions

amortissements cumulés à la fin de l’exercice

Immobilisation corporelles

Matériel de transport

Matériel informatique

L’augmentation correspond aux dotations de l’exercice aux amortissements. Les diminutions correspondent aux cessions d’immobilisations

Tableau des dépréciations et provisions

Rubrique

Dépréciations et provisions au début de l’exercice

Augmentation

Diminutions

Dépréciations et provisions à la fin de l’exercice

Dépréciations

Marchandises

Clients

Les augmentations correspondent aux dotations de l’exercice. Les diminutions correspondent aux reprises de provision.

Pour aller plus loin Comptabilité et finances d’entreprise, collection à tout’épreuve, éd Foucher.

compta finances : bac blanc

Lisez le sujet ci-dessous, entraînez-vous en essayant de répondre, puis lisez la correction proposée par Philippe Daubin, professeur en STG.

ETUDE DE CAS comptabilité et finances d’entreprises

CAS LIMERO

La société LIMERO vend des pièces mécaniques à des industriels de la région. Elle est implantée à Lorient, en Bretagne. Elle vous a embauché comme comptable et vous demande de faire divers travaux.

DOSSIER 1 – OPERATIONS COURANTES (65 points)


Première partie ventes (25 points)

  1. Enregistrez les opérations courantes de l’annexe 1. (15 points)
  2. Enregistrez la ristourne annexe 2. (10 points)

Deuxième partie Client douteux (40 points)

  1. Enregistrez le client douteux Casimir annexe 3. (10 points)
  2. Passez les écritures de provision nécessaires annexe 4. (10 points)
  3. Enregistrez la perte devenue définitive et la reprise de provision annexe 5. (20 points)

DOSSIER 2 – ETUDE DE LA RENTABILITE (45 points)
On vous donne le tableau des Soldes Intermédiaires de Gestion en annexe 6.

  1. Commentez le poste valeur ajoutée et son évolution (10 points)
  2. Commentez le poste Excédent brut d’exploitation et son évolution (10 points)
  3. Commentez le résultat net de l’exercice. (10 points)
  4. Calculez la CAF selon la méthode de votre choix à l’aide de l’annexe 7. Qu’en concluez-vous ? (15 points)

 

DOSSIER 3 – ANALYSE DE LA RENTABILITE (30 points)

A partir des données de l’annexe 8 concernant un projet d’investissements :

  1. Calculez la marge sur coûts variables (10 points)
  2. Calculez le seuil de rentabilité à partir duquel l’entreprise sera rentable sur ce projet (10 points)
  3. Que conseilleriez-vous à l’entreprise ? (10 points)

DOSSIER 4 – BASES DE DONNEES (20 points)
1. Expliquez au dirigeant de l’entreprise LIMERO le fonctionnement d’un réseau et son intérêt. (10 points)

2. Expliquez, sans connaître le modèle relationnel, à quelle question répond la requête SQL R1 donnée en annexe 9. (10 points)

LES ANNEXES

Annexe 1

Les opérations courantes à enregistrer sont les suivantes :
Facture 1 – Société Casimir

Net HT 10000

TVA 19.6 1960

Total TTC 11960 €

Facture 2 – Société Callisto

Net HT 5000

Frais de port : 100

TVA 19.6 999.6

TAOTAL TTC 6099.6 €

Facture 3 – Société Herna

Net HT 3000

Remise sur facture 10 %

TVA 19.6 %

Total TTC : 3229.2 €

Annexe 2

Le Fournisseur  » poules armoricaines  » nous accord une ristourne de 500 € HT. La TVA est de 19.6 %.

Annexe 3

Le client Casimir nous doit 119600 € TTC. Il devient douteux car il y a une procédure contre lui au tribunal de commerce de Lorient.

Annexe 4

On estime la perte probable à 50 % du total lors du dépôt de bilan

Annexe 5

La perte définitive est de 80 % du total suite au jugement de liquidation judiciaire.

Annexe 6

SIG    
 

2006

2005

Ventes de marchandises

0

0

Coût d’achat des marchandises vendues

0

0

marge commerciale

0

0

Production vendue

19 183 680

18320580

Production stockée

15035

-13508

Production immobilisée

10202

0

Production de l’exercice

19 208 917

18 307 072

consommation en provenance des tiers

10 105 230

9508674

Valeur ajoutée

9 103 687

8 798 398

subvention d’exploitation

0

0

impôts et taxes

150 035

145820

frais de personnel

6 420 310

6020318

Excédent brut d’exploitation

2 533 342

2 632 260

Reprise sur amortissements et provisions

50213

30520

transfert de charge

0

0

Dotation aux amortissements et provisions

3100520

2000458

Résultat d’exploitation

-516 965

662 322

Produit financier

602032

500487

Charge financières

10203

50314

Résultat courant avant impôts

74 864

1 112 495

Produit exceptionnels

1 520 451

10850

Charges exceptionnelles

10 150

450231

Résultat exceptionnel

1 510 301

-439 381

participation des salariés

12 125

30850

impôts sur les bénéfices

150 450

250310

Résultat net

1 422 590

391 954

Produit de cession d’élément de l’actif

1000000

0

valeur nette comptable

12125

0

Plus value

987875

0

Annexe 7

Dans les charges financières, les dotations aux amortissements financiers sont de 5 012 €.

Dans les produits exceptionnels, les reprises d’amortissements et provisions exceptionnels sont de 305 057 €.

Il n’y a pas de reprise financière de provisions.

Il n’y a pas de dotation exceptionnelle aux amortissements et provisions.

Tous les transferts de charges sont nuls.

Autres produits et autres charges d’exploitation sont nuls.

Annexe 8

Le projet pour lequel on vous demande une étude de rentabilité comporte les éléments suivants :

Charges variables : 5 000 000

CA initial 8 500 000

Charges fixes 4 300 000

Le CA peut progresser de 20 % si on fait de la publicité ce qui augmente les charges fixes de 100 000 €.

Annexe 9

Requête SQL R1

SELECT Code Client SUM commandes

FROM Client, Articles

WHERE Client, Code client =Utiliser.code client

AND Code client = P0152

compta finances : L’impôt sur les bénéfices

Calcul du résultat comptable avant impôts

Il s’agit du résultat des opérations : produits – charges.

Imposition des bénéfices

  • Dans l’entreprise individuelle et la société de personnes (SNC) l’impôt est du par l’exploitant ou les associés. C’est l’impôt sur le revenu des personnes physiques qui s’applique.
  • Dans la SA et la SARL, l’impôt du est l’impôt sur les sociétés au taux de 33 1/3 du résultat.

Enregistrement comptable

L’impôt sur les sociétés est une charge qui s’inscrit au débit du compte 695 Impôt sur les bénéfices par le crédit du compte 444 Etat, impôts sur les bénéfices.

Constatations de l’impôt dû

695

impôt sur les bénéfices

X

444

Etat, impôt sur les bénéfices

X

Le résultat de l’exercice qui figure sur les comptes annuels sera le résultat avant impôts – l’impôt sur les bénéfices.

compta finance : Les variations des stocks

Une ou plusieurs fois par an, les entreprises doivent mesurer leur stock et au moins une fois par an, à la clôture de l’exercice.

Cette opération a pour but de dénombrer les biens stockés mais aussi de constater les écarts par rapport à l’inventaire permanent (fiches d’entrées sorties de stock).

Les stocks d’achats

Avant l’inventaire, le stock qui figure au bilan est le stock lors de l’inventaire physique précédent ; C’est le stock final de l’exercice précédent, donc le stock initial de notre exercice N.

Il faut l’annuler par le débit du compte Variation de stock.

Annulation du stock initial de MP

60310

Variation de stock de matières premières (stock initial)

X

310

Stock de matières premières

X

Puis on passe le stock final de l’exercice N en stock par l’intermédiaire du compte variation de stock.

Constatation du stock final de MP

310

Stock de matières premières

X

60310

variation de stock de matière première (stock final)

X

La variation de stock de matière première est donc égale à Stock Initial SI – Stock Final SF.

Si SI > SF

La variation de stock est positive. Cela signifie que l’entreprise a prélevé sur son stock pour produire. Cette variation s’ajoute aux achats de l’exercice pour calculer la consommation de l’exercice en matières premières.

Si SI < SF

Variation de stock est créditeur donc négatif (charge). Certains des achats de matières premières ont été stockés et sont donc à diminuer des achats de l’exercice pour calculer la consommation de l’exercice.

Au bilan, l’impact est le stock final qui est un actif circulant. Stocker diminue la trésorerie.

Il en va de même pour tous les achats stockés.

Les stocks liés aux produits

On procède de même que pour les achats à l’annulation du SI

annulation du stock initial

713

variation de stock de produits finis

X

355

Stock de produit finis

X

De même on constate le stock final.

constatation du stock final

355

Stock de produit finis

X

713

variation de stock de produits finis

X

Si SI > SF le compte variation de stock est débiteur. L’entreprise a déstocké. Les ventes sont supérieures à la production. La variation des stocks est précédée d’un signe – (- car on est dans la partie recette du compte de résultat donc un compte débiteur est négatif).

Si SI < SF (cas général) /Le compte variation des stocks est créditeur. L’entreprise à fait de la Production stockée. LA production totale est égale à la production stockée plus la production vendue (CA) (plus la production immobilisée).

LA production stockée est un produit qui augmente le résultat. Par contre au bilan c’est un actif circulant qui diminue la trésorerie disponible.

Il en va de même pour les comptes de production d’en cours de production.

compta finances : Le principe d’indépendance des exercices

Pour fournir des états périodiques aux différents utilisateurs de l’information comptable, l’activité de l’entreprise a été découpée en période de 12 mois (en général) l’exercice comptable.

Pour cela il faut comptabiliser les produit et les charges dans l’exercice qui les concerne. Il y a nécessité de faire des régularisations.

Les charges à payerIl s’agit des charges qui seront enregistrée en N+1 du fait de l’absence de pièce comptable (non encore parvenue) mais qui concernent l’exercice N.

compte à débiter comte de dette à créditer
60,61,62 achats 408 Fournisseurs factures non parvenues
63 Impôts et taxes 448 Etat charges à payer
64 Charges de personnel 428 Personnel charges à payer438 Organismes sociaux charges à payer

65 autres charges de gestion courante 4686 divers charges à payer
66 Charges financières 1688 Intérêt courus
709 RRR accordés 4198 RRR à accorder

La TVA est enregistrée dans le compte 4458 TVA à régulariser

Exemple

Régularisation de charge à payer

62 Autres charges externes

X

44586 Etat, TVA à régulariser

X

408 Fournisseurs facture non parvenue

X

Les produits à recevoirComme les charges à payer, il s’agit de produit de l’année N pour lesquels la pièce justificative n’arrivera qu’en N+1.

Compte à créditer compte de créance à débiter
70 Ventes 418 clients factures à établir
75 autres produits de gestion courante 4687 Divers produits à recevoir
76 Produits financiers 2678, 2878 Intérêts courus
609 RRR obtenus 4098 RRR à obtenir

La TVA sera enregistrée au débit du compte 4458 Etat, TVA à régulariser.

Exemple

Régularisation de produit à recevoir

418 Clients factures à établir

X

70 Ventes

X

44587 TVA sur facture à établir

X

Les charges constatées d’avanceIl s’agit de charges tels les abonnements divers qui couvrent à la fois l’exercice N et l’exercice N+1 et qui ont été comptabilisé en N.

On passe la fraction qui concerne N+1 au débit du compte 486 Charges constatées d’avance et au crédit du compte de charge.

Les produits constatés d’avanceIl s’agit réciproquement de produit enregistré en N mais dont le bénéfice concerne aussi N+1.

Il faut débiter ce produit pour sa fraction concernant N+1 et créditer le compte 487 Produits constatés d’avance.

Produits constatés d’avance en N

70 Ventes

X

487 ¨Produits constatés d’avance

X

N.B : on ne régularise pas la TVA uniquement le HT.

compta finances : L’Environnement réseau et son organisation

Le fonctionnement d’un réseau client – serveur

Un réseau client – serveur est organisé autour d’un gros ordinateur, le serveur, et de plusieurs micro ordinateurs les clients.

Les clients doivent être équipés d’une carte réseau. Ils sont reliés soit par câbles (norme RJ45) soit par WIFI (technologie sans câble, par radio transmission).

Le serveur doit être équipé d’un Hub ou concentrateur interface entre les clients et le serveur.

383865_708d5.jpg 

L’infrastructure logicielle

Le système d’exploitation réseau (NOVELL, Microsoft 2003NT)

Il gère les différents utilisateurs du réseau en leur accordant des droits et en leur imposant des restrictions d’accès pour protéger le réseau.

Il coordonne les différents traitements du réseau

Il partage les ressources du réseau

Les autres logiciels

Les autres logiciels comme tableur traitement de texte gestion de base de données, peuvent être installés sur le réseau et partagés ou installé sur chaque client. Il vaut mieux, pour ne pas surcharger le réseau, installer les suites bureautiques sur chaque micro ordinateur.

Les différents droits d’accès aux données des utilisateurs travaillant en réseau

Création : ce droit signifie que l’utilisateur peut créer de nouvelle entrées dans le logiciel en réseau (par exemple un enregistrement dans une base de données).

Interrogation : ce droit permet de consulter les enregistrements existant dans le logiciel en réseau

Modification : ce droit permet de mettre à jour les enregistrement dans le logiciel en réseau

Suppression : ce droit permet de supprimer un enregistrement.

compta finances : Les requêtes SQL

Réaliser des calculs en requête SQL

Somme Somme des valeurs d’un attribut SUM(<attribut>)
Minimum Plus petite valeur d’un attribut MIN(<attribut>)
Maximum Plus grande valeur d’un attribut MAX(<attribut>)
Moyenne Moyenne des valeur d’un attribut AVG(<attribut>)
Nombre Compte le nombre de valeurs d’un attribut COUNT(<attribut>)

Affin d’afficher leur résultat les opérateurs de calcul doivent être insérés dans l’instruction SELECT d’une requête SQL.

Les clauses de regroupement SQL

GROUP BY permet de réaliser un regroupement sur un ou plusieurs critères. En général l’instruction GROUP BY s’utilise en association d’un calcul effectué dans l’instruction SELECT.

HAVING permet d’appliquer une condition de sélection à des groupes définis par l’utilisation de la commande GROUP BY.

Modifier les données d’une base en SQL

Ajour d’un nouvel enregistrement

Ajour du client DUPONT

INSERT INFO Client VALUES Dupont

Mise à jour des données

Le téléphone du client C001258 est devenu 0169781875

UPDATE Client SET téléphone fixe = 0169781875

WHERE Code client =  » C001258 « 

Suppression de données

Suppression du client C000154

DELETE FROM Client

WHERE Code client =  » C000154 « 

compta finances : Les principes de normalisation d’un modèle relationnel

La première forme normale 1FN

Une relation est en première forme normale lorsque les attibuts (autre que la clé), dépendant de la clé, ne sont pas divisible (correspondent à une seule valeur).

CLIENT (Code client, Nom, Prénom, Adresse, téléphone fixe). Cette relation est en première forme normale car un client à un seul nom, un seul prénom, une seule adresse et un seul téléphone.

La deuxième forme normale 2FN

Une relation en première forme normale est aussi en deuxième forme normale si et seulement si chaque attribut (autre que la clé) dépend pleinement de la clé primaire et non d’une parie de celle-ci.

APPLIQUERREMISE(Code client#, Code remise#, Nom, Nombreachat)

APPLIQUERREMISE n’est pas en deuxième forme normale car Nom dépend uniquement du Code client (donc une partie de la clé seulement).

La troisième forme normale 3FN

Une relation en deuxième forme normale est en troisième forme normale si tout attribut (autre que la clé) dépend directement de la clé, sans transitivité

CLIENT (Code client, Nom, Prénom, Adresse, téléphone fixe, Taux remise, Nombreachat)

Cette relation client n’est pas en troisième forme normale car le taux de remise dépend du nombre d’achats.

Modèle relation normal

CLIENT (Code client, Nom, Prénom, Adresse, téléphone fixe, Nombreachat#)

TAUXREMISE(Code remise, Taux remise#)

APLLIQUERREMISE(Code client#, Code remise#, taux remise, Nombreachat)

compta finances : Le principe de prudence et les provisions et dépréciations

La prudence consiste a ne pas transférer sur les exercices futurs des charges qui sont nées au cours de cet exercice, même si on n’est pas tout à fait sur de leur réalisation ni du moment de cette réalisation. C’est pour cela que l’on passe des provisions.

Comme on ne connaît pas la date certaine ou bien la charge certaine, on passe une provision

681 dotations charges d’exploitation

686 dotations charges financières

687 dotations charges exceptionnelles.

En contrepartie on créditera un compte 15 Provisions pour risques et charges ;

Exemple

provision pour litige devant la justice

6815

Dotation aux provisions d’exploitation

X

1511

Provision pour litige

X

Incidence sur le bilan le compte de résultat et la trésorerie

Sur le compte de résultat :

La majeure partie des provision est déductible. On passe donc une charge mais on économise de l’impôt sur les bénéfices.

Sur le bilan on réduit le résultat mais on augmente les provisions qui sont aussi une ressource stable.

Sur la trésorerie la provision n’est pas une charge décaissable dans l’immédiat, donc elle ne réduit pas la trésorerie.

Dépréciations de l’actif

Le principe de prudence oblige quand la valeur actuelle d’un actif est inférieure à sa valeur comptable à constater une dépréciation (même schéma que les provisions)

Les dépréciations s’inscrivent en moins de l’actif dans un compte avec un 9 en deuxième position. Exemple 291

Exemple dépréciation des immobilisations non amortissable

Un terrain inscrit à l’actif pour 100 000 € est évalué à 75000 € désormais (du fait du voisinnage).

On passe l’écriture suivante :

dépréciation d’un terrain

68162

Dotation aux dépréciation des immob. Corporelles

25000

2911

Dépréciation des terrains

25000

Deuxième exemple dépréciation des actifs circulants

Les stocks par exemple peuvent être dépréciés.

dépréciation d’un stock

6817

Dotation aux dépréciation des actifs circulants

X

397

Dépréciation des stocks

X

compta finances : La capacité d’autofinancement CAF

C’est la somme des ressources financières internes dégagée par l’entreprise au cours d’un exercice. Elle se calcule par rapport aux SIG.

Certaines charges ne sont pas décaissables (on n’a pas à les payer à un tiers), elles restent donc à la disposition de l’entreprise pour financer ses activités (exemple amortissements).

Donc CAF = produit encaissable – charges décaissables.

A une exception près les plus ou moins value ne font pas partie de la CAF.

Il y a deux façons pour la calculer :

La méthode soustractive

Excédent Brut d’exploitation

+ Transfert de charges

+ autres produits d’exploitation

+ Produit financier encaissables (hors 786)

+ Produit exceptionnels encaissables (hors 775 et 787)

– autres charges d’exploitation

– Charges financières décaissables (hors 686)

– Charges exceptionnelles décaissables (hors 675 et 687)

– Participation des salariés aux résultats

– impôt sur les bénéfices

= CAF

La méthode additive

Résultat net de l’entreprise

– reprise sur dépréciation et provision

– Produit de cession des éléments de l’actif

+ dotations aux amortissements, aux dépréciations et aux provisions

+ valeur nette comptable des éléments d’actif cédés

= CAF

D’expérience la méthode additive est souvent préférée.

Analyse de la CAF

Plus la CAF est importante mieux c’est, car l’entreprise génère des ressources pour :

  • investir
  • rembourser ses dettes
  • payer des dividendes
  • racheter ses actions

LA CAF doit être équilibrée entre résultat net et dotation – reprise aux amortissements et provisions. Une CAF qui comporte beaucoup d’amortissements signifie de gros besoins d’investissements.

compta finances : Les soldes intermédiaires de gestion

Les soldes intermédiaires de gestion

La marge commerciale

Ventes de marchandises – Coût d’achat des marchandises vendues

Plus la marge est importante mieux c’est.

La production de l’exercice

Production vendue + Production stockée + Production immobilisée

Une augmentation de la production de n-1 en n est une bonne chose à condition :

  • que la production soit faite avec de bonnes marges (ce que l’on verra plus bas dans les SIG)
  • que la production soit essentiellement vendue et non stockée. Il ne sert à rien de produire pour stocker si on n’a pas les débouchés commerciaux

La valeur ajoutée VA

Marge commerciale + Production de l’exercice – Consommations en provenance des tiers (comptes 60 61 62)

Un taux de valeur ajoutée / production qui augmente est un très bon signe. On dit que l’entreprise vend des produits à plus forte valeur ajoutée.

L’Excédent brut d’exploitation EBE

Ou Insuffisance brute d’exploitation si < 0

Valeur ajoutée + subvention d’exploitation – impôts et taxes – charges de personnel

SI l’EBE est négatif, la situation est très grave. L’entreprise n’est absolument pas rentable.

Si l’EBE progresse de n- 1 sur n c’est très bien. Cela montre une amélioration des conditions d’exploitation.

Le Résultat d’exploitation

EBE + Reprises sur amortissement et provisions + Transferts de charges + Autres produits – dotation aux amortissements et provision – autres charges

LE résultat d’exploitation doit être positif. Plus il augmente mieux c’est. Cela signifie que les opérations d’exploitation de l’entreprise sont rentables.

Résultat courant avant impôt

Résultat d’exploitation + Produits financiers – Charges financières

Si le résultat courant avant impôts est supérieur au résultat d’exploitation cela signifie que le résultat financier est positif. C’est une très bonne chose. Sinon, c’est normal, le cycle de financement et la trésorerie de l’entrave entraînent des frais financier. Il faut cependant que le résultat d’exploitation soit supérieur aux charges financières.

Résultat exceptionnel

Produits exceptionnels – Charges exceptionnelles

Le résultat exceptionnel par définition n’est pas rattachable à l’activité normale de l’entreprise. Donc il n’est pas significatif.

Résultat de l’exercice

Résultat courant avant impôt + Résultat exceptionnel – Participation des salariés – Impôts sur les bénéfices

Il vaut mieux que le résultat de l’exercice soit positif et en progression. Le taux de résultat / Chiffre d’affaires est la marge nette.

Les plus ou moins values

Produit de cession d’éléments de l’actif – Valeur nette comptable des éléments d’actif cédés

compta finances : Le bilan fonctionnel

Les cycles financiers

Le bilan fonctionnel reclasse les actifs et les passifs de l’entreprise selon leur fonction c’est à dire selon le cycle auquel ils se rattachent : cycle d’investissement, cycle de financement, cycle d’exploitation.

Dans le haut du bilan fonctionnel on retrouve les emplois stables (immobilisations du cycle d’investissement) et les ressources stables (cycle de financement) qui sont des cycles longs car ils engagent l’entreprise à moyen long terme (plus d’un an à l’origine).

Dans le bas du bilan fonctionnel on trouve l’actif circulant et le passif circulant qui forment le cycle d’exploitation (décisions à moins d’un an).

Les reclassements comptables

Le bilan fonctionnel part du bilan comptable avant répartition du résultat. Les reclassements sont les suivants

Les actifs sont pris pour leur valeur brute.

Les amortissements et provisions sont retirés de l’actif pour figurer au passif en tant que ressources stables, car se sont des ressources autofinancées. Ils permettent de financer le renouvellement des actifs (amortissements pour immobilisations).

L’actif à court terme est dissocié en actif circulant d’exploitation, actif circulant hors exploitation et Trésorerie active.

Les ressources stables sont composées des capitaux propres, des amortissements et provisions, les dettes financières (uniquement les emprunts financiers pas les soldes créditeurs de banque

et concours bancaires courants donnés en annexe).

Le passif à court terme est décomposé en passif circulant d’exploitation, passif circulant hors exploitation et Trésorerie passive (concours bancaires courants et soldes créditeurs de banque).

compta finances : L’Etat et la TVA

Avec la TVA l’entreprise joue le rôle d’un collecteur d’impôt pour l’Etat sur sa valeur ajoutée. Le coût de la TVA est supporté par le consommateur final, mais c’est l’entreprise qui doit la reverser à l’Etat.

LA TVA à décaisser

TVA Collectée – TVA Déductible sur biens et service – TVA sur immobilisation – crédit de TVA éventuel du mois précédent =

Si > 0 TVA à décaisser

Si < 0 Crédit de TVA à reporter le mois suivant

Remarque : la TVA à décaisser pour le mois M est celle enregistrée en comptabilité pour ce mois là. Par contre, du fait des décalages de paiement elle ne sera réellement encaissée par l’entreprise que dans plusieurs jours selon le délai de paiement accordé. En contrepartie, la TVA déductible n’est pas encore réglée aux fournisseurs, selon le délai de paiement obtenu. Il peut donc y avoir décalage de trésorerie.

Comptabilisation

La TVA à payer s’enregistre dans le compte 44551 qui solde les comptes 44571 ; 44562 ; 44566 et éventuellement 44567.

liquidation de la TVA

44571

TVA collectée

X

44562

Etat, TVA déductible / immobilisations

X

44566

Etat, TVA déductible / ABS

X

44567

Etat, crédit de TVA à reporter

X

44551

Etat TVA à payer

X

Paiement de la TVA

44551

Etat TVA à payer

X

512

Banque

X

compta finances : Le personnel et les organismes sociaux

Le bulletin de salaire

Le salaire de base correspond au salaire mensualisé pour 35 heures par semaine, soit

35 *52/12=151.66 heures mensuelles.

Les heures supplémentaires sont les heures au delà de 35 heures.

Les primes sont des somme allouées : prime d’ancienneté, prime exceptionnelle, prime au rendement, 13ème mois.

La somme du salaire de base, des heures supplémentaires et des primes donne le salaire brut du mois.

A ce salaire se rajoute éventuellement les indemnités qui sont les remboursements de frais occasionnés par l’activité professionnelle au salarié.

On déduit ensuite les cotisation sociale part salarié pour avoir le salaire net. Le salaire net est versé au salarié avec les indemnités moins les éventuels acomptes.

Les cotisations part employeur sont ajoutée aux cotisations part salarié pour être versées aux organismes sociaux. Elles apparaissent aussi sur le bulletin de salaire pour donner le coût total employeur du salarié.

280953_2042.jpg

ComptabilisationSalaire brut + indemnités

Salaire de base + indemnités

641 Rémunération du personnel

X

421 Personnel, rémunérations dues

X

Cotisations sociale part salariale

Cotisations salariales

421 Personnel, rémunérations dues

X

431 URSSAF (sécurité sociale)

X

4371 ASSEDIC (chômage)

X

4372 Caisse de retraite

X

Cotisations sociales employeur

Cotisations employeur

645 Charges de SS et de prévoyance

X

431 URSAFF (sécurité sociale)

X

4371 ASSEDIC (chômage)

X

4372 Caisse de retraite

X

Paiement des salaire par virement

Paiement des salaires

421 Personnel, rémunérations dues

X

512 Banque

X

Paiement des cotisations sociales employeur et salarié

Cotisations employeur + salarié

431 URSAFF

X

4371 ASSEDIC

X

4372 Caisse de retraite

X

512 Banque

X

compta finances : Les banques

Les moyens de paiement

  • Chèque : document écrit par lequel le tireur (émetteur du chèque, titulaire du compte à débiter) donne l’ordre au tiré (la banque) de payer immédiatement une somme à un tiers le bénéficiaire.
  • Carte bancaire : carte magnétique à puce qui permet de transférer une somme du compte du titulaire au compte du bénéficiaire. Elle permet également un retrait d’espèce au GAB (guichet automatique de banque).
  • Virement bancaire : le titulaire du compte donne l’ordre à sa banque de virer une somme sur le compte bancaire du bénéficiaire.
  • Prélèvement bancaire : le bénéficiaire donne l’ordre à sa banque de prélever sur le compte du titulaire une somme donnée. L’accord préalable de ce dernier est nécessaire.

Les opérations de découvert

Les entreprises négocient avec leur banque une autorisation de découvert qui permet à leur compte de passer créditeur (débiteur dans les comptes de la banque).

Le découvert donne lieu par la banque a perception de commissions et d’agios

  • Les commissions sont parfois soumises à TVA. La commission de plus fort découvert est une commission qui s’applique au montant maximal du découvert dans le trimestre.
  • Les agios sont les intérêts dus par l’entreprise sur le montant moyen du découvert.

agios sur découvert

661 Charges d’intérêt

X

512 Banque

X

Placement de trésorerie

Lorsqu’une entreprise a des excédents sur ses comptes en banque, elle peut en placer une partie dans des valeurs mobilières de placement (VMP). Ce sont des titres financiers émis par d’autres entreprises (actions obligations…) acheté par l’entreprise avec l’intention de les revendre à court terme en réalisant un profit soit par le revenu (intérêt dividende) soit par la plus value.

L’acquisition des VMP est réalisée au prix d’achat. Il n’y a pas de TVA.Les frais de courtage de la banque sont soumis à TVA et s ‘enregistrent dans le compte 627 services bancaires.

achat de VMP

503 VMP

X

627 Frais sur titres

X

44566 Etat, TVA déductible

X

512 Banque

X

La cession des VMP donne lieu à la constatation d’une plus ou moins value : plus value compte 767 moins value compte 667.

cession de VMP avec plus value

512 Banque

X

627 Services bancaires

X

44566 Etat, TVA déductible

X

503 VMP

X

767 Produit net sur cession de VMP

X

cession de VMP avec moins value

512 Banque

X

627 Services bancaires

X

44566 Etat, TVA déductible

X

667 Charge nette sur cession de VMP

X

503 VMP

X

Etat de rapprochement bancaire

Il s’agit de comparer les opérations sur le relevé de compte bancaire et celles sur le compte banque de l’entreprise. Certaines opérations manquent d’un coté ou de l’autre. Il s’agit de retrouver un solde commun par un tableau à deux colonnes

Dans l’entreprise compte 512

Dans la banque (relevé de compte)

Solde + encaissements – décaissements enregistrés dans la banque mais non connus dans l’entreprise Solde + encaissements – décaissements enregistrés dans l’entreprise mais non connus par la banque.

compta finances : Les fournisseurs d’immobilisations

Définition des immobilisations

Les immobilisations contribuent au processus de production tout en ne se détruisant pas à la première utilisation. Ce sont par exemple les machines.

Les immobilisations se décomposent en :

  • Immobilisations incorporelles : elles ne disposent pas d’un corps physique, ce sont les brevets, licences, fonds de commerce etc.
  • Immobilisations corporelles : ce sont des actifs physiques comme les terrains, les bâtiments, les matériels de production et de transport
  • Immobilisations financières : ce sont des titres ou des prêts détenus par l’entreprise.

Acquisition d’une immobilisation

L’immobilisation entre en comptabilité pour son coût d’acquisition qui comprend :

  • le prix d’achat HT
  • déduction faite des remises et escomptes
  • ajouté des frais de port et d’installation
  • auxquels on ajoute tous les frais de mise en fonctionnement de l’immobilisation (installation et montage, frais de professionnels…)

Le compte de contrepartie est 404 fournisseur d’immobilisations

Achat d’une immobilisation

21XX

Immobilisation corporelle

X

44562

Etat, TVA déductible sur immobilisations

X

404

Fournisseur d’immobilisations

X

Dans le cas de versement d’un acompte

VersemenT de l’acompte

4285

Avances et acomptes versés

X

512

Banque

X

Achat d’une immobilisation après acompte

21XX

Immobilisation corporelle

X

44562

Etat, TVA déductible sur immobilisations

X

404

Fournisseur d’immobilisations

X

4285

Avances et acomptes versés

X

Cession d’une immobilisation

Ce n’est pas une opération courante. Donc le produit de la cession ira dans un compte de profit exceptionnel 775 Produit de cession d’élément de l’actif. La TVA doit être restituée à l’Etat sur la valeur restant.

Cession d’une immobilisation

462

Créance sur cession d’immobilisation

X

775

Produit de cession d’éléments d’actifs

X

44571

Etat, TVA collectée

X

compta finances : Les relations avec les clients

La vente simple :

D

C

Enregistrement d’un facture client

411 Clients

X

70XX Ventes

X

44571 Etat, TVA collectée

X

Le compte de vente varie selon la nature du bien vendu

 701 Vente de produit finis

Les biens vendus sont fabriqués dans l’entreprise

706 Prestation de service

707 Ventes de marchandises

Les biens vendus sont acheté en l’Etat pour être revendus.

La TVA payée par le client est collectée pour l’Etat. C’est une dette sur l’Etat.

Le montant du compte client est le net à payer de la facture.

La vente avec remise

Cas d’une remise commerciale sur facture

Dans ce cas on enregistre uniquement le net à payer, remise déduite.

La vente avec escompte de règlement

D

C

Vente avec escompte de règlement

411 Clients

X

665 Escomptes accordé

X

70XX Ventes

X

44571 Etat, TVA collectée

X

L’escompte accordé pour paiement comptant est une charge financière (compte 665)

La vente avec des frais de transport

D

C

Enregistrement d’une vente avec frais de port

411 Clients

X

70XX Ventes

X

7085 Port

X

44571 Etat, TVA collectée

X

Le port sur vente est soumis à la TVA. I l s’ajoute au montant de La vente et au net à payer au fournisseur.

Avances et acomptes versés sur commande

Le paiement de l’avance ou acompte est enregistré au crédit du compte 4191. Cet acompte est ensuite déduit du montant de la facture par le débit de 4191.

Enregistrement d’un acompte sur commande

512 Banque

X

4191 Clients, avances et acompte versés sur commande

X

Les factures d’avoir

C’est l’inversion de la facture de vente

Facture d’avoir

70XX Ventes

X

44571 Etat, TVA collectée

X

411 Clients

X

Les rabais remises et ristournes après facturation

Ils s’enregistrent comme les avoirs pour réduire le montant dû au fournisseur.

Rabais remise et ristourne accordés

709 RRR accordés

X

44571 Etat, TVA collectée

X

411 Clients

X

Le lettrage des comptes clients

Le lettrage des comptes clients permet de vérifier si les ventes sont réglées à la date prévue. Il s’agit de pointer les ventes avec les règlements enregistrés.

Incidence sur le compte de résultat, la trésorerie et le bilan

Les ventes augmentent le résultat. C’est une produit.

Les remises, avoirs, RRR, escomptes accordés diminuent le résultat.

Les ventes augmentent la trésorerie soit immédiatement (vente au comptant) soit dans le cas général après un délai (vente à crédit). Pendant ce délai l’entreprise accorde une trésorerie gratuite à son client.

L’impact sur le bilan d’une vente est l’apparition d’une créance client (vente à crédit) et d’une dette sur l’Etat (TVA collectée).

Au total on peut dire que la vente entraîne en général une augmentation du besoin en fonds de roulement (actif circulant – passif circulant).

compta finances : Les relations avec les fournisseurs

L’achat simple :

D

C

Enregistrement d’une facture fournisseur

6XX Achat

X

44566 Etat, TVA déductible sur achat de biens et services

X

401 Fournisseur

X

Le compte d’achat varie selon la nature du bien acheté

601 Achats stockés de matières premières et fournitures

pour les achats de MP et fournitures intégrées au cycle de production602 Achats stockés d’autres approvisionnements

pour les achats d’autres approvisionnements intégrés au cycle de production606 Achats non stockés de matières premières et fournituresAchats qui ne sont pas stockables607 Achats de marchandises

Achat de biens destinés à être revendus en l’Etat61 services extérieurs62 autres services extérieurs

Pour les achats de servicesLa TVA payée au fournisseur est récupérable. C’est une créance sur l’Etat.Le montant du compte fournisseur est le net à payer de la facture.

L’achat avec remise Cas d’une remise commerciale sur factureDans ce cas on enregistre uniquement le net à payer, remise déduite.

L’achat avec escompte de règlement

D

C

enregistrement d’une facture avec escompte

6XX Achat

X

44566 Etat, TVA déductible sur achat de biens et services

X

401 Fournisseur

X

765 Escomptes obtenus

X

L’escompte obtenu pour paiement comptant est un produit financier (compte 765)

L’achat avec des frais de transport

D

C

enregistrement d’une facture avec transport

6XX Achat

X

6241 Port sur achat

X

44566 Etat, TVA déductible sur achat de biens et services

X

401 Fournisseur

X

Le port sur achat est soumis à la TVA. I l s’ajoute au montant de l’achat et au net à payer au fournisseur.

Il est enregistré en autres services extérieurs dans le compte 6241

Avances et acomptes versés sur commande

Le paiement de l’avance ou acompte est enregistré au débit du compte 4091. Cet acompte est ensuite déduit du montant de la facture par le crédit de 4091.

D

C

Avances et acomptes versés sur commande

4091 Fournisseur, avances et acomptes versés sur commande

X

512 Banque

X

Les factures d’avoir

C’est l’inversion de la facture d’achat

Facture d’avoir

401 Fournisseur

X

6xx Achat

X

44566 Etat, TVA déductible

X

Les rabais remises et ristournes après facturation

Ils s’enregistrent comme les avoirs pour réduire le montant dû au fournisseur.

Facture d’avoir

401 Fournisseur

X

609 RRR obtenus

X

44566 Etat, TVA déductible

X

303932_b_54f1.jpg 

Incidence sur le compte de résultat, la trésorerie et le bilan

Les achats réduisent le résultat. C’est une charge.

Les remises, avoirs, RRR, escomptes obtenus augmentent le résultat.

Les achats diminuent la trésorerie soit immédiatement (achat au comptant) soit dans le cas général après un délai (achat à crédit). Pendant ce délai l’entreprise bénéficie d’une trésorerie gratuite.

L’impact sur le bilan d’un achat est l’apparition d’une dette fournisseur (achat à crédit) et d’une créance sur l’Etat (TVA déductible).

Au total on peut dire que l’achat entraîne en général une diminution du besoin en fonds de roulement (actif circulant – passif circulant).

compta finances : FRNG, BFR et TN

DéfinitionsLe fonds de roulement net global (FRNG) est la différence entre les ressources stables (ressources propres et dettes financières) et les emplois stables (immobilisations).

Le besoin en fonds de roulement (BFR) est la différence entre les actifs circulants (stocks, créances) et les passifs circulants (dettes d’exploitation).

La trésorerie nette (TN) est la différence entre la trésorerie actif et les dettes bancaires à court terme (dettes de trésorerie).

Egalité remarquablePar construction on s’aperçoit que FRNG = BFR + TN

Ou bien présenté différemment TN = FRNG – BFR

calculatrice 

Démonstration : l’actif comprend l’actif immobilisé, l’actif circulant et la trésorerie active.

Le passif comprend les ressources stables, le passif circulant et la trésorerie passive

Actif = Passif

Actif immobilisé + Actif circulant + Trésorerie active = Ressources stables + Passif circulant + Trésorerie passive

Trésorerie active – Trésorerie passive = Ressources stables – Actif immobilisé + Passif Circulant – Actif Circulant

Passif circulant – Actif circulant = – (Actif circulant – Passif Circulant) = – BFR

Trésorerie active – Trésorerie passive = Trésorerie Nette TN

Ressources stables – Actif Immobilisé = FRNG

Donc

TN = FRNG – BFR

compta finances : Analyse de la rentabilité

Distinction CF/CV

Les Charges Fixes (CF) sont les charges qui ne varient pas à court terme avec le niveau de la production (loyers, amortissements).

Les Charges Variables (CV) sont les charges qui varient à court terme avec le niveau de la production. On dira même qu’elles sont proportionnelles à la production (achats de matières premières).

Marge sur coût variable (MCV)Le coût variable est le coût qui varie proportionnellement avec la production.

La marge sur coût variable est la différence entre le chiffre d’affaires (CA) et le coût variable.

MCV = CA – CV

Le taux de marge sur coût variable est le rapport entre la marge sur coût variable et le CA

Taux de MCV = MCV / CA

Seuil de rentabilité (SR)Le seuil de rentabilité SR est le CA à partir duquel l’entreprise dégage des bénéfices. C’est donc le niveau de CA ou la marge sur coût variable atteint un montant suffisant pour payer les charges fixes.

SR = CF / Taux de MCV

ExempleUne entreprise a des charges fixes CF = 100 000 €. Ces charges variables sont de 50000 € pour chaque 100000 € de CA.

MCV = CA – CV = 100000 – 50000 = 50000

Taux de MCV = 50000 / 100000 = 50 %

SR = 100000/ 0.5 = 200000 €

Vérification :

CA = 200000

CV = 200000 * 50 % = 100000

CA – CV = 100000

CF = 100000

Résultat = 0

Le seuil de rentabilité est bien le niveau de CA à partir duquel on fera des bénéfices, pour tout CA supplémentaire

compta finances : Les clients douteux

Parfois certains clients éprouvent des difficultés pour nous régler. Peut-être ces difficultés ne sont que temporaires. Il faut néanmoins en vertu du principe de prudence constater la perte de valeur potentielle de notre créance.

On transfère la créance client en client douteux et on établit une provision en fonction du risque estimé de non-recouvrement. L’année suivante on augmente (dotation) ou on diminue la provision (reprise) en fonction de la situation du client.

Quand il apparaît que le client ne paiera plus rien (liquidation judiciaire par exemple) il faut constater la perte de la créance devenue irrécouvrable, et en contrepartie reprendre la provision pour client douteux qui avait été constituée.

     

D

C

   

– constatation de la créance douteuse –

   
416   Clients douteux

X

 
  411 Clients  

X

   

– augmentation de la provision dotation –

   
6817   Dotation aux provisions pour dépréciation de l’actif circulant

X

 
  491 Provision pour dépréciation des comptes clients  

X

   

– créance devenue irrécouvrable –

   
654   Perte sur créance irrécouvrable

X

 
44571   TVA collectée

X

 
  416 Clients douteux  

X

   

– reprise de la provision –

   
491   Provision pour dépréciation des comptes clients

X

 
  7817 Reprise de provision pour dépréciation de l’actif circulant  

X

compta finance : Les amortissements

Une immobilisation ne perd pas toute sa valeur au cours de sa première utilisation. Il faut donc répartir cette valeur sur la durée de vie de l’immobilisation. La méthode la plus simple est de répartir au fur et à mesure que le temps passe (prorata temporis) soit l’amortissement linéaire. On peut cependant tout à fait imaginer d’autres rythmes d’amortissement par exemple en fonction de l’utilisation (nombre de km parcourus pour une voiture par exemple).

Durée d’amortissement ; c’est la durée de vie probable de l’immobilisation, par exemple 5 ansTaux de l’amortissement linéaire : c’est 1 / durée d’utilisation de l’immobilisation. Par exemple pour un durée de 4 ans c’est ¼ soit 25 %.

Base de calcul de l’amortissement : c’est la valeur brute de l’immobilisation, c’est à dire son coût d’acquisition. Par exemple 10000 euros hors taxes. Calcul du premier amortissement : il faut appliquer le prorata temporis c’est à dire tenir compte seulement des jours où l’immobilisation est en service. Pour simplifier, on utilise l’année comptable de 360 jours divisée en 12 mois de 30 jours. Par exemple si l’immobilisation est en service le 10 novembre, cela fait 30 –10 = 20 jours en novembre + 30 jours en décembre soit 50 jours sur 360.La première annuité est donc de 50/360 * 10000 * 25 % = 347.22 euros

On peut donc établir le tableau d’amortissement :

année

base

taux

annuité

valeur résiduelle

n

10000

25 % * 50 / 360

347,22

9652,78

n + 1

10000

25%

2500

7152,78

n + 2

10000

25%

2500

4652,78

n + 3

10000

25%

2500

2152,78

n + 4

10000

25% * 310 / 360

2152,78

0

La dernière annuité est le complément de la première annuité pour faire une année complète.

La valeur résiduelle ou valeur nette comptable est la valeur brute moins le cumul des amortissements.

L’écriture comptable est la suivante :

D

C

– enregistrement de l’amortissement –

D

C

6811

Dotation aux amortissements

X

281x

Amortissement des immobilisations

X